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Mille et une nuits
L’Hippocampe Le jardin de la lagune

Les plus
L’intégration exemplaire dans l’environnement
La flore exubérante
L’esprit « maison de famille »

Oualidia est situé sur le même parallèle que l’île de Madère, qu’on a coutume de surnommer « le Jardin de l’Atlantique ».
Serait-ce pour cette raison que l’Hippocampe, situé à quelques pas d’une résidence balnéaire
de feu le roi Mohammed V, est aussi — en écho à sa luxuriante voisine espagnole — un « havre de paix niché dans un écrin
de verdure » ?
C’est au porche fleuri de l’entrée que l’on est accueilli
par le maître des lieux : un jardinier élégant, coiffé d’un chapeau de paille, les mains gantées, tenant un sécateur. C’est lui, le créateur de ce trésor végétal aux allures de parc floral, et dont il soigne, en virtuose, les essences variées dans une féerie de senteurs
et de couleurs : amaryllis, capucines, arums, rosiers, géraniums grimpants, pins parasols, vignes, orangers clémentiniers, bougainvilliers, palmiers, cactus...
Abdellatif Ellan — industriel de la conserve de poisson à la main verte — nous convie d’emblée
à une visite botanique, une promenade en forme d’antho-logie, de florilège. S’il y a une vingtaine d’années, il a acquis, d’abord pour sa retraite personnelle, cet ancien lieu de villégiature construit par les Français en 1938, c’est autant, confie-t-il, pour y cultiver la magie de ses souvenirs d’enfance partagés avec les petites princesses du palais que pour en faire profiter le plus grand nombre.
Car, en « oualidiste » chevronné — entendez par là l’état d’esprit des estivants de la première époque, celui d’avant les nuisances sonores des quads et des scooters des mers — il se remémore avec un brin de nostalgie le temps béni où les tortues de mer et les marsouins joueurs s’aventuraient jusque dans la lagune au beau milieu
du peuple des oiseaux migrateurs.
Or, si les temps ont changé, l’esprit des lieux demeure : celui d’une maison de famille. Les trois corps de bâtiments construits de plain-pied et s’étalant en pente douce jus-qu’à la plage en ont gardé l’atmosphère naïve et sincère. Les chambres au confort mesuré nous rappellent qu’ici l’essentiel se trouve au-dehors. Les suites au décor un rien kitsch jouissent d’une vue privilégiée sur le paysage de la lagune et des deux passes de son accès. La vaste salle de restaurant, aux murs lambrissés de bois clair, au sol carrelé, au grand comptoir sombre et à la cheminée ignorant les saisons, tant les soirées peuvent être fraîches, tient lieu de centre névralgique, un point de passage obligé à la patine singulière, parcouru au fil des saisons par les allées et venues des heureux hôtes. Mais que l’on ne s’y trompe pas…
L’Hippocampe n’est pas un refuge pour amateurs de paradis fabriqués, non plus qu’un sanctuaire en retrait. C’est la sincérité, au couchant, de l’ocre des murs répondant à la blondeur de la grève, du bleu des eaux noyé dans celui des persiennes, des cris joyeux des enfants qui jouent au loin mêlés à ceux des goélands…

L’Hippocampe
Route du Palais. Tél. : + 212 (0) 23 36 61 08/64 99 Fax : + 212 (0) 23 36 64 61.
Web : www. casavigi.com/hotelhippo campe Email : hotelhippocampe@hotmail.com
Chambre single : 950 Dh. Chambre double : 1 380 Dh. Chambre triple : 1 800 Dh.
Suite 2 personnes vue lagon : 3 000 Dh. Petit déjeuner compris.
Réduction enfants de 2 à 12 ans occupant la même chambre que les parents : 75 % de remise
sur le tarif de la demi-pension Cartes de crédit et chèques acceptés à partir de 500 Dh. Piscine.