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Dossier



















Fès, portrait sensible…

On l’a surnommée la Florence – ou encore l’Athènes – de l’Afrique… Ses venelles où l’on se perd entre clair et obscur, ses mosquées, ses médersas, ses fondouks, ses riads et ses palais ont ébloui des générations de voyageurs. Classée dans sa totalité au Patrimoine mondial de l’Humanité, la médina de Fès, la plus grande et la mieux conservée du Maroc, offre une topographie inchangée depuis le XIIe siècle. Plongée dans les entrailles
de la Ville Mère, sur les pas d’Abdou, enfant de la médina.

Selon la légende, le nom de Fès viendrait de la pioche (« fas » en arabe) avec laquelle Moulay Idriss, descendant du Prophète, en traça les contours en 789. En 808, son fils Idriss II en fait la première capitale du Maroc. Quelques années plus tard, des musulmans chassés d’Andalousie et des Arabes de Tunisie construisent, de part et d’autre de l’oued Fès, les quartiers de la Qaraouiyyine et des Andalous. S’enrichissant de ces influences, la ville devient le centre culturel et spirituel de l’islam occidental. À deux reprises, sous les dynasties des Mérinides et des Alaouites, elle sera même la capitale du Royaume. La Qaraouiyyine, dont le minaret domine la médina, peut accueillir 22 000 fidèles et les médersas qui l’entourent, construites sous les Mérinides pour loger les étudiants étrangers, sont comme elle des joyaux architecturaux : chapiteaux de bois ouvragé, stucs, zellige, colonnes et fontaines de marbre, fenêtres en moucharabieh... Mais le plus émouvant des monuments de Fès, celui que l’on peut parcourir, arpenter, visiter et revisiter sans jamais se lasser, c’est sa médina…
« Balek ! Balek ! »… Le cri familier des âniers résonne dans les ruelles pentues de la médina. « Balek ! », place aux ânes qui apportent la matière première aux artisans. Balles de coton, ferrailles, rouleaux de cuivre ou planches de bois, tiennent en équilibre précaire sur le dos des bourricots. Crâne rasé, cou puissant, carrure d’haltérophile, Abdou fend la cohue dans sa jellaba blanche comme un navire toutes voiles dehors. Avec cet enfant de la médina, qui a joué gamin dans toutes ces ruelles, c’est une autre Fès que l’on découvre, non seulement celle des sites et des édifices qui ont fait sa gloire, mais aussi celle plus secrète qui se cache au fond des impasses, derrière les murs aveugles de venelles oubliées, dans l’obscurité des arrière-boutiques.
Dans de minuscules échoppes, un tourneur sur bois de laurier fait vrombir son rouet, un marchand d’épices rêvasse en attendant le chaland, un dinandier fait chanter, métal contre métal, un plateau de cuivre. Abdou salue l’un, s’attarde un instant avec l’autre sans jamais quitter des yeux les deux Français qui, dans son sillage, apprennent l’art difficile de la marche en médina : se glisser entre une mule et un étal de dattes, éviter un enfant qui galope après une balle, ne pas se laisser emporter loin de son guide par le flot humain… Visions furtives : une porte dans un mur aveugle, comme un étroit puits de lumière, et de l’autre côté, un dar (une maison) en restauration où des hommes travaillent une mosaïque aux couleurs somptueuses ; derrière une autre porte, une cour carrée dont les façades aux ouvertures béantes sont tendues de draps, seuls écrans pour l’intimité des familles qui s’entassent à tous les étages…

Esquisses et croquis...

Séquence émotion : non loin de l’imposante porte Bou Jeloud, arche recouverte d’un côté du bleu de la bienvenue, de l’autre du vert de l’espoir et de l’islam, Abdou nous a conduits à l’ancien cinéma, majestueux et désuet, qu’il fréquentait dans sa jeunesse. Voilà déjà dix ans que dans cette grande salle désespérément vide, aux sièges en bois défoncés et à la peinture écaillée, ne passent plus ces larmoyants films égyptiens ou indiens dont raffolent les foules marocaines. Au rez-de-chaussée ont été installés des jeux vidéo, totalement incongrus à côté du monumental escalier de mosaïque.
Touche par touche, c’est la réalité de la vie fassie que le vagabondage d’Abdou – en fait un itinéraire parfaitement maîtrisé – révèle progressivement.
Tableau de genre : dans le quartier de la laine – occupé en grande partie par d’anciens caravansérails, les « fondouks » – une cour carrée au premier plan, où des écheveaux de fils bleu, vert, rouge et orange côtoient des paniers de laine brute, non loin d’une balance rouillée. Coupant la perspective, un toit grillagé surplombe des fenêtres aux cadres de fer forgé. Au second plan, un fondouk restauré qu’occupe un grossiste, aux murs surmontés d’une verrière et ornés de frises de stuc, et un peu plus loin une autre cour, encombrée de volumineux tas de laine, qu’une femme assise découpe au sécateur : la blanche, celle qu’on a tondue sur le mouton vivant, destinée à la confection des jellabas, tranche avec l’autre plus sombre, prélevée sur les moutons morts.
Au fond, une dernière cour, celle d’un fondouk du XIIe siècle, charmante et pittoresque avec son arbre et sa vigne grimpante, où dans le claquement des navettes s’activent sur leurs métiers une armée de tisserands.
Scène d’action : une venelle plus étroite qu’à l’accoutumée, des hommes agglutinés qui jouent des coudes pour mieux voir. Spectacle palpitant et gratuit : deux hommes en viennent aux mains pour une sombre histoire de vente de fripes. Le lieu incite pourtant à la méditation et à la paix : nous sommes devant la zaouïa de Sidi Ahmed Tijani, mausolée à la monumentale porte vert pâle, honoré chaque année par les Sénégalais à leur retour de La Mecque.

Au hasard des ruelles

Nature morte : un étal de figues de Barbarie, sortes de gros citrons verts qui auraient sorti leurs piques comme des poissons exotiques. Avec l’assurance d’un expert, Abdou choisit ses fruits sans un mot, les pointant du doigt afin que le marchand les retourne. Pas celle-ci, ni celle-là… oui, celle-ci.
Travelling avant : une ruelle montante bordée d’étals de fruits, un homme assoupi à l’ombre et, dans un mur, une brèche verticale dans laquelle on se glisse à la suite d’Abdou. Apparaît alors, dans une odeur de terre humide, une courette surmontée d’une maison suspendue d’où part un réseau labyrinthique de venelles dans lequel on s’engage par jeu.

 

Un tournant à gauche, un autre à droite, les murs qui se resserrent, un passage couvert sombre et humide comme un tunnel, le ciel à nouveau entrevu, un dernier coude et enfin une impasse fermée par une mystérieuse porte de bois clouté. Que cache-t-elle ? Un palais ? Un taudis ? Tout est possible à Fès, et surtout le plus improbable… De ruelles en placettes, on finit par aboutir devant le porche principal de la Qaraouiyyine, d’où l’on distingue une enfilade d’arcades blanches, un cadre féerique adopté comme terrain de jeu par les enfants. La bibliothèque de la mosquée donne sur une place envahie par l’assourdissant martèlement du cuivre qui signale le souk des dinandiers. Dans son prolongement, la rue des teinturiers, bordée de maisons aux façades écaillées, avec ses pavés rongés par l’acide qu’utilisent les dinandiers pour découper le cuivre, et au milieu un ruisseau où coule un jus noirâtre, résidu des teintures qui ont donné au coton, à la soie et au brocart les plus belles couleurs du monde.
La place Nejjarine est célèbre pour sa fontaine et son fondouk qui abrite un Musée du bois. Un passage dérobé mène à une tannerie, enfer de l’odorat – fétidité suffocante des peaux, boue grasse et puante qui colle aux semelles,– un autre ramène au souk des épices où flottent tous les parfums du paradis : cannelle, encens, musc, safran… Dans une galerie de cours pavées, couverte de canisses à travers lesquelles le soleil filtre en longs doigts de lumière, des enfants s’éclaboussent en riant devant une fontaine débordante. À un carrefour surmonté d’une verrière, le marché aux fruits, sa brise fraîche et humide qui sent la pomme, l’abricot, le melon et le raisin...
Dans la Talaa Kebira – la « Grande Montée », une agréable odeur de cuir émane d’une échoppe de derboukas. Au coin se dresse une imposante maison dont Abdou salue le propriétaire. Passé une vaste salle vide, on accède à un jardin encadré d’arcades, dont les allées géométriques convergent vers une fontaine de marbre en étoile. L’édifice est décrépi, le jardin desséché. « Chaque hiver il travaille le jardin, et chaque été tout brûle », commente Abdou en désignant un homme long et maigre au visage las et résigné. Comment pourrait-il entretenir ce jardin alors qu’il ne peut l’irriguer ?

Fil d’Ariane...

Résidentiel, le quartier des Andalous est percé de rues plus larges, bordées de bâtiments mieux entretenus. Au bout d’une rue baignée d’une odeur de menthe apparaît sur fond de collines le minaret blanc d’un édifice coiffé de tuiles vertes : la mosquée des Andalous, plus petite et plus sobre que sa grande sœur la Qaraouiyyine. Un auvent de bois ouvré surplombe l’entrée principale. Dans la rue en pente, un marchand a suspendu des guirlandes de sacs multicolores de part et d’autre du passage. Le pan de mur et les arcades d’une maison en cours de restauration évoquent un décor de théâtre mystique à la Chirico. Abdou s’est arrêté devant une porte en cèdre sculpté, un peu abîmée, celle de la zaouïa Sidi Mohamed Ben Jaafar Kettani. « Je l’ai toujours admirée », dit-il. « Récemment, les murs de la rue ont été enduits de chaux, et la porte a malheureusement été éclaboussée ».
À l’intérieur, un homme frotte à l’eau savonneuse un battant posé au sol, avant d’appliquer une couche de vernis. La rosace de peinture bleue et or qui orne le plafond rappelle la sainteté du lieu. Sur la place Seffarine, presque vide et étrangement silencieuse sans l’habituel martèlement des chaudronniers – on est vendredi et c’est l’heure de la grande prière – un garçon solitaire se tient immobile, un pigeon sur la main.
On s’est perdu, loin d’Abdou, dans le dédale des ruelles. Nul repère, et ces fils qui courent le long des façades ne sont pas des fils d’Ariane, mais servent à tisser les robes de mariées. On descend une ruelle aux murs clairs, on entend le son rafraîchissant de l’eau qui coule. Derrière un mur, face à une petite chute d’eau, un vieillard paisible est assis à l’ombre d’un feuillage, accoudé sur des peaux de moutons. Booz endormi… La ruelle mène à une place ornée d’une fontaine. On se repose sous un gigantesque mûrier, à côté de la maison du premier sultan de la dynastie mérinide, somptueuse mais un peu défraîchie. À l’intérieur, au coin du haut plafond, se trouve un pigeonnier - dans le quartier Demnati à la fontaine éponyme - qui abritait des messagers ailés. À la fontaine, construite à l’endroit où un mulet surchargé avait glissé sur le sol inondé, s’abreuve ce jour-là un magnifique cheval blanc caparaçonné d’étoffes. C’est aussi cela, Fès : une médina dont chaque édifice, chaque rue, chaque place raconte une histoire.

La restauration de la médina

Comment entretenir les logements, les édifices religieux et les fontaines de la médina sans perturber la vie quotidienne de sa population ? Tel est l’enjeu auquel sont confrontés les architectes qui supervisent la réhabilitation de la vieille ville de Fès, une tâche entreprise par l’Agence pour la Dédensification et la Réhabilitation de la médina de Fès (ADER-FES), avec l’aide de l’Unesco et de l’association Fès Saïss. Plusieurs travaux de réhabilitation ont déjà été réalisés, dont ceux du fondouk Nejjarine, en collaboration avec les artisans de la ville, tandis que d’autres, comme ceux de la médersa Bouinania, sont en cours d’achèvement. Au quotidien, les conseils communaux participent aux travaux de pavage de rues et d’éclairage public, ainsi qu’à l’aménagement d’espaces verts ou à la consolidation de bâtiments menaçant ruine. En outre, ADER-FES propose aux habitants ou artisans qui souhaitent restaurer leur maison de financer leurs travaux à hauteur de 30 %. Tâche immense et difficile : compte tenu des 150 000 âmes qui l’habitent, la réhabilitation de la médina avance lentement mais sûrement.

Les tanneurs

Le tannage est l’un des plus anciens métiers de la médina de Fès. Dans une odeur quasi pestilentielle, la terrasse de la tannerie offre un point de vue éblouissant sur les foulons, ces cuves marron, rubis, jaune, kaki, où se démènent pieds nus d’athlétiques ouvriers. Des peaux jaunes sèchent sur les toits, formant de superbes compositions abstraites.
Les peaux sont d’abord trempées dans l’eau puis débarrassées de leurs poils dans les bains de chaux où elles macèrent trois semaines. Rincées à grande eau et écharnées, elles sont prêtes pour le tannage. Elles sont alors immergées dans les foulons où elles baignent dans une solution tannique - obtenue à partir d’écorces broyées - qui les transforme en cuir. Après avoir séché les peaux, on les assouplit à l’aide d’un outil en forme de lame arrondie, la « sadria » (poitrine, en arabe, car elle en a la forme). Elles seront enfin trempées dans des bains de teintures naturelles, avant d’être étendues à sécher.
Suivant la saison, entre 300 et 500 personnes travaillent aux tanneries.

Abdou, pour l’amour de Fès

« Ma satisfaction personnelle : faire aimer ma ville ». Carrure imposante, crâne rasé et visage affable, Abdou (alias Abdelkader Radi) cinquante-neuf ans, sillonne depuis sa naissance les ruelles de la médina, dont les lacis n’ont plus de secret pour lui. À l’âge de vingt ans, après avoir fréquenté l’école française et exercé plusieurs métiers artisanaux, il devient guide. Abdou connaît la plupart de ceux qui habitent ou travaillent dans la médina, boutiquiers, artisans ou intellectuels... Il explique, dans un français parfait plein de faconde et d’humour, les mille et un secrets de sa ville. À l’heure où le Maroc se donne pour objectif d’atteindre les dix millions de touristes, Abdou a « toujours envie de donner plus pour mettre en valeur sa ville et son pays ». Outre sa parfaite connaissance de Fès, il parvient, grâce à sa chaleur et sa gentillesse, à créer de vraies relations avec les touristes qu’il guide. Ce qui n’est pas si fréquent et contribue à faire aimer aux étrangers non seulement le Maroc, mais aussi les Marocains…
Pour rencontrer Abdou, voir Les adresses

Pratique

Fès, c’est trois villes en une : Fès el Bali ou l’ancienne médina, Fès el Jedid et son palais royal, ville construite par la dynastie mérinide, et enfin la ville nouvelle édifiée sous le Protectorat français. Vous pouvez commencer votre visite par un tour des remparts en taxi, en vous faisant arrêter à chaque porte. La médina se parcourt à pied, les voitures ne pouvant y pénétrer. Comptez au moins trois jours pour découvrir l’essentiel de la ville.

Quand y aller ?
Évitez les fortes chaleurs de juillet et août, que les Fassis eux-mêmes supportent difficilement. Les saisons idéales pour visiter Fès sont le printemps ou l’automne.

Comment y aller ?
Trois compagnies proposent des vols directs Paris-Fès (AR).
- Royal Air Maroc, 6 vols hebdomadaires pendant les vacances, 4 vols le reste de l’année
- Corsair, deux vols hebdomadaires
- Air Horizon, deux vols hebdomadaires

Où loger ?
HôTELS
Palais Jamaï (voir Rêve d’hôtel, page 30 )
Bab Guissa, Fès
Tél. : 00 212 (0) 55 63 43 31 à 35 - Fax : 00 212 (0) 55 63 50 96
www.palais-jamai.co.ma
À vos pieds le panorama de la médina. Chambre double avec petit déjeuner : 2 660 Dh côté remparts, 3 160 Dh côté médina. Suites : 5 700 à 18 000 Dh
Restaurant international, menu à 280 Dh.
Restaurant marocain Al Fassi, menu à 380 Dh

Hôtel Les Mérinides
Borj Nord, Fès. Tél. : 00 212 (0) 55 64 52 26/64 62 18/75 20 01
Fax : 00 212 (0) 55 64 52 25 - merinides@iam.net.ma
Une vue qui englobe toute la médina. On aperçoit même une partie de la ville nouvelle.

Hôtel FRAM Volubilis
Avenue Allal ben Abdallah, Fès Ville nouvelle
Tél. : 00 212 (0) 55 65 44 84/85 - volubilis@fram.fr
Cet hôtel 4* offre un service avenant, des chambres spacieuses et fonctionnelles, et dispose d’une piscine. Chambre double avec petit déjeuner : 840 Dh

RIADS ET MAISONS D’HÔTES
Dar Al Andalous
(voir Mille et une nuits, page 86)
14, Derb Bennani, Douh, Quartier Batha, Fès Médina.
Tél. : 00 212 (0) 55 74 07 00
www.daralandalous.com
Personnel charmant et service impeccable dans ce riad très soigné

Riad Fès (voir Addition, page 82)
5, Derb Ben Sliman, Zerbtana, Fès Médina. Tél. : 00 212 (0) 55 74 10 12/74 12 06 - www.riadfes.com
L’un des plus vastes et des plus anciens riads de Fès. Grand luxe : notamment piscine, ascenseur et jacuzzi sur le toit.

Dar El Ghalia
13/15 Ross Rhi, Fès Médina
Tél. : 00 212 (0) 55 63 41 67 / 74 15 74
www.maisondhotes.co.ma
Dans un palais princier du XVIIIe siècle, cette majestueuse demeure familiale du quartier des Andalous possède cinq suites et six chambres. Les suites du premier étage sont les plus agréables car elles donnent sur la galerie qui domine le grand patio. Autre atout, une restauration de qualité. Chambre
double avec petit déjeuner : 1 300 à 2 800 Dh
Suite royale : 5 700 Dh

Riad Mabrouka
25, Derb El Miter, Talaa El Kbira, Fès Médina
Tél. : 00 212 (0) 55 63 63 45 - www.riadmabrouka.com
Riad agréable, piscine, parking au pied du riad

Maison Bleue et Riad Bleu
33, Derb El Miter, Talaa El Kbira, Aïn Azliten, Fès
Tél. : 00 212 (0) 55 74 18 73 / 55 74 18 39
www.maisonbleue.com - resa@maisonbleue.com
Une maison et un riad splendides, piscine, terrasses…
Chambre double : 2 800 Dh

Riad Al Pacha (photo ci-contre)
7, Derb El Miter, Talaa El Kbira, Fès Médina. Tél. : 00 212 (0) 55 63 66 06 www.riadpacha.com
Un beau riad traditionnel avec une vue imprenable sur la médina

Riad Shéhérazade
23, Arsat Bennis Douh, Fès. Tél. : 00 212 (0) 55 74 16 42
www.sheheraz.com
Vaste patio avec piscine et grands palmiers, beaucoup de cachet pour ce riad accessible en voiture.

Riad Zamane
12, Derb Skallia, Douh, Batha, Fès Médina
Tél. : 00 212 (0) 55 74 04 40 - www.riadzamane.com
Joli riad avec beaucoup de charme

Où déjeuner, où dîner ?
L’Arabesque
Bab Guissa, Quartier Zenjiefour, Fès Médina
Tél. : 00 212 (0) 55 63 53 21 - www.arabesque.com
Ce riad abrite l’un des meilleurs restaurants de la ville. Cadre rempli de bibelots et de pièces anciennes, cuisine raffinée, service de qualité et prix raisonnables (menus à 190 et 210 Dh). Également 7 suites de 140 à 350 euros.
Goûtez aussi l’excellente cuisine de Dar Saada, l’autre restaurant de L’Arabesque, situé à deux pas de l’hôtel. Tél. : 00 212 (0) 55 63 73 70

Palais de Fès
15, Makhfia R’sif, Fès. Tél. : 00 212 (0) 55 76 15 90/76 26 95
Superbe terrasse dominant la médina.
De très jolies chambres aussi.

Riad Fès (voir Où loger ?)
L’une des très bonnes tables de la médina.

Riad Maison Bleue (voir Où loger ?)
Savoureuse gastronomie.

Les Trois Sources
km 4, route d’Imouzzer. Tél. : 00 212 (0) 55 60 65 32
les3sources@wanadoopro.ma
Vous voulez vous détendre loin de l’agitation de la médina ? Après le déjeuner, vous aimeriez plonger dans la piscine ou dans l’ambiance rustique du chalet ? Faites un tour aux Trois Sources, restaurant - base de loisirs à cinq minutes en voiture de Fès. Le coin billard, baby-foot et jeux vidéo plaira aux enfants. Repas : 150 à 200 Dh

Chahrazed Hôtel
2, place du marché, Imouzzer du Kandar
Tél. : 00 212 (0) 55 66 30 12
Cet hôtel-restaurant est le lieu idéal pour faire une halte et se restaurer au cours d’une randonnée sur le circuit des lacs. Vue imprenable sur la place du marché et cuisine de qualité. Les poissons, frais et bien cuisinés valent le détour. Comptez environ 100 Dh

Où prendre un verre ?
Les Mérinides (voir Où loger ?)
La terrasse de l’hôtel et son Café maure offrent un admirable point de vue sur la médina. 50 Dh pour un apéritif dégusté au son d’un quatuor jazzy variété

Palais Jamaï (voir Où loger ?)
Le bar, avec ses fauteuils confortables, son comptoir de marbre vert, ses boiseries et ses miroirs, offre aussi un cadre idéal sur le panorama de la médina pour siroter un scotch en écoutant le pianiste américain Map Brown.

Café de la Noria
43, Batha, Fès Jdid. Tél. : 00 212 (0) 55 62 54 22
Situé dans le Parc Boujeloud, ce lieu calme est une invitation à la rêverie. En prenant le thé près de la fontaine, au bord d’un petit oued pourvu d’une ancienne noria, peut-être apercevrez-vous quelques étudiants coupant des roseaux pour leurs exercices de calligraphie, comme aux temps anciens.

À voir
Le vrai monument de Fès, c’est sa médina aux ruelles étroites et enchevêtrées, ses souks, ses artisans et ses habitants. Cependant, ne manquez sous aucun prétexte la visite du musée artisanal Dar Bartha, sis dans une demeure au splendide jardin andalou, ni du Musée des Arts et Métiers du Bois, place Nejjarine, ni enfin celle des médersas Bou-Inania, El Attarîn et Es-Sahrij. Promenez-vous dans les souks des tanneurs, des teinturiers et du henné, n’hésitez pas à entrer dans les fondouks, ces anciens caravansérails qu’occupent souvent aujourd’hui des artisans. Quant aux mosquées de la Qaraouiyyine, des Andalous et de la zaouïa de Moulay Idriss, interdites aux non-musulmans, vous devrez vous contenter de les admirer de l’extérieur.

Voyager, se détendre
Les thermes de Moulay Yacoub
Dans cette station thermale recommandée pour les rhumatismes, les maladies de peau et des voies respiratoires, cet hôtel 4* propose massages, soins esthétiques et remise en forme.
Sothermy, B.P. 120, Moulay Yacoub.
Tél. : 00 212 (0) 55 69 40 64 - www.sothermy.co.ma

Objectif Maroc
L’un des meilleurs généralistes du tourisme au Maroc. De l’incentive au bivouac, toutes les formules figurent à son catalogue.
9, rue de Turquie, Fès. Tél. : 00 212 (0) 55 65 28 16/17/18 Fax : 00 212 (0) 55 62 17 76 - objectif_anissa@menara.ma

Étapes Nouvelles
Formules “ Happy Fès ” comprenant vols A/R, logement en hôtels de 3 à 5*, demi-pension, transferts et tour de la ville à partir de 259 euros pour un week-end de 3 nuits
www.marmara.com

Tak Voyages
Votre partenaire au Maroc pour le tourisme, les congrès, les séminaires et les incentives.
41, boulevard Mohammed V, Fès. Tél. : 00 212 (0) 55 62 45 50 / 62 24 55 - www.festnet.net.ma/taktravel

Texte Julien Barret
Photos Cécile Tréal, Jean-Michel ruiz, Mathieu Gast, Michel Teuler