Retour à la page  d’accueil

Rêve de maison
Horizons Marrakech
Objets de désir
Couleurs immobilier
Couleurs Golfs
Couleurs Essaouira
Annonceurs du N°: 4

Consultez les anciens numéros
Inscrivez-vous à notre lettre d'information trimestrielle
Entrez votre E-mail ici

 
 
Mode






Albert OIKNINE

Transformer, enrichir des styles classiques sans pour autant leur ôter leur cachet traditionnel, c’est tout le talent d’Albert Oiknine. Il y parvient avec une aisance déconcertante qui ne cesse d’éblouir.

Il a l'air si timide et il paraît si jeune ! Pourtant, à trente-trois ans, Albert Oiknine connaît bien l’univers de la mode, et l’univers de la mode commence à bien le connaître. Depuis qu’il a préféré le stylisme à la gestion, ce Casablancais, fils d'une couturière et d'un propriétaire de mercerie, a conquis la critique par son exceptionnelle créativité. Nichée au œur de l'ancienne Casablanca, la boutique familiale « Chaba Couture » est à la fois un laboratoire, un atelier et un lieu de rencontres. C'est qu'elles sont choyées, les clientes d'Albert ! Il les reçoit, leur rend visite à domicile, les conseille, crée pour elles des modèles uniques. Ses doigts de fée dessinent les patrons, coupent, cousent, ajustent, façonnent les matières... Il n’a que vingt ans quand,diplôme en poche, il fait ses débuts dans les coulisses de théâtres et d’ateliers de cinéma. Ce ne sera qu’un passage : il retournera bientôt à ses premières amours, la couture, ou plutôt la haute couture, avec une prédilection pour la robe du soir. L’année 1998 marque un tournant dans sa carrière. Après avoir été ébloui par les mouvements d’étoffe lors d’une présentation de caftans, il décide que désormais l’habit traditionnel marocain sera le thème unique de ses créations. Il s’aventure alors entre modernité et tradition, réinterprétant avec brio les cultures populaires de son pays. Il veut le caftan généreux. Étoffes précieuses, broderies, dentelles délicates, coupes originales, ce qui compte pour lui n’est pas le prix, mais la recherche des matières, la qualité des finitions, le respect des petites mains, bref, cette passion qui fait, finalement, le vrai couturier. En février 2000, il participe au défilé « Caftan », rendezvous très prisé des amateurs et des professionnels de la mode orientale. Ovation du public, reconnaissance de la profession, le style Oiknine est né ! Albert devient le chouchou des rédactrices de mode qui applaudissent son talent. Ses ceintures transformées en serre-taille pour « casser les lignes droites » et ses caftans aux allures de robes-sirènes font les couvertures des magazines féminins. Pour lui, qui puise son inspiration dans l’univers chatoyant de l’art orientaliste, le corps doit être en symbiose avec le vêtement, si sophistiqué soit-il. Et comme chaque corps de femme est particulier, chaque pièce de la collection l’est aussi, par ses ignes, ses volumes, ses longueurs. À la manière d’un Jean-Paul Gaultier en quête du vêtement rare et abouti, son approche le mène à intégrer jupon, corset et bustier aux caftans qu’il recompose indéfiniment, au gré des tendances, de son imagination et bien sûr des goûts et des desiderata de ses clientes. Ses créations, dont l’élégance s’inspire avec un éclectisme raffiné autant de l’Orient que de l’Occident, font appartenir Albert Oikinine au monde fermé des vrais artistes. De ceux qui réinventent à travers leurs œuvres une sorte d’universalité...