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| Dossier |
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le
printemps des festivals
Musiques sacrées à Fès
ou jazz à Tanger, chants gnaouas à Essaouira
ou musiques nomades à Agadir, luth à Tétouan,
danse à Marrakech, poésie à Oujda…
Le printemps est la grande saison des festivals, celle où
les plus prestigieuses cités du Royaume renouent avec
leur rôle ancestral de foyers des arts et des lettres.
À ces événements culturels s’ajoutent
les innombrables réjouissances traditionnelles - moussems,
fêtes des roses ou des cerises - qui, du Rif aux confins
du désert, manifestent toute la vigueur des traditions
populaires. Des rendez-vous qui font désormais porter
loin l’influence intellectuelle et artistique du Maroc.
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Essaouira
Si Essaouira, la « bien dessinée », est
d’abord une ville « pittoresque », elle
n’en est pas moins aujourd’hui vivante et moderne.
En témoigneront, cette année encore, le Printemps
Musical des Alizés dédié à la
musique classique, et le Festival des Gnaouas, où
les rythmes ancestraux de l’Afrique Noire rencontrent
des musiques venues d’ailleurs. L’ancienne Mogador
a depuis toujours su intégrer ses influences arabes,
berbères, juives et africaines, ce qui, aujourd’hui
encore, fait son originalité et son charme
Le Printemps Musical des Alizés
Avec des artistes réputés comme la soprano
Virginie Pochon, la pianiste Svetlana Eganian ou le violoniste
coréen Dong Suk Kang, déjà présent
en 2002, la quatrième édition du Printemps
Musical des Alizés se déroulera du 6 au 9
mai 2004.
Il s’ouvrira le jeudi 6 mai sous le signe de la paix
avec des chants arabo-andalous, des chants populaires russes
et des chants persans, puis présentera les 7 et 8
mai de jeunes talents de l’Académie des Alizés,
tout en consacrant l’essentiel de sa programmation
au répertoire classique, avec nombre de pièces
de musique de chambre pour piano ou cordes. Un éclectisme
de qualité, puisqu’en clôture seront
aussi bien mis à l’honneur la musique du folklore
brésilien que des quatuors de Schubert ou la voix
du ténor Henrik Siffert. L’affiche sera bien
remplie : chacune des quatre journées du festival
offrira de deux à cinq concerts.
Outre sa programmation de qualité, la particularité
de ce festival est de contribuer à la formation musicale
de jeunes Marocains, via l’Académie des Jeunes
Talents, grâce aussi à la gratuité de
nombreux concerts. Placé sous le signe de la convivialité,
le Printemps Musical des Alizés utilise au maximum
le cadre de la ville d’Essaouira pour accueillir aussi
bien les artistes que le public.
Le Festival Gnaoua
et Musiques du Monde
L’événement, créé en 1998,
a désormais conquis une réputation internationale
parfaitement justifiée. Ses organisateurs poursuivent
l'objectif ambitieux qu'ils s'étaient fixé
dès l’origine : faire du festival, qui s'ouvre
aux influences jazz, pop, rock ou world music, un laboratoire
de fusions musicales.
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Mais c’est la musique gnaoua qui en demeure la raison
d’être.
Les Gnaouas sont les descendants des esclaves de l’empire
du Soudan occidental - Mali, Guinée, Ghana, Sénégal,
Niger - qui, restés au Maroc, ont préservé
leur culture tout en absorbant naturellement les influences
locales (arabe, berbère et juive). Souvent discriminés,
ils ont développé au sein de leur culture musicale
des rites spirituels et thérapeutiques au cours desquels
les adeptes entrent en transe. Leur musique célèbre
l’amour et la paix aux notes du gembri (luth-basse à
trois cordes), des qraqebs (grandes castagnettes en métal)
et du tambour. Le chant et la musique des Gnaouas, réputés
dans tout le Maghreb, ont débordé des frontières
du Maroc dans les années Cinquante grâce à
Paul Bowles, musicologue et écrivain américain.
Des musiciens viennent chaque année plus nombreux d'Europe
et d'Amérique pour confronter leur art avec celui des
Gnaouas. Après Archie Shepp en 1999, Louis Bertignac,
Cheb Mami en 2001, Gnawa Diffusion en 2003, seront présents
à l'édition 2004 l’enchanteur Joe Zawinul,
le pianiste-compositeur cubain Omar Sosa, le batteur camerounais
Brice Wassy, le Sénégalais Doudou N’Daye
Rose, les Wailers, les mythiques Jil Jalala et de grands noms
de la tradition gnaoua, Hassan Boussou, Hassan Hakmoune, les
maâlems Marchane, Alikane et Guinea…
Pratique Gnaoua
Du 24 au 27 juin 2004
Deux scènes (place Moulay Hassan, Bab Marrakech).
Entrée libre.
Expositions en marge des festivités.
300 000 festivaliers attendus.
Organisation :
A3 Communication
Tél. : 00 212 (0)
22 95 07 67
Fax : 00 212 (0)
22 95 07 69
Programme et infos sur www.festival-gnaoua.co.ma
Pratique Alizés
Du 6 au 9 mai 2004
Les choix de
Couleurs Marrakech
6 mai : 18 h, chœur « Trois cultures »
7 mai : 16 h, chants et piano, piano
8 mai : 11 h, festival « Jeunes talents » de l’Académie
des Alizés
21 h, quatuor Manderling, trio pour piano, violon et violoncelle
9 mai : 11 h, chants et piano, musiques du Brésil,
quatuor Sine Nomine
Renseignements : alizes@menara.ma
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Rabat
Capitale du royaume du Maroc depuis 1912,
Rabat fut fondée au VIIIe siècle sur les ruines
de Chellah. La ville recèle d’innombrables
trésors patrimoniaux : la tour Hassan, inachevée,
construite par le roi conquérant Yacoub el-Mansour,
la nécropole de Chellah, élevée par
les Mérinides à l'image d'une ville romaine,
le mausolée Mohammed V… Et encore les rives
de l'oued Bouregreg, les plages de l'Atlantique, la vieille
médina ou les Oudayas… En 2003, désignée
« capitale de la culture arabe », Rabat a été
le théâtre de nombreux événements
artistiques, littéraires et musicaux. Si la plupart
étaient exceptionnels, d’autres sont récurrents,
comme Mawazine-Rythmes du Monde et Jazz aux Oudayas
Mawazine - Rythmes du Monde
Initié par l’Association Maroc Cultures, ce
festival a pour objectif de servir de passerelle entre les
cultures du Sud. De fait, sa programmation fait la part
belle aux artistes du monde arabe, d'Afrique subsaharienne
et d'Amérique latine.
Musiques et danses populaires et traditionnelles seront
au rendez-vous de cette troisième édition
qui se déploiera dans une multitude d'espaces ouverts
(Oudayas, Chellah, Jardin d’Essai) ou fermés
(Théâtre Mohammed V, maisons traditionnelles).
Comme lors de la précédente édition,
les arts plastiques, la photographie, le cinéma et
les rencontres-débats seront au programme de Mawazine
2004.
Jazz aux Oudayas
La IXe édition du festival, organisé par la
Délégation de la Commission européenne
au Royaume du Maroc, les Ambassades des États membres
de l'Union européenne en partenariat avec le Ministère
marocain de la Culture et la Wilaya de Rabat/Salé,
rassemblera des musiciens des deux côtés de
la Méditerranée en une série de concerts
où la musique marocaine viendra fusionner avec les
styles européens. 2004 marquera l’entrée
en scène de musiciens de la nouvelle Europe, élargie
depuis le 1er mai aux pays de l’Est...
Pendant cinq jours, ces dialogues musicaux feront sans nul
doute avancer la compréhension de l’interculturalité
méditerranéenne. Pour les organisateurs, les
rencontres - sous forme d’ateliers - entre musiciens
marocains et européens sont indispensables à
la maîtrise de ce langage universel qu'est la musique,
le jazz en particulier.
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safi
Printemps des instruments
à cordes
La IIe édition du Printemps des Instruments à
Cordes de Safi se déroulera les 23, 24 et 25 avril
2004 à la salle des fêtes de Safi, à l’initiative
de l’association Espoir de la Musique Authentique (EMA).
Avec la participation de Marcelle de Puebla (guitare, Chili),
Alexis Brioukov (balalaïka, Russie), Noureddine Ouzzahr
(luth, Maroc) et des adhérents musiciens de l’EMA.
Organisation : Abdelhak Ouardi, président de l’EMA
Boulevard Ibn Khaldoun, immeuble 15, Safi Ville nouvelle
Tél. : 00 212 (0) 61 51 46 15. Fax : 00 212 (0) 44
62 01 09
Pratique Mawazine
Du 14 au 22 mai 2004
Entrée libre
Renseignements : Maroc Cultures. Tél. : 00 212 (0)
37 77 60 63 ou
37 76 02 15
Pratique Oudayas
Du 11 au 15 juin 2004
Tarifs concerts : 30 Dh - 10 Dh pour étudiants. Les
recettes sont reversées à des associations caritatives.
Organisation :
Délégation de
la Commission européenne, Rabat
Tél. : 00 212 (0)
37 57 98 00/31
Fax : 00 212 (0)
37 57 98 10
Informations sur www.delmar.
cec.eu.int |
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Tanger
Depuis 3 000 ans, “ tourterelle posée sur
l'épaule de l'Afrique ”, penchée sur
l’une des plus belles baies du monde, Tanger est l’objet
de toutes les convoitises. Carthaginois, Romains, Phéniciens,
Vandales, Espagnols, Portugais et Anglais l’ont successivement
occupée, précédant l’invasion
– plus pacifique, celle-là – d’innombrables
peintres, musiciens, poètes et écrivains :
Eugène Delacroix, Camille Saint-Saëns, Pierre
Loti, Henri Matisse, Paul Morand, Jean Genet, Joseph Kessel,
William Burroughs ou Paul Bowles...
Festival international de Jazz Comme tous les ports, Tanger
est restée une ville cosmopolite. Et plus encore
depuis l’an 2000, quand est né Tanjazz, un
festival dont le créateur, Philippe Lorin, ambitionne
de faire le plus important rendez-vous de jazz d'Afrique,
mais aussi et d’abord une grande fête ouverte
au public, résidents ou visiteurs, jazzophiles avertis
ou néophytes.
La nouvelle édition s’annonce prometteuse avec
une programmation exigeante où les Européens
seront nombreux. Tanjazz se prépare à accueillir
des jazzmen de premier plan parmi lesquels Ray Barretto,
musicien essentiel du latin jazz, David El Malek, l’un
des plus beaux sons de saxo ténor,
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Fabio
Miano, pianiste italien de renom, Stacey Kent et son grain
de voix délicieusement acidulé, la jeune chanteuse
marseillaise Corinne Lettelier, les Papa Stompers, les Old
Cats…
Le festival de jazz de Tanger a ainsi forgé son identité
sur ses capacités à rassembler autour du jazz
toute la palette des musiques du monde. Pour la Ve édition,
la part belle sera faite aux parades et aux animations de
rue, tandis que le jazz de nuit s’improvisera dans les
night-clubs et les bars de la ville.
Nuits de la Méditerranée
Carrefour méditerranéen entre l’Afrique
et l’Europe, Tanger ne pouvait que développer
une expression artistique riche de son métissage. C’est
donc tout naturellement que l’Institut français
de Tanger s’est lancé, en 2001, dans la grande
aventure des Nuits de la Méditerranée. Avec
un intitulé qui dit tout sur son projet, cet événement
se veut autant un moment festif qu’un espace de réflexion.
Aux concerts et aux nuits musicales thématiques se
sont donc ajoutées, au fil des ans, des manifestations
parallèles, telles que des expositions. Depuis 2003,
le festival se donne aussi pour mission de promouvoir les
talents locaux, comme l’ensemble Al Shustari, qui travaille
sur le répertoire traditionnel des confréries
religieuses.
Ce sont toutes les cultures de l’espace méditerranéen
que l’on retrouve dans les thèmes choisis pour
les soirées du festival, qu’elles soient nuit
gitane, nuit africaine, nuit provençale ou encore raï
et chaâbi.
Pratique Tanjazz
Du 18 au 23 mai 2004 (pont de l’Ascension)
Organisation : Fondation Lorin, 44 rue Touahin, BP 2038, Tanger
Tél. : 00 212 (0) 39 93 03 06
Fax : 00 212 (0)
39 33 46 96
e-mail : lorin@wanadoo.
net.ma
Pratique Nuits
Début juillet
Renseignements : Institut français de Tanger. Tél.
: 00 212 (0) 39 94 10 54 |
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Tétouan
Adossée aux montagnes
du Rif, Tétouan la méditerranéenne, ancienne
capitale des territoires espagnols - ce qui explique son indéniable
cachet andalou - accueille le Festival du luth, l’instrument
le plus emblématique de la musique arabo-andalouse.
Plus petite que ses rivales impériales, Tétouan
n’en est pas moins un important foyer intellectuel,
artistique et culturel, doté de deux musées,
d’un Conservatoire de Musique et d’une École
des Beaux-Arts réputés.
Festival du Luth
En apparence, le Festival du Luth de Tétouan est
d’ambition modeste : un seul instrument à l’honneur,
une petite ville, jolie mais généralement
tenue à l’écart des grands circuits
touristiques, et une durée de trois jours. En 2004,
il en sera pourtant à sa sixième édition.
Initié par le Ministère marocain de la Culture,
il contribue à la sauvegarde et à la promotion
d’un riche patrimoine, à la fois lié
à une région et en résonance avec d’autres
cultures. C’est ainsi que la précédente
édition avait vu se produire des luthistes d’Asie
centrale, du Maghreb, du Yémen et de pays méditerranéens.
Programmé en mai, le festival a par ailleurs redynamisé
le Conservatoire de Tétouan, dont l’une des
spécificités est, bien sûr, l’apprentissage
du luth.
oujda
La musique gharnatie
à Oujda
Le XIVe festival de la Musique gharnatie (littéralement,
de Grenade, le dernier bastion arabe en Andalousie) se donne
comme objectif de faire connaître ce genre musical
ancestral au plus grand nombre, là où il est
encore pratiqué, à Oujda. Grâce aux
Arabes fuyant l'Espagne sous la pression de la Reconquista,
la capitale de l’Oriental marocain constitue avec
Tlemcen, Alger, Constantine et Rabat le principal centre
du style gharnati. Oujda a su en élargir l’audience
par le foisonnement des associations spécialisées
qui assurent la relève parmi les jeunes Oujdis. Cette
année encore, une pléiade d’orchestres
feront revivre les plus belles pages
de la poésie arabo-musulmane d’Andalousie
Pratique Oujda
Du 14 au 16 mai 2004
Informations : Direction des Arts au Ministère de
la Culture.
Tél. : 00 212 (0) 37 67 10 04
Pratique Tétouan
Mois de mai 2004
Renseignements : www.minculture.
gov.ma
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Marrakech
Dynamisée par le succès de son Festival international
du Film et par la rénovation de ses riads, Marrakech
ne cesse de faire peau neuve. Monuments restaurés,
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jardins créés là où s’étendaient
naguère des terrains vagues, avenues ombragées
et fleuries, la ville qui a donné son nom au Royaume
déploie, aujourd’hui plus que jamais, tous ses
charmes pour séduire. Quelle ville mieux que Marrakech,
carrefour culturel depuis toujours, pouvait abriter le plus
ancien des festivals marocains?
Festival national des Arts Populaires
Créé en 1960, le Festival national des Arts
Populaires attire un public avant tout local - les étrangers
ne représentent que 10 % de son public - ce qui peut
surprendre dans une ville qui s’internationalise si
vite, mais ce qui ne lui confère pas une importance
mineure, au contraire. L’engouement qu’il suscite
ne s’est jamais démenti. Si les places vides
y sont rares, c’est bien parce que ce festival a toujours
su évoluer, et faire appel aux techniques de son époque
pour mettre en valeur les traditions les plus anciennes. Cette
année encore, des spectacles « son et lumière
» animeront la place Jemâa el Fna, et la place
du Harfi.
Du 3 au 10 juillet 2004, la ville ocre vivra aux rythmes du
Maroc ancestral, ceux du Moyen-Atlas d’une part, et
ceux du Haut-Atlas et du Souss, d’autre part. Le thème
général retenu pour cette XXXIXe édition
est « Les Rythmes Éternels ». Il s’articulera
donc autour de danses et de chants du Maroc profond, un patrimoine
oral et collectif qu’il contribue ainsi à sauvegarder.
Ouvert sur son époque et sur le monde, le festival
permet aussi de découvrir des troupes d’autres
continents et des musiques modernes. L’Association Grand
Atlas, qui l’organise, propose en parallèle un
colloque consacré à l’éducation
artistique et à la promotion des produits culturels,
et aménage cinq lieux d’exposition où
seront mis à l’honneur des peintres de cette
région centrale du Maroc.
Chaque soir, de grands spectacles se dérouleront au
Théâtre Royal et au Palais El Badii, ainsi que
sur les deux places citées plus haut. Outre les troupes
marocaines, des ensembles venus d’Inde, du Sénégal,
d’Asie mineure ou d’Amérique latine sont
invités cette année. Et, conformément
au caractère « populaire » de ce festival,
les prix des places sont très doux : de 30 à
150 Dh (3 à 15 euros).
Pratique
Du 3 au 10
juillet 2004
Déroulement de chaque soirée :
19 h, Théâtre Royal, troupe étrangère
22 h, Jemâa el Fna et place du Harfi, troupes marocaines
et étrangères
20 h 30, Palais
El Badii, « Les Rythmes Éternels », troupe
étrangère
Renseignements au 00 212 (0)
44 43 15 65 ou
44 30 88 90
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Fès
Berceau d'une monarchie millénaire, capitale spirituelle
du pays, héritière de la culture andalouse,
foyer intellectuel et artistique dont l’influence s’est
étendue jusqu’à l’Europe, Fès
est l'une des plus prestigieuses cités de l'Islam.
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Sa
richesse architecturale, ses dédales bruyants et mystérieux,
autant que le dynamisme de ses artisans, de ses commerçants
et de ses petits métiers ont valu à sa médina
d’être classée dans son ensemble au Patrimoine
Mondial de l'Humanité
Festival des Musiques Sacrées du
Monde
À tout point de vue, Fès s’imposait comme
un lieu rêvé pour accueillir le Festival des
Musiques Sacrées du Monde. Ce sont les voix d'un chœur
d'enfants des trois traditions abrahamiques qui, le 28 mai
2004, en annonceront l’ouverture. Mohamed Kabbaj, son
président, explique que le festival œuvre «
pour que la diversité et le dialogue soient les hôtes
de Fès, berceau de convivialité culturelle et
spirituelle, à l'image de l'avenir qu'il nous appartient
de bâtir ». Pour cette Xe édition, il sera
beaucoup question de paix et d’espoir par les voix de
Youssou N'Dour dans une prestation intitulée «
Messages de Paix », de sœur Marie Keyrouz et l'Ensemble
de la Paix interprétant « l’Hymne à
l'Espérance ». L'Irak sera présent avec
Hussein Al Adhami qui interprétera des chants et des
poésies mystiques irakiennes, la Palestine avec Moneim
Adwan qui prêtera sa voix aux Chants sacrés et
populaires de Palestine, avant que Sapho ne se produise avec
l'Orchestre Oriental de Nazareth Orients.
Les spectacles se dérouleront sur la place Bâb
Makina (jadis lieu des cérémonies officielles),
au musée Batha (une construction andalouse du XIXe
siècle) et sur la place de l'Arc de Triomphe (sur le
site romain de Volubilis). Dans le reste de la cité,
les festivaliers auront le choix entre des cafés littéraires,
des soirées soufies, des animations pour enfants et
des concerts gratuits.
En marge des spectacles, les « Rencontres de Fès
», dont le thème est « Une âme pour
la mondialisation », permettront à des personnalités
de témoigner à travers leurs réflexions,
leurs trajectoires de vie et leurs actions concrètes
des possibilités réelles de changer la vie au
quotidien.
À noter également
Le IVe Festival national du Théâtre de l'Enfant
fixe son rendez-vous annuel du 5 au 9 avril 2004 à
Fès, à l'initiative de l'association Fès-Dhar
Mahraz.
Pratique
Du 29 mai au 6 juin 2004
Animations et spectacles de rue gratuits.
Concerts d’artistes nationaux et internationaux.
Soirées soufies
à Dar Tazi.
Cafés littéraires
à Dar Tazi et à
Dar Batha.
Activités pédagogiques pour enfants : Complexe
Al Qods.
Projections
Massoud l’Afghan (Christophe de Ponfilly)
Barberousse (Akira Kurosawa)
Expositions au musée Batha
Calligraphies d'ici et d'ailleurs
Parures sacrées
et synagogues
Adresses utiles
Festival de Fès
Sidi Al Khayat,
BP 629, Fès, Maroc
Tél. : 00 212 (0)
55 74 05 35
Fax : 00 212 (0)
55 74 06 92
e-mail : info@fesfestival.com
Les Rencontres de Fès
Tél. : 00 212 (0)
55 74 06 91
Fax : 00 212 (0)
55 74 06 92
e-mail : rencontresdefes@
fesfestival.com
Réservations
Agence objectif Maroc
Tél. : 00 212 (0)
55 65 28 16
Fax : 00 212 (0)
55 62 17 76
e-mail : anajat@objectifmaroc.ma
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Agadir
Capitale balnéaire du Maroc, Agadir offre plus aux
visiteurs que le farniente sur la plage.
Le séisme de 1960 a certes anéanti son patrimoine
architectural. Mais la richesse paysagère et culturelle
du Souss et de l’Anti-Atlas, dont elle est la porte
d’entrée, et la vigueur de ses traditions artisanales,
en font autre chose qu’un banal « bronzoir ».
Ouverte, intelligente, Agadir a su prendre place parmi les
grandes villes festivalières, grâce au jeune
mais déjà célèbre Festival des
Musiques Populaires et Nomades. |
Festival
des Musiques Populaires et Nomades
Début juillet, musiciens et chanteurs venus de l’arrière-pays
berbère, mais aussi de plus loin, de Mauritanie, par
exemple, se donnent rendez-vous à Agadir. Organisé
sur plusieurs scènes, parmi lesquelles un théâtre
traditionnel en plein air, le festival voit se succéder
musiciens des villages montagnards, poètes itinérants
du Souss et de l’Atlas, chanteuses berbérophones
et griots du Sud. Mais comme la tradition n’exclut pas
la modernité, le festival s’ouvre à des
musiciens berbères de la nouvelle génération,
ainsi qu’au jazz et au blues.
À noter également :
Festival International du Théâtre Universitaire
La VIIIe édition se tiendra du vendredi 2 au lundi
5 avril 2004 à la Faculté des Lettres et des
Sciences d'Agadir, avec la participation de troupes théâtrales
universitaires nationales et étrangères et de
figures éminentes du théâtre marocain.
Fêtes et célébrations printanières
:
La fête de la bougie à Salé se déroule
la veille de la fête du Mouloud, l’anniversaire
de la naissance du prophète (cette année, le
1er ou le 2 mai). Les principaux membres de l’Association
des artisans défilent en procession en portant des
bougies, qui sont ensuite déposées au pied du
marabout du saint patron de la ville. Toujours en mai, dans
la vallée du Dadès, Kelaa M’gouna voit
la vie en roses. C’est la fin de la récolte annuelle
des « Rosa Damascena », danses et défilés
se succèdent sous une pluie de pétales. Entre
le 15 et le 31 mai 2004.
À Sefrou (28 km au sud de Fès), où l’on
trouve les plus belles cerisaies du Maroc, les trois jours
de fête qui suivent la récolte (début
juin) sont l’occasion de chants, défilés
et fantasias sous la présidence de la « Reine
des cerises »
Et aussi…
En août
Moussem culturel d’Asilah
Festival de musique classique à Volubilis
Festival de raï de Saïdia
En septembre
Festival des musiques du désert à Errachidia
En octobre
Festival international du Film de Marrakech
Festival des andalousies atlantiques d’Essaouira
Festival des cordes pincées à Rabat
Pratique Musiques populaires
Début juillet. Renseignements : Région d’Agadir.
Tél. : 00 212 (0) 48 82 17 99
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