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| Mille
et une nuits |

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L’Amphitrite Palace
Un balcon sur l’Océan
Quel R’bati n’a pas un jour piqué son
parasol sur la plage de Skhirat ? Avec son climat privilégié
– curieusement plus sec et plus ensoleillé
que celui de la capitale, pourtant distante d’à
peine vingt kilomètres – sa foule sage de baigneurs
policés – on est à des années-lumière
de la promiscuité bruyante de certaines stations
toutes proches – cette petite ville balnéaire
est l’une des plus séduisantes de la côte
atlantique. À quelques pas d’un superbe Palais
des Congrès – où l’on peut admirer
l’une des œuvres majeures de Karim Alaoui (voir
« Un homme, un geste, un objet ») – et
d’une résidence royale – dont le voisinage
est un gage d’absolue sécurité –
l’Amphitrite se dresse en surplomb d’un large
croissant de sable, fermé par deux pointes rocheuses.
Les architectes – le Mexicain José-Luis Ezquera,
les Marocains Omar Alaoui et Karim Chakour – ont signé
là une œuvre remarquable, ancrée dans
de solides traditions et pourtant puissamment originale
: façades d’un blanc éclatant tranchant
sur le camaïeu bleu de la mer et du ciel, toits plats
surmontés de coupoles blanches elles aussi, terrasses
à ciel ouvert, esplanade bornée par la demi-lune
d’une galerie hypostyle, bassins, fontaines, murs
baignés par l’eau dormante d’une douve
étroite… On est là dans un univers architectural
à la fois métissé – les références
à l’Orient, à l’Amérique
latine ou à l’art arabo-andalou s’imposent
tour à tour, sans que l’on sache lesquelles
prédominent – et pourtant d’une étrange
harmonie. Depuis les portes-fenêtres des salons et
du restaurant en passant par une piscine qui semble suspendue
au-dessus de l’océan, des terrasses et des
jardins en gradins rattrapés par de brefs escaliers
conduisent à la plage, sans que jamais le moindre
obstacle empêche le regard de porter jusqu’à
l’horizon.
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La
décoration intérieure joue sur une gamme sobre
et linéaire : sous les très hauts plafonds de
la réception et du grand salon, les couleurs claires
des murs et du mobilier italien aux formes épurées
baignent dans la lumière des baies vitrées.
À l’inverse, le bar mitoyen a été
conçu, avec sa demi-pénombre et ses couleurs
plus sombres, pour accueillir les libations discrètes
et les conversations chuchotées. Le confort des chambres
est réellement exceptionnel : on en jugera par la superficie
des plus petites – 40 m2 – qui pourrait être
celle d’une junior suite dans bien d’autres établissements,
par la gaîté fraîche et chantante de la
décoration, par les lits plus que king size, par les
balcons-terrasses où il fait bon prendre son petit
déjeuner face à la mer, et enfin par les vastes
salles de bain où le moindre détail a été
pensé, jusqu’à un dispositif anti-buée
pour les miroirs… Rien d’étonnant à
ce que l’Amphitrite ait déjà attiré
des hôtes aussi illustres que Nelson Mandela, le roi
d’Espagne et le sultan de Barhein.
Dans un avenir très proche, un restaurant marocain
et un spa de 1 500 m2 ouvriront leurs portes, tandis que des
navettes gratuites assureront des aller et retour vers le
centre de Rabat, ainsi qu’à destination de quatre
golfs – dont le mythique parcours de Dar Es Salam (voir
« Côté Green ») – tous situés
à moins de vingt minutes de l’hôtel. Lieu
de séjour, et non seulement de passage, l’Amphitrite
aura dès lors confirmé son statut d’adresse
phare de la côte atlantique…
Les plus
Sur présentation de ce numéro, les lecteurs
de Couleurs Marrakech bénéficieront d’un
accueil VIP et d’avantages tarifaires.
L’Amphitrite Palace
Skhirat Plage, 12050 Skhirat
Tél. : +212 (0) 37 62 10 00
Membre de Luxury Collection Hotel.
Chambres doubles de 1 630 à 2 040 Dh, juniors suites
2 850 Dh, suites 4 680 Dh. Petit déjeuner 170 et 190
Dh. Menu 175 Dh. À la carte, comptez environ 90 Dh
pour les entrées, 150 Dh pour les plats, 45 Dh pour
les desserts.
Par Alexandre Villegruau
Photos Mathieu Gast |
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Dar Al Assad
Dans l’intimité d’une maison
de famille
Succession de petites pièces, couleurs chatoyantes,
mélange des styles, voilà qui définit
Dar Al Assad, un riad de la fin du XIXe siècle devenu
maison d’hôtes, à deux pas de la place
Jemâa El Fna. Dar Al Assad, la maison du lion –
évocation du signe astrologique de son propriétaire
– symbolise l’élégante fusion
des styles marocain et européen.
Lorsqu’il acquiert le riad, il y a environ quinze
ans, le tapissier-décorateur Daniel Bainvel est l’un
des rares Européens à résider en pleine
médina de Marrakech. Le lieu lui plaît, le
mode de vie aussi, si différent d’une vie citadine
ordinaire. Pour ce Nantais habitué aux grandes étendues
et à l’air marin, l’installation s’opère
pourtant sans heurts. Il vivra plusieurs années dans
le riad avant de le transformer en maison d’hôtes,
au vrai sens du terme, puisqu’il continue d’y
vivre et que les clients y sont reçus en invités.
Outre la personnalité attachante de Daniel, l’accueil
de Najat contribue grandement au bien-être des hôtes.
Najat qui cache efficacité et professionnalisme derrière
un large sourire et une gentillesse probablement innée.
Daniel a placé en elle une confiance sans limites,
une confiance qui est d’ailleurs le principe fondateur
de Dar Al Assad, conçu un peu comme une maison de
famille emplie de souvenirs.
Dès l’entrée, une galerie dont le dessin
labyrinthique a pour raison de ne pas dévoiler d’emblée
la pièce maîtresse, on sent que la maison a
une vie bien à elle. Salon cossu aux larges baies
vitrées donnant sur le patio – heureuse idée
qui permet de profiter pleinement de la végétation
– autre salon, plus intime celui-là,
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chambres chaleureuses et raffinées aux lits confortables
garnis de draps brodés, salles de bain luxueuses, bureau
regorgeant de beaux-livres, salle à manger fleurie
de délicates orchidées roses… Et Daniel
explique à l’hôte curieux l’histoire
de tel meuble, de tel objet… Il raconte avec émotion
les moments heureux immortalisés par son ami le peintre
Douglas James Johnson – contemplez le magnifique «
Garden of Cyrus » dans la salle à manger –
ou encore évoque avec passion les œuvres originales
d’Isabelle de Borchgrave – notamment le triptyque
de la chambre Rubis – une autre de ses amies qui a laissé
son empreinte artistique dans chaque pièce, ou presque.
Armoires du Sri Lanka dans les chambres, consoles provençales
du XIXe siècle et grande maie de Meknès dans
la salle à manger, surprenant miroir enchâssé
de coquillages dans le salon de la galerie… Décoratif
ou utile, cadeau ou acquisition raisonnée, chaque bibelot,
chaque meuble, chaque objet irradie la chaleur propre aux
lieux intimes. Daniel fait entrer l’invité dans
son univers. Perfectionniste dans l’âme, il reçoit
à sa table avec l’élégance et la
générosité d’un homme fidèle
à son dessein : accueillir ses hôtes comme dans
une maison de famille.
Les plus
Le style raffiné du riad
L’excellente cuisine
Dar Al Assad
29, Derb Hajra, Dabachi, Médina, Marrakech
Tél./Fax : +212 (0) 44 42 70 65
Mobile : +212 (0) 61 13 08 20
daralasad@ yahoo.fr
www.daralassad.com
Quatre chambres - Rubis, Améthyste, Émeraude
et Jade - de 1 100 à 1 500 Dh (base single) et de
1 300 à 1 800 Dh (base double), petit déjeuner
inclus Déjeuner 200 Dh par personne, dîner 300
Dh, boissons non comprises
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PAR CAROLE BELAHRACH
PHOTO VINCENT DUCROCQ
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