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Horizons
Jours tranquilles à Casablanca

Si le fond, « c’est la forme qui remonte
à la surface », alors Casablanca pourrait être la plus belle ville du monde. Peut-être y eut-il même un moment où elle l’a véritablement été.
Aujourd’hui, les amples avenues s’étirent dans un vacarme infernal qui meurt dans des impasses archaïques, le trafic des voitures se mêle à l’allure biblique d’un âne ; l’ambiance est celle d’un film d’anticipation, genre « Le Cinquième Élément », avec un arrière-goût de Vieille France, dentelles jaunies et affiches aux couleurs passées pour des liqueurs à la quinine dont on a oublié la saveur, réclames pour des apéritifs qu’on ne boit plus…

 

 

 

 




Ces merveilleux fous volants…

L’aéropostale au maroc

Les avions ne laissent pas de sillage et le sable, paraÎt-il, efface les traces... Pourtant, au Maroc, le long de l’infinie plage côtière, dernière frontière avant l’Atlantique, l’épopée de l’Aéropostale reste tangible. Dans le décor, rétro et chaleureux, d’un restaurant de Casablanca ? Dans les murs qui s’ensablent à Tarfaya et Dakhla, autrefois Cap Juby et Villa Cisneros ? Le paysage - « les tourbillons jaunes du sable, la côte nue et les myriades d’étoiles » - n’a pas enseveli les souvenirs de Mermoz, d’Antoine de Saint-Exupéry et des interprètes anonymes qui les ont si souvent tirés d’affaire et permis qu’une grande page de l’aviation s’écrive au Nord de l’Afrique.