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Moteur… ouarzazate
ÇA TOURNE !
Saint-Exupéry est passé
par Ouarzazate. Lawrence d’Arabie aussi, mais seulement
pour le cinéma, et sous les traits de Peter O’Toole.
Et, plus récemment, Maximus, le valeureux Gladiator,
ainsi qu’Astérix, Obélix et l’ineffable
architecte Numérobis…
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Au rendez-vous de tous les
illénaires
et de tous les orients
Du Tizi-n-Tichka perché à
2 260 mètres, la route descend vers Ouarzazate en
serpentant mollement entre les rochers. Apparaît une
première kasbah et son village soudé à
ses remparts en lambeaux. Au loin, aux rives d’un
désert de pierres, Ouarzazate, grise, brune et ocre.
Plus loin encore, la silhouette du Jbel Saghro, l’Anti-Atlas…
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Au rendez-vous des stars
Tous les grands du cinéma
ont goûté aux petits plats de Dimitri. Son
livre d’or a immortalisé le passage de Ben
Kinsley, d’Anouk Aimée, d’Orson Welles,
de Lino Ventura, de Gérard Depardieu, de Timothy
Dalton, de Géraldine Chaplin...
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Comme des châteaux de sable...
Ouarzazate, ainsi que les vallées
du Draâ et du Dadès, offrent les plus beaux
exemples de ces admirables architectures de terre.
Établies le plus souvent sur des pitons rocheux ou
en bordure de falaise, les kasbahs contrôlaient les
oasis et leurs voies d’accès, servaient de
points de ravitaillement pour les habitants du désert
et défendaient les caravanes contre les pillards.
La kasbah de Tiffoultoute, située à cinq kilomètres
au nord de Ouarzazate, offre une vue splendide sur l’oued
Ouarzazate et la vallée du Saghro. Construite il
y a deux siècles et demi, elle a appartenu à
la famille du Glaoui avant d’être transformée
en restaurant. Son cadre a servi de décor à
Lawrence d’Arabie et à Jésus de Nazareth.
Les Italiens ont élevé à proximité
une Jérusalem en carton-pâte, avec temple de
Salomon et église byzantine.
Un peu plus loin de Ouarzazate, dans la direction de Zagora,
on peut découvrir la très ancienne et très
belle kasbah de Tamesla (la Cigogne), en mauvais état,
mais pleine de charme et, ce qui ne gâte rien, encore
peu visitée par les touristes. À l’intérieur,
les décors d’un énième film sur
Jésus ont été abandonnés en
vrac : restes de temples gallo-romains, tribunal de Ponce
Pilate…
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Mahjoub
chasseur des serpents
Chez Mahjoub, le visiteur
est reçu avec simplicité et chaleur. La maison
est proprette, rafraîchie par les courants d’air
qui la balaient. Nous sommes à Tamassint, petit village
des faubourgs nord de Ouarzazate, non loin des studios Atlas
Corporation. Comme autrefois son aïeul Aït Ben Abderrahman
et bientôt, inch Allah, son fils Si Mohamed, Mahjoub
parcourt le Maroc de village en village, donnant en représentation
les pratiques ancestrales de sa confrérie, les Issawa
: exposition au feu, perforation du corps avec des broches
et des épées… Mais à l’occasion
des tournages, il devient officiellement « ramasseur
» des animaux indésirables qui s’invitent
sur les plateaux : serpents, scorpions et autres intrus rebutants.
Pour écarter tout danger, les productions étrangères
l’engagent dès la construction du chantier afin
de « nettoyer » chaque décor de ces importuns.
Et parfois de fournir quelques figurants un peu spéciaux
: cafards, rats, couleuvres, vipères…
Des insectes et des reptiles, Mahjoub en a toujours plein
ses poches…
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Les
intermittents du désert
Ouarzazate puise une bonne part de ses ressources dans le
Septième Art. Ses habitants en font autant : le métier
de figurant les a attirés un à un. Des familles,
des quartiers entiers vivent de ce petit métier, certes
épisodique, mais plus nourricier que bien d’autres.
Halim,
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