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Fès, portrait
sensible…
On l’a surnommée la Florence – ou encore
l’Athènes – de l’Afrique… Ses
venelles où l’on se perd entre clair et obscur,
ses mosquées, ses médersas, ses fondouks, ses
riads et ses palais ont ébloui des générations
de voyageurs. Classée dans sa totalité au Patrimoine
mondial de l’Humanité, la médina de Fès,
la plus grande et la mieux conservée du Maroc, offre
une topographie inchangée depuis le XIIe siècle.
Plongée dans les entrailles
de la Ville Mère, sur les pas d’Abdou, enfant
de la médina.
Selon la légende, le nom de Fès
viendrait de la pioche (« fas » en arabe) avec
laquelle Moulay Idriss, descendant du Prophète, en
traça les contours en 789. En 808, son fils Idriss
II en fait la première capitale du Maroc. Quelques
années plus tard, des musulmans chassés d’Andalousie
et des Arabes de Tunisie construisent, de part et d’autre
de l’oued Fès, les quartiers de la Qaraouiyyine
et des Andalous. S’enrichissant de ces influences, la
ville devient le centre culturel et spirituel de l’islam
occidental. À deux reprises, sous les dynasties des
Mérinides et des Alaouites, elle sera même la
capitale du Royaume. La Qaraouiyyine, dont le minaret domine
la médina, peut accueillir 22 000 fidèles et
les médersas qui l’entourent, construites sous
les Mérinides pour loger les étudiants étrangers,
sont comme elle des joyaux architecturaux : chapiteaux de
bois ouvragé, stucs, zellige, colonnes et fontaines
de marbre, fenêtres en moucharabieh... Mais le plus
émouvant des monuments de Fès, celui que l’on
peut parcourir, arpenter, visiter et revisiter sans jamais
se lasser, c’est sa médina…
« Balek ! Balek ! »… Le cri familier des
âniers résonne dans les ruelles pentues de la
médina. « Balek ! », place aux ânes
qui apportent la matière première aux artisans.
Balles de coton, ferrailles, rouleaux de cuivre ou planches
de bois, tiennent en équilibre précaire sur
le dos des bourricots. Crâne rasé, cou puissant,
carrure d’haltérophile, Abdou fend la cohue dans
sa jellaba blanche comme un navire toutes voiles dehors. Avec
cet enfant de la médina, qui a joué gamin dans
toutes ces ruelles, c’est une autre Fès que l’on
découvre, non seulement celle des sites et des édifices
qui ont fait sa gloire, mais aussi celle plus secrète
qui se cache au fond des impasses, derrière les murs
aveugles de venelles oubliées, dans l’obscurité
des arrière-boutiques.
Dans de minuscules échoppes, un tourneur sur bois de
laurier fait vrombir son rouet, un marchand d’épices
rêvasse en attendant le chaland, un dinandier fait chanter,
métal contre métal, un plateau de cuivre. Abdou
salue l’un, s’attarde un instant avec l’autre
sans jamais quitter des yeux les deux Français qui,
dans son sillage, apprennent l’art difficile de la marche
en médina : se glisser entre une mule et un étal
de dattes, éviter un enfant qui galope après
une balle, ne pas se laisser emporter loin de son guide par
le flot humain… Visions furtives : une porte dans un
mur aveugle, comme un étroit puits de lumière,
et de l’autre côté, un dar (une maison)
en restauration où des hommes travaillent une mosaïque
aux couleurs somptueuses ; derrière une autre porte,
une cour carrée dont les façades aux ouvertures
béantes sont tendues de draps, seuls écrans
pour l’intimité des familles qui s’entassent
à tous les étages…
Esquisses et croquis...
Séquence émotion
: non loin de l’imposante porte Bou Jeloud, arche recouverte
d’un côté du bleu de la bienvenue, de l’autre
du vert de l’espoir et de l’islam, Abdou nous
a conduits à l’ancien cinéma, majestueux
et désuet, qu’il fréquentait dans sa jeunesse.
Voilà déjà dix ans que dans cette grande
salle désespérément vide, aux sièges
en bois défoncés et à la peinture écaillée,
ne passent plus ces larmoyants films égyptiens ou indiens
dont raffolent les foules marocaines. Au rez-de-chaussée
ont été installés des jeux vidéo,
totalement incongrus à côté du monumental
escalier de mosaïque.
Touche par touche, c’est la réalité de
la vie fassie que le vagabondage d’Abdou – en
fait un itinéraire parfaitement maîtrisé
– révèle progressivement.
Tableau de genre : dans le quartier de la laine – occupé
en grande partie par d’anciens caravansérails,
les « fondouks » – une cour carrée
au premier plan, où des écheveaux de fils bleu,
vert, rouge et orange côtoient des paniers de laine
brute, non loin d’une balance rouillée. Coupant
la perspective, un toit grillagé surplombe des fenêtres
aux cadres de fer forgé. Au second plan, un fondouk
restauré qu’occupe un grossiste, aux murs surmontés
d’une verrière et ornés de frises de stuc,
et un peu plus loin une autre cour, encombrée de volumineux
tas de laine, qu’une femme assise découpe au
sécateur : la blanche, celle qu’on a tondue sur
le mouton vivant, destinée à la confection des
jellabas, tranche avec l’autre plus sombre, prélevée
sur les moutons morts.
Au fond, une dernière cour, celle d’un fondouk
du XIIe siècle, charmante et pittoresque avec son arbre
et sa vigne grimpante, où dans le claquement des navettes
s’activent sur leurs métiers une armée
de tisserands.
Scène d’action : une venelle plus étroite
qu’à l’accoutumée, des hommes agglutinés
qui jouent des coudes pour mieux voir. Spectacle palpitant
et gratuit : deux hommes en viennent aux mains pour une sombre
histoire de vente de fripes. Le lieu incite pourtant à
la méditation et à la paix : nous sommes devant
la zaouïa de Sidi Ahmed Tijani, mausolée à
la monumentale porte vert pâle, honoré chaque
année par les Sénégalais à leur
retour de La Mecque.
Au hasard des ruelles
Nature morte : un étal
de figues de Barbarie, sortes de gros citrons verts qui auraient
sorti leurs piques comme des poissons exotiques. Avec l’assurance
d’un expert, Abdou choisit ses fruits sans un mot, les
pointant du doigt afin que le marchand les retourne. Pas celle-ci,
ni celle-là… oui, celle-ci.
Travelling avant : une ruelle montante bordée d’étals
de fruits, un homme assoupi à l’ombre et, dans
un mur, une brèche verticale dans laquelle on se glisse
à la suite d’Abdou. Apparaît alors, dans
une odeur de terre humide, une courette surmontée d’une
maison suspendue d’où part un réseau labyrinthique
de venelles dans lequel on s’engage par jeu.
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Un
tournant à gauche, un autre à droite, les murs
qui se resserrent, un passage couvert sombre et humide comme
un tunnel, le ciel à nouveau entrevu, un dernier coude
et enfin une impasse fermée par une mystérieuse
porte de bois clouté. Que cache-t-elle ? Un palais
? Un taudis ? Tout est possible à Fès, et surtout
le plus improbable… De ruelles en placettes, on finit
par aboutir devant le porche principal de la Qaraouiyyine,
d’où l’on distingue une enfilade d’arcades
blanches, un cadre féerique adopté comme terrain
de jeu par les enfants. La bibliothèque de la mosquée
donne sur une place envahie par l’assourdissant martèlement
du cuivre qui signale le souk des dinandiers. Dans son prolongement,
la rue des teinturiers, bordée de maisons aux façades
écaillées, avec ses pavés rongés
par l’acide qu’utilisent les dinandiers pour découper
le cuivre, et au milieu un ruisseau où coule un jus
noirâtre, résidu des teintures qui ont donné
au coton, à la soie et au brocart les plus belles couleurs
du monde.
La place Nejjarine est célèbre pour sa fontaine
et son fondouk qui abrite un Musée du bois. Un passage
dérobé mène à une tannerie, enfer
de l’odorat – fétidité suffocante
des peaux, boue grasse et puante qui colle aux semelles,–
un autre ramène au souk des épices où
flottent tous les parfums du paradis : cannelle, encens, musc,
safran… Dans une galerie de cours pavées, couverte
de canisses à travers lesquelles le soleil filtre en
longs doigts de lumière, des enfants s’éclaboussent
en riant devant une fontaine débordante. À un
carrefour surmonté d’une verrière, le
marché aux fruits, sa brise fraîche et humide
qui sent la pomme, l’abricot, le melon et le raisin...
Dans la Talaa Kebira – la « Grande Montée
», une agréable odeur de cuir émane d’une
échoppe de derboukas. Au coin se dresse une imposante
maison dont Abdou salue le propriétaire. Passé
une vaste salle vide, on accède à un jardin
encadré d’arcades, dont les allées géométriques
convergent vers une fontaine de marbre en étoile. L’édifice
est décrépi, le jardin desséché.
« Chaque hiver il travaille le jardin, et chaque été
tout brûle », commente Abdou en désignant
un homme long et maigre au visage las et résigné.
Comment pourrait-il entretenir ce jardin alors qu’il
ne peut l’irriguer ?
Fil d’Ariane...
Résidentiel, le
quartier des Andalous est percé de rues plus larges,
bordées de bâtiments mieux entretenus. Au bout
d’une rue baignée d’une odeur de menthe
apparaît sur fond de collines le minaret blanc d’un
édifice coiffé de tuiles vertes : la mosquée
des Andalous, plus petite et plus sobre que sa grande sœur
la Qaraouiyyine. Un auvent de bois ouvré surplombe
l’entrée principale. Dans la rue en pente, un
marchand a suspendu des guirlandes de sacs multicolores de
part et d’autre du passage. Le pan de mur et les arcades
d’une maison en cours de restauration évoquent
un décor de théâtre mystique à
la Chirico. Abdou s’est arrêté devant une
porte en cèdre sculpté, un peu abîmée,
celle de la zaouïa Sidi Mohamed Ben Jaafar Kettani. «
Je l’ai toujours admirée », dit-il. «
Récemment, les murs de la rue ont été
enduits de chaux, et la porte a malheureusement été
éclaboussée ».
À l’intérieur, un homme frotte à
l’eau savonneuse un battant posé au sol, avant
d’appliquer une couche de vernis. La rosace de peinture
bleue et or qui orne le plafond rappelle la sainteté
du lieu. Sur la place Seffarine, presque vide et étrangement
silencieuse sans l’habituel martèlement des chaudronniers
– on est vendredi et c’est l’heure de la
grande prière – un garçon solitaire se
tient immobile, un pigeon sur la main.
On s’est perdu, loin d’Abdou, dans le dédale
des ruelles. Nul repère, et ces fils qui courent le
long des façades ne sont pas des fils d’Ariane,
mais servent à tisser les robes de mariées.
On descend une ruelle aux murs clairs, on entend le son rafraîchissant
de l’eau qui coule. Derrière un mur, face à
une petite chute d’eau, un vieillard paisible est assis
à l’ombre d’un feuillage, accoudé
sur des peaux de moutons. Booz endormi… La ruelle mène
à une place ornée d’une fontaine. On se
repose sous un gigantesque mûrier, à côté
de la maison du premier sultan de la dynastie mérinide,
somptueuse mais un peu défraîchie. À l’intérieur,
au coin du haut plafond, se trouve un pigeonnier - dans le
quartier Demnati à la fontaine éponyme - qui
abritait des messagers ailés. À la fontaine,
construite à l’endroit où un mulet surchargé
avait glissé sur le sol inondé, s’abreuve
ce jour-là un magnifique cheval blanc caparaçonné
d’étoffes. C’est aussi cela, Fès
: une médina dont chaque édifice, chaque rue,
chaque place raconte une histoire.
La
restauration de la médina
Comment entretenir les logements, les édifices religieux
et les fontaines de la médina sans perturber la vie
quotidienne de sa population ? Tel est l’enjeu auquel
sont confrontés les architectes qui supervisent la
réhabilitation de la vieille ville de Fès, une
tâche entreprise par l’Agence pour la Dédensification
et la Réhabilitation de la médina de Fès
(ADER-FES), avec l’aide de l’Unesco et de l’association
Fès Saïss. Plusieurs travaux de réhabilitation
ont déjà été réalisés,
dont ceux du fondouk Nejjarine, en collaboration avec les
artisans de la ville, tandis que d’autres, comme ceux
de la médersa Bouinania, sont en cours d’achèvement.
Au quotidien, les conseils communaux participent aux travaux
de pavage de rues et d’éclairage public, ainsi
qu’à l’aménagement d’espaces
verts ou à la consolidation de bâtiments menaçant
ruine. En outre, ADER-FES propose aux habitants ou artisans
qui souhaitent restaurer leur maison de financer leurs travaux
à hauteur de 30 %. Tâche immense et difficile
: compte tenu des 150 000 âmes qui l’habitent,
la réhabilitation de la médina avance lentement
mais sûrement.
Les tanneurs
Le tannage est l’un des plus anciens métiers
de la médina de Fès. Dans une odeur quasi pestilentielle,
la terrasse de la tannerie offre un point de vue éblouissant
sur les foulons, ces cuves marron, rubis, jaune, kaki, où
se démènent pieds nus d’athlétiques
ouvriers. Des peaux jaunes sèchent sur les toits, formant
de superbes compositions abstraites.
Les peaux sont d’abord trempées dans l’eau
puis débarrassées de leurs poils dans les bains
de chaux où elles macèrent trois semaines. Rincées
à grande eau et écharnées, elles sont
prêtes pour le tannage. Elles sont alors immergées
dans les foulons où elles baignent dans une solution
tannique - obtenue à partir d’écorces
broyées - qui les transforme en cuir. Après
avoir séché les peaux, on les assouplit à
l’aide d’un outil en forme de lame arrondie, la
« sadria » (poitrine, en arabe, car elle en a
la forme). Elles seront enfin trempées dans des bains
de teintures naturelles, avant d’être étendues
à sécher.
Suivant la saison, entre 300 et 500 personnes travaillent
aux tanneries.
Abdou, pour l’amour
de Fès
« Ma satisfaction personnelle : faire aimer ma ville
». Carrure imposante, crâne rasé et visage
affable, Abdou (alias Abdelkader Radi) cinquante-neuf ans,
sillonne depuis sa naissance les ruelles de la médina,
dont les lacis n’ont plus de secret pour lui. À
l’âge de vingt ans, après avoir fréquenté
l’école française et exercé plusieurs
métiers artisanaux, il devient guide. Abdou connaît
la plupart de ceux qui habitent ou travaillent dans la médina,
boutiquiers, artisans ou intellectuels... Il explique, dans
un français parfait plein de faconde et d’humour,
les mille et un secrets de sa ville. À l’heure
où le Maroc se donne pour objectif d’atteindre
les dix millions de touristes, Abdou a « toujours envie
de donner plus pour mettre en valeur sa ville et son pays
». Outre sa parfaite connaissance de Fès, il
parvient, grâce à sa chaleur et sa gentillesse,
à créer de vraies relations avec les touristes
qu’il guide. Ce qui n’est pas si fréquent
et contribue à faire aimer aux étrangers non
seulement le Maroc, mais aussi les Marocains…
Pour rencontrer Abdou, voir Les adresses
|
Pratique
Fès, c’est trois villes en une : Fès
el Bali ou l’ancienne médina, Fès el
Jedid et son palais royal, ville construite par la dynastie
mérinide, et enfin la ville nouvelle édifiée
sous le Protectorat français. Vous pouvez commencer
votre visite par un tour des remparts en taxi, en vous faisant
arrêter à chaque porte. La médina se
parcourt à pied, les voitures ne pouvant y pénétrer.
Comptez au moins trois jours pour découvrir l’essentiel
de la ville.
Quand y aller ?
Évitez les fortes chaleurs de juillet et août,
que les Fassis eux-mêmes supportent difficilement.
Les saisons idéales pour visiter Fès sont
le printemps ou l’automne.
Comment y aller ?
Trois compagnies proposent des vols directs Paris-Fès
(AR).
- Royal Air Maroc, 6 vols hebdomadaires pendant les vacances,
4 vols le reste de l’année
- Corsair, deux vols hebdomadaires
- Air Horizon, deux vols hebdomadaires
Où loger ?
HôTELS
Palais Jamaï (voir Rêve d’hôtel,
page 30 )
Bab Guissa, Fès
Tél. : 00 212 (0) 55 63 43 31 à 35 - Fax :
00 212 (0) 55 63 50 96
www.palais-jamai.co.ma
À vos pieds le panorama de la médina. Chambre
double avec petit déjeuner : 2 660 Dh côté
remparts, 3 160 Dh côté médina. Suites
: 5 700 à 18 000 Dh
Restaurant international, menu à 280 Dh.
Restaurant marocain Al Fassi, menu à 380 Dh
Hôtel Les Mérinides
Borj Nord, Fès. Tél. : 00 212 (0) 55 64 52
26/64 62 18/75 20 01
Fax : 00 212 (0) 55 64 52 25 - merinides@iam.net.ma
Une vue qui englobe toute la médina. On aperçoit
même une partie de la ville nouvelle.
Hôtel FRAM Volubilis
Avenue Allal ben Abdallah, Fès Ville nouvelle
Tél. : 00 212 (0) 55 65 44 84/85 - volubilis@fram.fr
Cet hôtel 4* offre un service avenant, des chambres
spacieuses et fonctionnelles, et dispose d’une piscine.
Chambre double avec petit déjeuner : 840 Dh
RIADS ET MAISONS D’HÔTES
Dar Al Andalous
(voir Mille et une nuits, page 86)
14, Derb Bennani, Douh, Quartier Batha, Fès Médina.
Tél. : 00 212 (0) 55 74 07 00
www.daralandalous.com
Personnel charmant et service impeccable dans ce riad très
soigné
Riad Fès (voir Addition, page
82)
5, Derb Ben Sliman, Zerbtana, Fès Médina.
Tél. : 00 212 (0) 55 74 10 12/74 12 06 - www.riadfes.com
L’un des plus vastes et des plus anciens riads de
Fès. Grand luxe : notamment piscine, ascenseur et
jacuzzi sur le toit.
Dar El Ghalia
13/15 Ross Rhi, Fès Médina
Tél. : 00 212 (0) 55 63 41 67 / 74 15 74
www.maisondhotes.co.ma
Dans un palais princier du XVIIIe siècle, cette majestueuse
demeure familiale du quartier des Andalous possède
cinq suites et six chambres. Les suites du premier étage
sont les plus agréables car elles donnent sur la
galerie qui domine le grand patio. Autre atout, une restauration
de qualité. Chambre
double avec petit déjeuner : 1 300 à 2 800
Dh
Suite royale : 5 700 Dh
Riad Mabrouka
25, Derb El Miter, Talaa El Kbira, Fès Médina
Tél. : 00 212 (0) 55 63 63 45 - www.riadmabrouka.com
Riad agréable, piscine, parking au pied du riad
Maison Bleue et Riad Bleu
33, Derb El Miter, Talaa El Kbira, Aïn Azliten, Fès
Tél. : 00 212 (0) 55 74 18 73 / 55 74 18 39
www.maisonbleue.com - resa@maisonbleue.com
Une maison et un riad splendides, piscine, terrasses…
Chambre double : 2 800 Dh
Riad Al Pacha (photo ci-contre)
7, Derb El Miter, Talaa El Kbira, Fès Médina.
Tél. : 00 212 (0) 55 63 66 06 www.riadpacha.com
Un beau riad traditionnel avec une vue imprenable sur la
médina
Riad Shéhérazade
23, Arsat Bennis Douh, Fès. Tél. : 00 212
(0) 55 74 16 42
www.sheheraz.com
Vaste patio avec piscine et grands palmiers, beaucoup de
cachet pour ce riad accessible en voiture.
Riad Zamane
12, Derb Skallia, Douh, Batha, Fès Médina
Tél. : 00 212 (0) 55 74 04 40 - www.riadzamane.com
Joli riad avec beaucoup de charme
Où déjeuner, où
dîner ?
L’Arabesque
Bab Guissa, Quartier Zenjiefour, Fès Médina
Tél. : 00 212 (0) 55 63 53 21 - www.arabesque.com
Ce riad abrite l’un des meilleurs restaurants de la
ville. Cadre rempli de bibelots et de pièces anciennes,
cuisine raffinée, service de qualité et prix
raisonnables (menus à 190 et 210 Dh). Également
7 suites de 140 à 350 euros.
Goûtez aussi l’excellente cuisine de Dar Saada,
l’autre restaurant de L’Arabesque, situé
à deux pas de l’hôtel. Tél. :
00 212 (0) 55 63 73 70
Palais de Fès
15, Makhfia R’sif, Fès. Tél. : 00 212
(0) 55 76 15 90/76 26 95
Superbe terrasse dominant la médina.
De très jolies chambres aussi.
Riad Fès (voir Où loger
?)
L’une des très bonnes tables de la médina.
Riad Maison Bleue (voir Où loger
?)
Savoureuse gastronomie.
Les Trois Sources
km 4, route d’Imouzzer. Tél. : 00 212 (0) 55
60 65 32
les3sources@wanadoopro.ma
Vous voulez vous détendre loin de l’agitation
de la médina ? Après le déjeuner, vous
aimeriez plonger dans la piscine ou dans l’ambiance
rustique du chalet ? Faites un tour aux Trois Sources, restaurant
- base de loisirs à cinq minutes en voiture de Fès.
Le coin billard, baby-foot et jeux vidéo plaira aux
enfants. Repas : 150 à 200 Dh
Chahrazed Hôtel
2, place du marché, Imouzzer du Kandar
Tél. : 00 212 (0) 55 66 30 12
Cet hôtel-restaurant est le lieu idéal pour
faire une halte et se restaurer au cours d’une randonnée
sur le circuit des lacs. Vue imprenable sur la place du
marché et cuisine de qualité. Les poissons,
frais et bien cuisinés valent le détour. Comptez
environ 100 Dh
Où prendre un verre ?
Les Mérinides (voir Où loger ?)
La terrasse de l’hôtel et son Café maure
offrent un admirable point de vue sur la médina.
50 Dh pour un apéritif dégusté au son
d’un quatuor jazzy variété
Palais Jamaï (voir Où loger
?)
Le bar, avec ses fauteuils confortables, son comptoir de
marbre vert, ses boiseries et ses miroirs, offre aussi un
cadre idéal sur le panorama de la médina pour
siroter un scotch en écoutant le pianiste américain
Map Brown.
Café de la Noria
43, Batha, Fès Jdid. Tél. : 00 212 (0) 55
62 54 22
Situé dans le Parc Boujeloud, ce lieu calme est une
invitation à la rêverie. En prenant le thé
près de la fontaine, au bord d’un petit oued
pourvu d’une ancienne noria, peut-être apercevrez-vous
quelques étudiants coupant des roseaux pour leurs
exercices de calligraphie, comme aux temps anciens.
À voir
Le vrai monument de Fès, c’est sa médina
aux ruelles étroites et enchevêtrées,
ses souks, ses artisans et ses habitants. Cependant, ne
manquez sous aucun prétexte la visite du musée
artisanal Dar Bartha, sis dans une demeure au splendide
jardin andalou, ni du Musée des Arts et Métiers
du Bois, place Nejjarine, ni enfin celle des médersas
Bou-Inania, El Attarîn et Es-Sahrij. Promenez-vous
dans les souks des tanneurs, des teinturiers et du henné,
n’hésitez pas à entrer dans les fondouks,
ces anciens caravansérails qu’occupent souvent
aujourd’hui des artisans. Quant aux mosquées
de la Qaraouiyyine, des Andalous et de la zaouïa de
Moulay Idriss, interdites aux non-musulmans, vous devrez
vous contenter de les admirer de l’extérieur.
Voyager, se détendre
Les thermes de Moulay Yacoub
Dans cette station thermale recommandée pour les
rhumatismes, les maladies de peau et des voies respiratoires,
cet hôtel 4* propose massages, soins esthétiques
et remise en forme.
Sothermy, B.P. 120, Moulay Yacoub.
Tél. : 00 212 (0) 55 69 40 64 - www.sothermy.co.ma
Objectif Maroc
L’un des meilleurs généralistes du tourisme
au Maroc. De l’incentive au bivouac, toutes les formules
figurent à son catalogue.
9, rue de Turquie, Fès. Tél. : 00 212 (0)
55 65 28 16/17/18 Fax : 00 212 (0) 55 62 17 76 - objectif_anissa@menara.ma
Étapes Nouvelles
Formules “ Happy Fès ” comprenant vols
A/R, logement en hôtels de 3 à 5*, demi-pension,
transferts et tour de la ville à partir de 259 euros
pour un week-end de 3 nuits
www.marmara.com
Tak Voyages
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les séminaires et les incentives.
41, boulevard Mohammed V, Fès. Tél. : 00 212
(0) 55 62 45 50 / 62 24 55 - www.festnet.net.ma/taktravel
Texte Julien Barret
Photos Cécile Tréal, Jean-Michel ruiz, Mathieu
Gast, Michel Teuler
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