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Rêve de maison
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Mille et une nuits

la Ferme

La Ferme

km 39, Route d'Amizmiz,
Marrakech
Tél. : 00 212 (0)
65 43 65 88
Nuit en
chambre double :
60 euros.
La semaine :
420 euros.
Location de l'ensemble
(hors repas) à partir
de 2 940 euros
par semaine.
Déjeuner ou
dîner : 12 euros

 

Le plus

La proximité de Marrakech,
une ambiance inattendue,
un lieu surprenant de
beauté, un style rustique
à la fois confortable et
authentique.

la Ferme

La route qui va de Marrakech vers Amizmiz badine entre villages brunis de soleil aux allures de citadelles, casbahs seigneuriales et lointains paysages de collines usées et lumineuses.
À proximité du lac Takerkoust, la route s’étrangle parmi de hauts murs de pierre sèche qui dissimulent des oliviers majestueux, des figuiers entreprenants, des grenadiers rougissants. Il ne faut pas céder à la tentation de ses plages, mais résister comme Ulysse au chant des Sirènes, et continuer un peu, juste encore quelques kilomètres.
Les superbes bâtiments rustiques de « La Ferme » s'élèvent dans les champs d'oliviers, avec en toile de fond l'Atlas et ses neiges immuables.
« Ici - dit son propriétaire - on se repose, on flâne dans les allées de verdure, on bouquine, on se promène à cheval dans la montagne, ou bien on bronze tout simplement au bord de la piscine. »
Il y a peu de temps que Patrick a ouvert ses sept chambres, après des travaux qui ont transformé une authentique ferme en résidence campagnarde de charme. Il avait longtemps vécu dans le monde platiné d’une Amérique à la Versace, un Miami d’émail où la mer elle-même ne fait jamais trop de vagues. Puis il est arrivé dans cette conque douce, verte et silencieuse, et il n'est pas allé plus loin... Étape ou sieste, il a troqué des gossips palpitants contre un biotope quasi monacal.
Dans cette fraîcheur d’oasis cernée par la rudesse minérale des collines dénudées, on finit par ne plus savoir où l'on est réellement. En bas, au milieu des vignes anciennes, baignant dans des odeurs safranées d’hibiscus et évoluant dans les volutes des bougainvillées, on s'alanguit comme dans un hôtel de palmeraie ; en haut, près de la tente caïdale, on
se prendrait presque pour Lawrence d’Arabie…
Les chambres sont vastes, presque sévèrement meublées, et pourtant étonnamment confortables et agréables à l’œil : on dirait qu’un chasseur néolithique graveur de gazelles rupestres s’y est promené, balafrant ici un mur d'une gravure rupestre, ajoutant un gros tapis là-bas, bâtissant un feu dans la cheminée pour les frimas de la nuit fauve.
Des chaises longues en bois invitent à la lecture sur les terrasses, et ici encore, l’esprit du berger artiste et nomade s’est déployé, créant des espaces d’ombre qui semblent inventés et construits par des paysagistes enivrés de désert.
Sur une autre terrasse, une grande pièce sert de bar et de salle à manger d’hiver, mais pendant le long, très long été de Marrakech, des tables y sont installées pour le couscous et les tajines maison ; tout d'ailleurs est « maison », ici, y compris le pain. Les lanternes ponctuent les longues nuits étoilées, sereines puisqu’on sait que le soleil viendra peindre les sommets de l’Atlas au petit matin.
Et tout cela, à trente minut
es de Marrakech…

 


Les Yeux bleus

Le plus

La situation à l’entrée de la
médina, l’accueil de la
propriétaire, le
professionnalisme de son
adjoint, le raffinement des
détails, la terrasse vaste et
bien meublée, le hammam
soigné, la climatisation.

Les Yeux bleus

7, Derb Ferrane, Bab
Doukkala, Marrakech.
Tél. : 212 (0) 44 37 81 61
GSM : 212(0) 61 42 26 82
e.mail : despin@wana
doo.net.ma
Capacité maximale :
10 personnes
Prix des chambres :
170 euros
Riad en exclusivité, location
complète par jour, 2 nuits
min. : 750 euros

Les Yeux bleus

Dès l'entrée de la médina, derrière Bab Doukkala, se déploie un lacis de venelles où il est très facile de s’égarer. La menace de se perdre dans ce chaos de ruelles est d’ailleurs l’un de ces périls auxquels
on adore se confronter à Marrakech. Les surprises guettent, le labyrinthe se resserre, on est emmailloté dans le rose qui irradie littéralement des murs. Au fond d’une allée, voici un palmier, trois pots en terre cuite et une belle porte à battant. Il n’y a pas de nom, rien qui annonce « Les Yeux Bleus ». Mais si c’est la maîtresse des lieux qui vient vous ouvrir, vous aurez
la sensation de plonger brusquement dans une vasque d’eau fraîche, bleu océan et vert mousse : ses beaux yeux vous souhaitent la bienvenue.
Ces yeux bleus-là veillent sur l’un des riads les plus soignés, les plus accomplis de la ville.
S’il est vrai que rien ne ressemble à un riad autant qu’un autre riad, il est vrai aussi que les détails font
la différence : chiner des curiosités, les placer là où il faut, ce n’est pas compliqué. Faire en sorte que tout s’harmonise, œuvrer pour que cela crée une ambiance cohérente, voilà qui est plus rare. À l’entrée, une cage ronde abrite une bougie qui palpite doucement, des chaises longues meublent une niche, une jarre trône comme une œuvre d’art près de la vasque d’eau...
Les détails sont parfois aussi minuscules que délicieux : un plant de romarin près d’un bougeoir en laiton, la clé de la chambre avec des franges de couleur, une statue joyeuse de saint qui bénit son monde…
Les cinq grandes chambres ont des salles de bains en tadellakt, les vieilles portes en bois sont superbes, l’atmosphère est orientale sans jamais tomber dans le pastiche, et dans les poches des peignoirs une petite main de fée glisse chaque soir une rose fraîche.
Les salons aux sols couverts de tapis berbères, ornés de très belles étoffes et d’anciennes boiseries s'ouvrent sur le patio, où murmure l’eau d’une petite piscine entourée de plantes parfumées.
L’une des plus agréables manières de passer une partie de l’après-midi est d’aller faire la sieste sur les chaises longues et les banquettes de la terrasse, où d’ailleurs on peut aussi bien bronzer que se plonger dans les vapeurs bienfaisantes du hammam. Le matin, le petit déjeuner peut se prendre également sous le
dais de la terrasse : les petites crêpes, les jus d’orange fraîchement pressés, le café et les thés sont excellents.
Le soir, si on souhaite dîner au riad, une cuisinière prépare des plats traditionnels. "Les Yeux Bleus", un microcosme enchanté…