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| Mille
et une nuits |

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Madada
Mogador, la nouvelle vague?
Encensé bien au-delà de nos frontières
par une critique enthousiaste jusqu’au dithy-rambe,
l’étoile montante du Grand Ouest atlantique est
vite entrée au panthéon des adresses les mieux
cotées du royaume. « Design épuré
» pour les uns, « très esthé-tique,
très tendance » pour les autres… Une certitude
au moins : l’endroit présente de solides arguments
pour convaincre…
Mussé derrière les remparts crénelés
de la ville, proche du port et de l’incontour-nable
place Moulay Hassan, Madada Mogador bénéficie,
en effet, d’un environnement et d’une situation
remar-quables. Si la venelle qui l’abrite est aussi
le rendez-vous des amateurs d’art et des gastronomes
patentés, elle est autant une porte d’entrée
vers la tour de l’horloge et l’artère princi-pale
de la médina qu’une fenêtre grande ouverte
sur la plage et les alizés. Dans cette cité
qui aime cultiver le mystère, l’escalier mal
éclairé menant à l’entrée
semble entretenir ce goût du secret. L’imposante
porte noire peut alors s’ouvrir sur un univers où
l’on sait que rien ici ne sera superflu. Un vestibule,
une cuisine, un patio, quatre chambres, deux suites et une
terrasse font la démonstration qu’un lieu rendu
à sa plus stricte fonctionnalité peut être
riche et chaleureux. La clientèle, souvent jeune et
branchée, ne s’y est pas trompée. Par
une savante alchimie mêlant orientalisme, culture zen
et touche contemporaine, l’inspiration minimaliste se
traduit en espaces de vie intelligem-ment pleins. Partout,
les belles étoffes et les matériaux nobles comme
le laiton vieilli de Fès, le bois de palissandre ou
un tadellakt omniprésent s’ins-crivent dans un
univers aux couleurs apaisées : sable, beige, chocolat,
nuances de pourpre et de rouge tuilé. Tout un florilège
de solutions créatives et de détails bienvenus
qui feraient croire à une conceptualisation tout droit
sortie d’un cabinet d’architectes d’intérieurs
bien inspirés…
Loin s’en faut. Christine Dada, Monégasque et
hôtesse de l’air dans une autre vie, préfère
parler d’une œuvre spontanée, ayant fait
de ce qui n’était au départ qu’une
ruine, un bijou taillé à l’instinct grâce
aux images glanées au gré de ses nombreuses
escales. C’est elle qui le dit : « Tout s’est
fait, comme on dit, en se faisant. » Et de nous conduire
alors, comme en point d’orgue, à ce qu’elle
appelle « son trésor » : un époustouflant
belvédère surplombant la baie et les îles.
À l’abri des vents dominants, la terrasse épouse
à merveille un panorama fait de bleu, de blanc et des
dégradés flam-boyants du soleil couchant.
En apportant à la junte hôtelière souirie
un souffle de fraîcheur, Madada Mogador pourrait être,
presque à lui seul, une raison suffisante dans le choix
de la destination. Mais si l’envie vous prenait d’y
séjourner ne serait-ce qu’une nuit, sachez que
les réservations courent déjà jusqu’en
2007…
Les plus
Une situation et un environnement remarquables Le côté
zen-tendance très réussi La spontanéité
et la vraie chaleur de l’accueil La terrasse, la terrasse…
et la terrasse !
Madada Mogador
5, rue Youssef El Fassi, Essaouira. Tél. + 212 (0)
24 47 55 12 /
61 77 53 13. E-mail : info@madada.com
Web : www.madada.com
Chambre double, vue médina : 1 100 Dh.
Chambre double, vue mer : 1 320 Dh.
Suite Mogador vue mer : 1 650 Dh pour deux ; 1 980 Dh pour
quatre.
Petit déjeuner compris.
Ensemble privatisable, sur devis.
Internet Wi-Fi
Nombreuses prestations.
Petite restauration de type snack pour les résidents,
servie en terrasse ou en room-service.
Carte des vins
et alcools.
Cartes de crédit acceptées (majoration 5 %).
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Dra
Zenagua, un jardin au pied de l’Atlas
La barrière de l’Atlas est là,
sur la gauche, quand, venant de Marrakech, on emprunte la
route d’Amizmiz. Majestueuse, elle développe
les fronces de son étoffe enneigée comme un
ourlet magnifique au seuil d’un ciel au bleu de perfection.
Au km 8, c’est encore sur la gauche qu’on va tourner
pour rejoindre le Douar Boughdira et une toute nouvelle adresse
de séjour : Dar Zenagua, promis à un bel avenir.
La porte du « borj », la tour d’entrée
du domaine, s’ouvre, et voici de nouveau le paysage
de la grande vague immobile des montagnes et leur écume
de neige, et Mohamed Amar et son épouse Amel qui nous
accueillent avec une grande gentillesse, une grande sim-plicité.
Enclos dans ses murs de terre rouge, fleuris déjà
de jeunes bougainvillées, Dar Zenagua se compose de
quatre pavillons posés sur un velours de gazon, autour
du miroir vert et nacré d’une piscine tapissée
de zelliges. Dans un kiosque tendu de hautes voiles écrues
flattées par le vent de printemps, on savoure pour
commencer le thé à la menthe et quelques pâtisseries
délicieuses. Tout à côté, une terrasse
aménagée pour les soirées barbecue.
L’architecture des pavillons, due à Ahmed Assermouh,
est très séduisante : des volumes simples, à
l’assise élargie comme les constructions tra-ditionnelles,
quelques légers décrochés, des ouvertures
étroites ou plus larges pour la chambre ou la terrasse
privée aux colonnes ouvragées. Les façades
sont ornées de quelques beaux motifs géomé-triques
d’inspiration berbère, fines gravures d’une
ombre rouge sur les parois couleur ocre. Chacune des suites
se compose d’une vaste chambre accessible par quelques
mar-ches et délimitée par une balustrade rehaussée
de mou-charabiehs, d’un salon pourvu d’une cheminée
dressée de zelliges, encadrée de hautes niches
où coule une lumière tamisée ; il est
meublé,
entre autres, d’un confortable canapé aux coussins
généreux d’où l’on aperçoit
par-delà la terrasse la piscine aux courbes ceintes
d’une allée de bejmat ensoleillée.
La décoration intérieure, de Toufik Bellafari,
a singularisé chacun des trois pavillons de luxe qui
vont accueillir les hôtes pour leur heureux séjour
: le pavillon africain aux tons chocolat, le pavillon japonais
jouant des fiançailles du gris et du rouge et le pavillon
indien couleur safran. Au sol, le tapis velouté des
carreaux de terre cuite, orné de fines incrustations
de zelliges, aux murs, la décli-naison sensible des
tonalités moirées d’un beau tadellakt,
et puis le drapé et la couleur des tissus de sabra,
le dessin des meubles de bois de cèdre ciselé,
créés pour chacun des pavillons, ou encore le
choix des objets du décor, témoins du riche
artisanat marocain : vases, coffres, tables basses
ou luminaires aux éclats de cuivre travaillé.
Le tout crée une atmosphère qui va en-velopper
le visiteur pour un voyage au pays de la tran-quillité,
et sur lequel veillent avec tact Amel et Mohamed.
Dar Zenagua, à quelques kilomètres des rumeurs
de Marrakech, est un jardin secret : les hôtes y goûtent
le bonheur rare d’un séjour empreint tout à
la fois de simplicité et de subtilité.
Les plus
Une architecture et une décoration harmonieuses
Une cuisine marocaine savoureuse
Un calme verdoyant
à 15 minutes de la médina
Dar Zenagua Au Km 8, route d’Amizmiz, Douar Boughdira,
Tasseltan Marrakech
Tél. : + 212 (0) 61 23 78 56 Fax : + 212 (0) 24 48
30 28
Email : amel@darzenagua.com
Site : www.darzenagua.com
Ouvert toute l’année, tarif unique : Suite pour
2 personnes
(avec petit déjeuner) : 130 ¤.
Enfant gratuit jusqu’à 10 ans ; supplément
3e personne.
Repas, cuisine marocaine : 20 ¤
Barbecue à la convenance des hôtes.
Piscine et, bientôt, court de tennis.
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