Plages bondées ou anses secrètes,
vaguelettes tièdes ou déferlantes
sauvages, atmosphère policée des villes
balnéaires ou solitude des grèves
désertes, le littoral marocain est d’une
inépuisable diversité. L’Europe
surpeuplée déverse depuis tant de
décennies les populations vacancières
sur ses rives les plus improbables – jusqu’à
celles de la Baltique ou de la mer du Nord –,
ses criques les plus oubliées et ses côtes
les plus barbares ont été si souvent
arpentées, si précisément balisées,
qu’on ne peut plus guère en attendre
de divines surprises et de découvertes inattendues.
Il y a certes au Maroc des marinas de luxe, des
plages cinq étoiles, des palaces pieds dans
l’eau, des centres de thalassothérapie
d’une étonnante sophistication, des
fronts de mer chic et chers pour beautiful people…
Mais le Royaume reste encore un espace de conquête
balnéaire. Criques méditerranéennes
aux eaux limpides, plages atlantiques étendues
à perte de vue, lacs cernés par le
désert, petits ports de pêche ignorés…
Il y a des trésors paysagers et humains qui
partout ailleurs attireraient les foules, et qui
ne sont connus ici que de quelques pionniers.
Le Maroc peut se raconter par ses villes, par ses
montagnes, par ses déserts ; il peut aussi
se raconter par ses histoires d’eau. «
Couleurs Marrakech » vous en fait
découvrir quelques-unes…