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| Editorial N° 3 |
Sommaire N°3
Rêve de maison
Dar Rhizlane
L'heureuse rencontre de l'art oriental et du style Art déci
Agenda
Vos prochains rendez-vous au Maroc
L’événement
Le festival international du film de Marrakech
Dossier
Quand Ouarzazate Fait son cinéma
Visite au coeur de la capital marocaine du 7e art
Coté Tourisme
Voyages cousus main et circuits originaux pour tous les goûts... et tous les porte-monnaie.
Coté Business
L'actualité du tourisme d'affaires
Coté Nuit
Le vaddemecum du noctambule
A lire
Quelques beaux-livres pour approndir sa connaissance du Maroc
Un homme, un geste, un objet
La sallerie traditionnelle
Gros plan
Faouzi Bensaidi
Devant et derrière la caméra, le multiples talents d'un enfant gâté du cinéma
Mode
Nabil Dahani,
Sous les feux des projecteurs
Histoire secrète
Le Kasbah d'Ait Ben Hadou
Saveurs
L'olive
Addition
Deux tables, deux coups de coeur
Mille et une nuits
Relais & Châteaux ou discret Riad dans la médina, à vous de choisir
Rencontre
Asmâa Khamlichi, danseuse et comédienne
Vivez à L'heure Du Maroc
Retrouvez à paris ou en province les couleurs et les saveurs de la ville rouge
Gens du Maroc
Mohamed Cheikh
le conteur de la place Jemaâ EL Fna
L’œil de…
Lamia Naji
Instants de vie en médina
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Editorial N° 3
Cinéma,
n.m., du grec kinêma,
mouvement |
par René Gast
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Il n’est pas inutile de rappeler, à l’occasion de la troisième édition du festival international du Film de Marrakech, à quel point les relations qu’entretient le Maroc avec le cinéma sont anciennes et fécondes. Qualité exceptionnelle de la lumière, photogénie des paysages, des villes et des hommes, tout à contribué à y attirer les réalisateurs les plus fameux, depuis des pionniers tels que les frères Lumière jusqu’à David Lean ou Martin Scoresese. Mais le Maroc n’est pas qu’un décor exotique pour superproductions occidentales. Il fait partie de cette poignée de pays –sont-ils au monde plus d’une vingtaine ? – qui en se dotant d’une industrie cinématographique, même embryonnaire, en permettant l’émergence de metteurs en scène et de comédiens d’envergure, ne sont plus seulement « objets » du 7e Art, mais « sujets » de cet immense mouvement de création.
Il ne s’agit certes pas de se leurrer. Marrakech n’est pas Cannes, une étoile d’Or n’est pas un Oscar, Ouarzazate n’est pas Hollywood, et ni Faouzi Bensaidi, ni Nabil Ayouch, ni Asmaâ Khamlichi, pour ne citer qu’eux, ne peuvent encore prétendre à la stature de monstres sacrés.
Qu’importe… Sans la singularité de leur regard, sans l’originalité de leur talent, le cinéma d’aujourd’hui ne serait pas tout à fait ce qu’il est.
Mais l’essentiel est peut-être ailleurs. En prouvant son excellence dans le dernier venu des arts majeurs, le Maroc démontre que sa culture est toujours en mouvement. Et qu’après avoir donné au monde quelques uns de ses trésors architecturaux, littéraires ou musicaux les plus inestimables, il reste capable de lui offrir d’autres chefs-d’œuvre.
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