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Farid Belkahia
Bâtie autour d’un répertoire
symbolique de formes et de signes profondément ancré
dans la culture africaine, l’œuvre de Farid Belkahia
joue un rôle essentiel dans l’émergence
d’un art pictural abstrait proprement marocain. Avec
d’autres artistes de sa génération –
Ahmed Cherkaoui, Mohamed Kacimi ou Fouad Bellamine –
Belkahia, entre la culture occidentale dont il a été
nourri et la mémoire de ses racines, a mené
une inlassable quête d’identité, dont il
a tiré l’essence de son art. En un demi-siècle
de création – sa première exposition remonte
à 1953 – il a prouvé, s’il en était
besoin, que l’art « moderne », qu’il
soit figuratif ou abstrait, n’appartient pas seulement
à l’Occident, mais à toutes les cultures,
et que comme tel, il est patrimoine commun de l’humanité.
Couleurs Marrakech présente en avant-première
ses créations qui seront présentées à
l’Institut du Monde Arabe de Paris lors d’un hommage
rendu à l’artiste et à son œuvre. |
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Les
œuvres présentées sont des teintures sur
peau datant de 1980 à 2003-2004. Les cercles - de 1,55
m de diamètre - intitulés “La dérive
des continents”, constituent un hommage au géographe
andalou du XIIe siècle, Cherif Idrissi.
Hommage à
Farid Belkahia du 23 mai à la fin du mois de juillet
2005 à l’Institut du Monde Arabe de Paris.
Exposition à Bab Rouah, à Rabat, en septembre
et octobre 2005
Photos, Le Comptoir et Yoan Hervet
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