



|
Le
Marathon des Sables Du 9 au 19 avril 2004,
se déroulera le 19e Marathon des Sables, dans
le Sud marocain. C’est au sud-est de Ouarzazate,
aux portes du désert, que se retrouveront les
quelque six cents concurrents.
Cette épreuve exceptionnelle se déroule
sur 230 kilomètres environ, soit l’équivalent
de six marathons, enchaînés durant les
sept jours de compétition et en totale autonomie
alimentaire. En pratique, cela signifie que
les concurrents s’élancent chaque jour
avec un équipement dont le poids total est compris
entre
5 et 15 kilos !
Chacune des étapes, de longueur variable, doit
être parcourue en un temps minimum : 12 heures
pour les étapes-marathon (environ 42 km),
34 heures pour la double étape de 80 kilomètres.
Des temps qui permettent à la plupart des marathoniens
- 90 % d’entre eux - d’alterner la course
et la marche. On reste pantois devant les défis
que se lancent à eux-mêmes certains concurrents.
C’est ainsi que, dans l’histoire de l’épreuve,
le doyen était âgé de 78 ans, tandis
que le plus jeune avait tout juste 16 ans… Les
femmes ne sont pas absentes de cette course : elles
représentent en effet 12 % du peloton, mais ne
peuvent rivaliser, sinon en courage, du moins en performance,
avec les hommes. Si en effet Lahcen Ahansal, le vainqueur
de l’année 2003,
a couru les six étapes en 18 h 56’, la
première femme classée, la Française
Magali Juvénal, a réalisé son parcours
en 31 h 59’.
Le 9 avril 2004, les concurrents recevront donc leur
feuille de route, l’itinéraire étant
jusque-là tenu secret. Mais que l’on se
rassure, il est entièrement balisé, y
compris pour l’étape longue qui se déroule
en partie la nuit. À chaque étape correspond
une ration d’eau, à ajouter au sac à
dos, de 9 à 19,5 litres par personne, selon le
kilométrage. Des bouteilles qu’il faudra
bien se garder d’abandonner dans le sable ! Les
concurrents qui auraient cette mauvaise idée
seraient aussitôt pénalisés : trente
minutes supplémentaires à la première
bouteille, une heure à la deuxième, élimination
et perte de la caution à la troisième.
Il faut rappeler que Patrick Bauer, le directeur de
la course, ex-photographe français, est particulièrement
soucieux de préserver le désert des pollutions
qu’y apportent les compétitions internationales.
Non seulement le moindre déchet des bivouacs
passe au camion incinérateur, mais encore des
chameliers sont chargés de ramasser les déchets
sur le parcours. Et pour que l’événement
profite aussi aux populations locales, Atlantide Organisation
Internationale, l’organisateur, installe chaque
année dans la région des pompes à
eau photovoltaïques.
|
Cette année encore, les frères Ahansal,
les deux Marocains qui remportent le trophée
depuis six ans, affronteront des concurrents venus de
tous les coins du monde. Pour une septième victoire
?
Pratique
Pour l’édition 2005, les dossiers d’inscription
pourront être retirés d’août
à fin octobre 2004.
À titre indicatif, les frais pour un individuel
(comprenant le transport aérien depuis la France)
s’élevaient cette année à
2 400 ¤, et il fallait estimer le budget moyen
total à 3 500 ¤.
Condition physique requise : excellente ! Entraînement
conseillé au moins trois mois avant l’épreuve.
Températures moyennes en avril dans le Sud marocain
: 30° C
la journée,
14° C la nuit.
Renseignements et réservations : www.darbaroud.com |