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Horizons

Les Oasis Oubliées de TATA

Texte René Gast Photos Hervé Hughes
Cécile Tréal & Jean-Michel Ruiz

Ils pourraient bien être là depuis mille ans.
Accroupis côte à côte dans l’ombre maigre d’un muret, burnous couleur de terre, visages de pierre, pierres parmi les pierres, les vieux d’Aït-Kin contemplent, immobiles, leur monde de pierre
.
Crêtes dures, flancs abrupts, caillasse chauffée à blanc par le soleil vertical, la montagne écrase le village que jusqu’au dernier tournant de la piste on aurait pu confondre avec elle, sans la tour de guet dont les créneaux ocres mordent le bleu du ciel électrique. Silence crissant d’insectes, odeurs chaudes d’herbes sauvages, de jasmin et de fleur d’oranger… Pour les vieux sages d’Aït-Kin, le temps s’écoule comme un long fleuve paisible.
À leurs pieds, l’oasis, bruissante d’oiseaux, étourdissante de parfums, où chante sans fin l’eau des sources et des séguias, où les palmiers abritent des figuiers, des vignes, des citronniers, sous lesquels poussent à leur tour de l’orge, des légumes et de la luzerne verte comme un gazon anglais. Rien d’étonnant à ce que le jardin d’Éden ait été rêvé, il y a des millénaires, sous les tentes en peau de chèvre des nomades du désert. L’oasis, c’est la moiteur organique de la vie, au point qu’un poète l’a comparée au corps du fellah : le grenadier est son bras droit, la vigne son bras gauche, les rosiers son sang, les roseaux ses cheveux…
Belaït s’est éveillé de sa sieste pour nous faire visiter son royaume d’ombre et d’eau. Il a cueilli pour nous quelques brins de menthe, ramassé quelques dattes ridées comme du vieux cuir. « Chouf », a-t-il dit en riant sous sa moustache. Et nous avons regardé ce qu’il nous montrait d’un geste balayant l’horizon, les palmiers balancés par le vent, l’eau courante des séguias, le damier jaune passé et vert cru des champs au sol ratissé de jardins zen, et tout autour, cernant durement cette profusion, le vide sans fin de la pierre nue, sa splendeur abstraite et terrifiante. « C’est beau », a-t-il dit. Nous n’avons pas compris les mots, mais son regard et son sourire ne pouvaient signifier autre chose. Et il est vrai que c’était beau, tout simplement beau, bien au-delà des mots.
Dans les ruelles étroites du village, des femmes ployées sous d’énormes gerbes d’orge et de blé marchent lentement vers les aires de battage. D’autres risquent un œil dans l’entrebâillement d’un volet de bois ou glissent furtivement d’une porte à une autre. Les plus audacieuses se sont rassemblées autour de la fontaine, près de l’entrée de l’agadir (passage obligé, elles le savent, des rares visiteurs d’Aït-Kin) et les yeux dévorés de curiosité, pouffant sous leurs voiles, elles se rassasient du spectacle de ces étranges étrangers. Tout comme les gamins, innombrables et piaillants, qui s’égaillent comme une volée de moineaux quand l’inconnu s’approche un peu trop. Bientôt, ils rêveront d’ailleurs, de villes, de néons, de voitures, et sans doute partiront-ils. Sans savoir ce que savent les vieux accroupis à l’ombre du muret : que certes la vie est rude à Aït-Kin, que la terre est basse et le soleil brûlant, que l’oasis ne donne un peu qu’à ceux qui lui donnent tout, mais que la pauvreté n’est jamais la misère et que travailler de ses mains est resté ici une dignité, non un déshonneur.

Un port aux rives du désert

À la sortie d’Aït-Kin, la piste à peine lisible sinue dans un chaos rocheux piqueté de rares épineux, puis se glisse entre les flancs des montagnes sculptées par des centaines de millénaires d’érosion. Très loin, comme un mirage, la tache verte de l’oasis de Tagmoute danse dans la vibration de l’air surchauffé. Là-bas, nous le savons, c’est l’ombre fraîche des oliveraies, le murmure des séguias, la vie qui triomphe et foisonne. Ici, c’est la violence d’un univers en pleine convulsion : éboulis noirs, crêtes déchiquetées, plaines bosselées des hamadas… Et sur tout cela, un vent énorme qui assourdit, fait siffler les roches et mugir les canyons. On pourrait croire un tel paysage figé dans son absolue minéralité. Il est pourtant ondoyant et divers : les jeux d’ombre et de lumière en modifient constamment les contours, comme si un machiniste invisible et géant plantait à chaque heure un nouveau décor. Le plus étonnant est que des hommes vivent là. Des abris de pierre, des tentes de toile ou de peau aperçus çà et là en témoignent, comme, au loin, un troupeau de chèvres qui s’abritent à l’ombre d’un bouquet d’arbustes tordus. Les petits bergers ont couru vers nous, puis se sont arrêtés à distance respectueuse, attentifs et muets. Le moins timide a fini par demander de l’eau, et ils sont repartis en riant, serrant contre eux le trésor de quelques bouteilles en plastique. Nous avons même croisé une méharée – une cinquantaine de dromadaires et quelques hommes – qui venait d’on ne sait où, allait on ne sait où. Oui, des hommes vivent là. Mais de quoi, grands dieux ?
À l’approche de Tata, l’étau
des montagnes se desserre progressivement, les vallées se font plus larges, et l’horizon s’ouvre comme aux rives d’un océan. Blottie dans les derniers contreforts de l’Anti-Atlas, avec sa palmeraie vert cru, ses minarets roses, ses maisons blanches et ses kasbahs couleur de terre, la bourgade ressemble à une île perdue. Car les oasis sont les îles du désert, comme les îles sont les oasis de la mer… Le Sahara est là, tout proche, et l’on ressent physiquement ce vertige qui vient de la certitude d’effleurer le bord de nulle part. Au Sud, c’est le déroulement à perte de vue des ergs et des regs, des paysages anéantis d’avant la Création. En regardant le jour se lever ou se coucher sur cet infini, le plus irréductible des athées comprend pourquoi c’est là que Charles de Foucauld a un jour rencontré son Dieu. La maison où il vécut, et où l’officier dandy et mondain qu’il était jusqu’alors décida peut-être de devenir ermite, est encore visible, obscure et délabrée, à Agadir-Tissint, non
loin de Tata.

“ Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ” Paul Valéry"

L’étroit ruban de goudron qui, d’ouest en est, court de Guelmim à Zagora, semble matérialiser une frontière entre deux mondes. D’un côté, celui des oasis, nées de l’eau dévalée des montagnes ; de l’autre, celui de l’immensité nue, de la pierre et du vent. Des pistes poussiéreuses s’amorcent parfois, qui mènent vers des villages du bout du monde. Songe ou réalité que ces ksour, farouchement agrippés sur des buttes rocheuses ? Ce furent autrefois de véritables cités, prospères et animées, quand les caravanes venues de Tombouctou y faisaient étape pour refaire leurs forces après la traversée du désert, ou se préparer
à l’affronter. Remparts à
demi écroulés, kasbahs abandonnées, maisons aux fenêtres béantes comme des yeux crevés, ce ne sont plus aujourd’hui que des ruines orgueilleuses. Dans leurs loques de pierre, Aneghrif, Jebar et Tazart meurent en majesté, comme des princes mendiants… À Toug-Riah, un homme grave en jellaba blanche nous a offert le thé et les dattes dans ce qui fut un palais, celui de son père, l’ancien caïd. Il nous a fait visiter les pièces nues, les greniers vides, les patios déserts. Sa fierté était lisible dans ses yeux. Une sorte de tristesse, aussi… De l’immense terrasse, la vue embrassait le moutonnement des palmiers de l’oasis, et au-delà, les interminables ondulations du désert. Le silence écrasait tout, rompu parfois par un bref aboiement ou le braiment asthmatique d’un âne. Et, songeant à ce que devait être Toug-Riah quand arrivait une caravane chargée d’or et de sel, ces centaines d’hommes et de bêtes, ces appels, ces cris, ces rires, ce tourbillon de vie et cette frénésie d’activités, nous avons alors compris la nostalgie que cachait le regard impassible de notre hôte. Une civilisation meurt ici, doucement, sans bruit. Elle n’est pas la première…
En effet, ce matin-là, Mouloud nous a conduits sur la crête étroite d’une longue colline rocheuse, non loin d’Akka, au sud de Tata. Là, nous a-t-il expliqué, ont habité il y a des milliers d’années des hommes qui vivaient de chasse et de pêche. Car en ces temps reculés, le Sahara était verdoyant et giboyeux. Les oueds pierreux d’aujourd’hui étaient alors des rivières, les regs et les ergs des savanes herbeuses. Et Mouloud nous a montré les trésors que dans sa vie de berger il a découverts un à un : à même le sol, à peine discernables dans les éboulis, des pierres plates sur lesquelles les chasseurs néolithiques ont gravé, d’un trait dont l’élégance et la sûreté laissent sans voix, leur bestiaire familier : girafes, antilopes, éléphants ou rhinocéros…
trange sensation que de fouler ce sol mort, de marcher sous ce soleil meurtrier, d’écouter le silence de cet univers vide, tout en se disant qu’ici le vent a fait bruire les feuilles, que l’eau a chanté sur les pierres, que les rires et les chants ont retenti autour des feux. Mais quand on lui demande s’il ne regrette pas que cette terre d’abondance soit devenue ce monde – son monde – âpre et stérile, Mouloud sourit… Ce soir ou demain, nous dit-il, il partira seul à pied dans le désert, droit devant lui, pour quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, se nourrira de dattes et de pain, dormira sous les étoiles ou demandera l’hospitalité sous une tente de nomades. « J’en ai besoin », ajoute-t-il. « C’est là ma place ». Pourquoi ? Il ne le sait pas. Peut-être parce que seul le désert donne son sens à l’oasis. Dieu a voulu les deux pour les hommes. Et c’est bien ainsi. Hamdoullah…

 
 
 
 
 

 
Vie et mot des Oasis

Telles qu’elles nous apparaissent encore aujourd’hui, les oasis sont des écosystèmes fermés d’une grande fragilité, qui ne gardent leur équilibre que grâce au travail de l’homme. Quand elles sont bien entretenues, on y distingue trois « étages ».
L’étage supérieur est occupé par les palmiers-dattiers qui donnent leur ombre et protègent des vents. À maturité, ils peuvent donner chacun de 30 à 100 kilos de fruits. Leurs troncs fournissent du bois de charpente et leurs palmes sont utilisées comme combustible ou servent à confectionner des nattes, des paniers et des palissades. Cet arbre du désert est gourmand en eau, chacun en buvantt jusqu’à
200 litres par jour. Sachant qu’une oasis compte de 200 à
400 palmiers à l’hectare, on comprend l’importance que revêt le bon entretien du système d’irrigation. Il exige également un travail considérable : cet arbre sexué – un mâle pour environ
50 femelles – se reproduit très difficilement dans la nature, surtout depuis que les abeilles se font moins nombreuses. L’homme doit donc intervenir en recueillant le pollen des palmiers mâles et en inséminant manuellement les palmiers femelles.
L’étage intermédiaire est celui des arbres fruitiers : grenadiers, citronniers, orangers, bananiers, figuiers et oliviers prospèrent à l’ombre protectrice des palmiers. Le rez-de-chaussée, enfin, est occupé par de petits champs dans lesquels on cultive salades, légumes, céréales, plantes fourragères ou henné.
L’oasis est alimentée en eau par des sources, des puits, des khettaras – qui drainent l’eau de la nappe phréatique grâce à un canal souterrain – et des séguias dont le réseau irrigue les parcelles. Chaque propriétaire dispose d’un « tour d’eau » qui se calcule en tranches horaires, suivant des règles qui reposent encore souvent sur la tradition orale. (voir encadré).
La raréfaction de la main-d’œuvre due à l’émigration, la concurrence de l’agriculture industrielle et la pénibilité du travail expliquent que nombre d’oasis du Sud soient en train de dépérir. Les champs sont abandonnés, les palmiers meurent faute d’entretien des systèmes d’irrigation. Leur maintien – ou mieux encore leur restauration – serait pourtant le plus sûr moyen de fixer des populations tentées par l’émigration.
Heureusement, la prise de conscience est en cours. C’est ainsi que par exemple, les associations Al Khnoug et Oasis 2010 lancent à Aït Ouabli un projet de replantation d’une palmeraie de 500 hectares sur dix ans, les travaux de la première tranche de 50 hectares devant commencer en septembre 2003. Entre le travail de la terre, l’irrigation et l’édification d’une unité de traitement des dattes, ce sont des dizaines d’emplois qui pourront être créés. Preuve que les oasis, après avoir fait naître les civilisations sahariennes, peuvent encore jouer un rôle dans l’économie du Maghreb…

L'horloge à l'eau

C’est la vraie curiosité d’Agadir El-Hanna, un village qui domine la palmeraie et la vallée de l’oued Tata. Sous un abri sommaire, quelques vieillards sommeillent ou bavardent calmement. L’un d’eux, accroupi au milieu de la pièce, ne quitte pas des yeux une sorte de marmite posée à même le sol. On est là au cœur d’un système d’irrigation et d’une organisation sociale qui remonte à des millénaires, peut-être à Sumer ou à l’Égypte pharaonique… Désignés par la Jemaa – l’Assemblée des Anciens – pour leur intégrité et leur connaissance des droits de chaque famille, les vieillards sont chargés de répartir les « mesures d’eau » entre les parcelles de l’oasis. La bizarre marmite qu’ils surveillent est en fait leur horloge : dans l’eau qu’elle contient est plongé un bol percé d’un trou minuscule, par lequel il se remplit lentement. Une heure exactement s’est écoulée quand, plein à ras bord, il coule au fond de la marmite. Le vieux sage fait alors un nœud à une ficelle pour se souvenir qu’une mesure s’est écoulée, vide le bol et le replace dans la marmite. Quand le « droit à l’eau » d’un propriétaire est épuisé, il suffit d’envoyer un homme de confiance fermer certaines vannes et en ouvrir d’autres pour qu’une nouvelle parcelle soit à son tour irriguée.


La résurrection de Dar Infiane

Quand ils l’ont découverte, accrochée à un piton dominant l’oued et la palmeraie de Tata, ils ont su que ce serait là et nulle part ailleurs. La vieille kasbah avait si fière allure. Mais de loin, seulement. « Elle était en fait en piteux état », se souviennent Patrick Simon et Vincent Ducrocq. « Le premier habitant que nous avons trouvé en entrant était… une vache ! » Terrasses effondrées, murs éventrés, fenêtres béantes, patios encombrés de montagnes de gravats, cloisonnements absurdes édifiés au cours des ans... Qu’importe, c’est pour les deux hommes le coup de cœur. « Nous

avons d’abord rencontré les propriétaires pour leur proposer de louer l’ensemble.
Il a fallu les convaincre un à un, et charger ceux que nous avions identifiés d’obtenir l’accord des autres, ce qui n’a pas été une mince affaire, tant les héritiers étaient nombreux. » Les travaux peuvent alors commencer. « Avant tout, il nous a fallu reconstituer les plans d’origine, retrouver les espaces de circulation, l’emplacement et le volume réel des pièces. Avec l’aide de Francine Simon, nous l’avons fait par l’observation, puis une minutieuse vérification auprès des anciens habitants. Restait enfin à s’adapter aux nécessités de l’accueil et à se conformer à la législation sur les chambres d’hôtes. »
Le résultat ne déçoit pas : les six chambres avec salles de bain – deux autres sont en cours d’aménagement – la salle à manger, les deux salons, les cinq patios et les terrasses s’organisent entre ombre et lumière en
un plan tout en labyrinthe, en décrochements surprenants, en escaliers inattendus. Et, de la plus haute terrasse, la vue sur la palmeraie est sans doute l’une des plus belles que puisse offrir Tata. Quant à la décoration, tout à la fois élégante et sobre – plafonds en bois de laurier, portes peintes, meubles aux lignes simples, tissus et tapis aux couleurs lumineuses – elle respecte admirablement l’esprit et
l’esthétique berbères. La ruine superbe de Dar Infiane qui, voilà huit ans, avait tant séduit Parick Simon et Vincent Ducrocq, s’inscrit indiscutablement aujourd’hui parmi les plus belles adresses du
Grand Sud marocain. (voir "Pratique").

  Pratique

Comment y aller ?

Tata se situe au pied des contreforts méridionaux de l’Anti-Atlas. De Marrakech, on peut s’y rendre soit par la route, soit en avion privé. Par la route, compter environ 7 à 8 heures, quel que soit l’itinéraire choisi (570 km via Agadir, Taroudannt
et Igherm, 460 km via Foum-Zguid, Tazenakht, Amerzgane
et Taddert).
En avion, la durée du vol est d’environ 1 h 30.

Quand y aller ?
Le seul accident météorologique que l’on risque à Tata est… la « tempête de ciel bleu » ! Toutes les saisons sont donc bonnes pour s’y rendre, à l’exception peut-être du plein été où les températures diurnes peuvent atteindre 45°.
Ne pas oublier
Un chapeau, des lunettes de soleil, une crème solaire écran total, des chaussures de marche, des vêtements légers, clairs et amples en toute saison, des vêtements chauds pour les soirées d’hiver. Et surtout, de l’eau, beaucoup d’eau.

Où dormir ?
La région de Tata est pratiquement ignorée des circuits touristiques, ce qui est un avantage pour les amateurs de vraie découverte. L’inconvénient est que l’équipement hôtelier est encore embryonnaire. Seule la ville de Tata offre actuellement des logements convenables.

Le Relais des Sables
Jardin agréable, belle piscine et 56 chambres simples mais confortables. Certes, le mobilier très années 50 est un peu triste, et la climatisation est réservée aux « mini-suites » (en fait des chambres plus vastes). Une adresse malgré tout très recommandable.
Chambre double 250 Dh, mini-suite 385 Dh, petit déjeuner
25 Dh, repas 90 Dh.
Tata. Tél. : 00 212 (0) 48 80 23 01/02

Hôtel Renaissance
Parfaitement situé en centre ville, cet établissement offre un remarquable rapport qualité/prix. Chambres de belles dimensions, plutôt agréablement meublées, bar, piscine… Un atout supplémentaire : des randonnées avec bivouac sont organisées à la demande par l’hôtelier.
Chambre double 140 Dh, suite 300 Dh, petit déjeuner 20 Dh, repas 70 Dh.
9, avenue des F.A.R., Tata.
Tél. : 00 212 (0) 48 80 20 42/48 80 22 25

Dar Infiane
C’est indiscutablement le « must » hôtelier de la région de Tata : une admirable kasbah restaurée avec un goût très sûr, un accueil et un service parfaits, une cuisine traditionnelle de belle qualité. Les propriétaires organisent en outre des bivouacs confortables (avec toilettes et douches) et des visites guidées sur tous les sites intéressants de la région (voir ci-dessous « Que voir ? Que faire ? »). Bref, l’adresse idéale pour un vrai séjour.

Chambre double avec petit déjeuner 900 Dh, repas 200 Dh, pique-nique 120 Dh.
Tata. Tél. : 00 212 (0) 44 30 06 58 / 61 61 01 70 / 62 40 23 64

Où déjeuner, où dîner ?
Au « Relais des Sables » ou à l’hôtel « Renaissance » pour des repas copieux et bien cuisinés. À Tata, Agadir-Tissint et Akka, des petits restaurants servent des repas simples – salades, omelettes, brochettes, mais pas d’alcool – à des prix imbattables (quelques dizaines de dirhams).

Shopping
L’artisanat local n’a pas le raffinement de celui de Marrakech ou de Fès. Lesprix sont en revanche incomparablement plus bas, à condition, bien sûr, de marchander. À Tata, on trouvera des tapis, des tissus, des vêtements traditionnels, des bijoux, des poteries et des objets berbères de bonne qualité à
La Maison Nomade, 44 avenue Mohammed V.
Tél. : 00 212 (0) 48 80 23 76.

Que voir ? Que faire ?
Sur le plan touristique, les atouts de la région de Tata sont innombrables : paysages superbes de l’Anti-Atlas et du désert, oasis encore bien entretenues, villages pittoresques, agadirs, kasbahs et ksour, sites rupestres préhistoriques…

À ne pas manquer :
Près de Tata, le village d’Agadir El-Hanna, sa palmeraie, son cimetière, son agadir, son marabout et son horloge à eau.
Au nord de Tata, les extraordinaires formations géologiques de l’Anti-Atlas, l’oasis et les pressoirs à huile de Tagmoute, l’oasis et l’agadir d’Aït-Kin.
A l’est de Tata, Tissint, sa palmeraie, ses cascades, son aqueduc et la maison de Charles de Foucauld ; dans les environs de Tissint, le village d’Akka Sidi et l’agadir d’Akka Igherm.
A l’ouest de Tata, la cascade d’Agouliz et le site de gravures rupestres d’Imitek.
Au sud-ouest de Tata, le site de gravures rupestres proche d’Akka, la palmeraie d’Aït Ouabli, le douar Takerkoust et les ruines de la citadelle portugaise.

Une journée à Tata ?
C’est possible, grâce à Maintaero… Départ tôt le matin de l’aéroport de Marrakech en avion privé (5 passagers maximum). Après un vol de 90 minutes au-dessus de l’Atlas et de l’Anti-Atlas, arrivée à Tata vers 9 H 30. Visite en 4x4 de l’horloge à eau d’Agadir El-Hanna, circuit dans les sites géologiques. Déjeuner à Dar Infiane (voir ci-dessus) avec animation de folklore, séance « henné » et découverte de l’artisanat local. L’après-midi, visite guidée sur un site de gravures rupestres. Retour à Marrakech en fin d’après-midi.
Prix forfaitaire pour 1 à 5 personnes : 24 800 Dh TTC, incluant le vol A/R Marrakech-Tata, les transferts routiers, les visites et le repas.
Renseignements et réservations :
Maintaero. Tél. : 00 212 (0) 44 30 95 55
e-mail : maintaero@wanadoo.net.ma
Site web : www.maintaero.com