|
| Horizons |






|
Essaouira
à la dérobée
Essaouira ne se décrit pas…
Quand on aura décliné la liste des lieux
de visite obligés – le port, les remparts,
la Sqala de la kasbah, les ruelles de la médina,
le souk et le mellah – qu’aura-t-on donné
à voir d’elle ? Son âme est trop
insaisissable pour être figée dans les
cartes postales, dans les commentaires des guides touristiques.
Que faire alors ? Saisir au bonheur d’un cliché
volé, d’une impression hâtivement
griffonnée sur la page d’un carnet, quelque
chose qui ressemble à une déclaration
d’amour…
Souirah », pour les intimes…
La « Bien Dessinée » ? L’ancienne
Mogador ? La médina des vents ? La perle de l’Atlantique
? Par 31 degrés, 24 minutes de latitude Nord
et 9 degrés, 41 minutes de longitude Ouest, celle
qui, par la diversité même de ses appellations,
témoigne de sa singularité semble en effet
ne pouvoir s’appréhender qu’à
l’aune de ses origines, qu’à la lumière
d’une histoire qui l’a faite et la fait
encore aujourd’hui, une et multiple à la
fois. À la manière d’une poupée
russe, à peine croit-on l’embrasser dans
son ensemble qu’elle se dérobe aussitôt
pour offrir un autre visage. Façonnée
par ceux qui l’ont peuplée, Phéniciens,
Romains, Arabes, Berbères, Juifs, Portugais,
Anglais, Français ou esclaves venus d’Afrique,
elle est en perpétuel mouvement comme les goélands
qui la survolent, immuable comme la marée qui
la rythme, mouvante comme les dunes qui l’étreignent,
solide comme la roche sur laquelle elle se campe, métissée
comme les confessions qui se la partagent, puissante
comme les vents qui la balayent. Elle est née
au XVIIIe siècle de la rencontre improbable entre
un sultan bâtisseur et un architecte français.
Cette citadelle au tracé rectiligne ne peut se
réduire aux clichés qui lui collent aux
remparts : femmes portant le haïk, îles de
la pourpre, médina bastionnée, souks colorés,
culture gnaouie, hippies défraîchis, orfèvres
marqueteurs, galeries d’art et surfeurs new-wave.
Des trésors pourtant inséparables de l’identité
de celle qui, désormais, est inscrite au Patrimoine
mondial de l’Humanité, Essaouira la cosmogonique,
« Souirah », pour les intimes…
« Tu es triste ? »
« Non… Seulement un peu soucieuse…
»
« ?! »
« Oui, je pense à ce projet touristique,
ces hôtels, ces golfs, ce front de mer…
»
« Ne t’inquiète pas… Les Souiris
aiment trop leur « Bien Dessinée ».
Ils feront tout pour garder intacts son charme et son
authenticité… »
Inutile et dérisoire, il continue
pourtant de menacer un horizon vide de toute voile ennemie.
Comment imaginer que
ce canon rongé par les siècles a si souvent
craché le feu et la mort pour l’or, la
pourpre, le sel et l’ivoire… ?
e classicisme à l’euro-péenne
de la Porte de la Marine et le bois fatigué d’une
barque de pêcheur, arrière-petite-fille
d’un boutre barbaresque… Essaouira, ou la
rencontre de deux mondes…
À deux pas de la criée,
entre matous insatiables et charognards ailés,
les sardines, les loups, les turbots, les araignées,
les homards et les soles se retrouveront, à
peine sortis de l’eau, sur les étals tous
identiques des cabanons de l’Association professionnelle
des Grillades de Poissons. L’adresse des vrais
amateurs…
Sentinelle attentive, il veille sur
ce qui, pour nous,
est une barque, et pour lui un garde-manger…
Taros Café, Taros bouquiner,
Taros chiner, Taros danser, Taros manger… Taros
Taros , branché, chébran… Pour voir
et être vu, pour ne pas quitter Essaouira sans
s’être attablé dans ce haut lieu
de la culture souirie…
Artistes nés ou artistes niais,
il faut de tout pour faire du beau. Aucune ombre au
tableau ? Voire…
Entre poudre de perlimpinpin, plantes
non identifiées pour décoction anti-stress
et viagra berbère, l’essentiel est d’avoir
la foi… Une chose est sûre, avec la concurrence
du souk aux épices, les multinationales de la
pharmacopée n’ont qu’à bien
se tenir…
On fuit le voleur d’âmes
comme on se protège des vents et du sable…
Quoi de plus naturel ?
Le quartier du Mellah, patiné
par le temps, par les éléments, par les
événements… On le dit parent pauvre
de la médina des vents.
Silence… Respect... « Celui qui arrivera
pauvre, repartira riche », dit le sultan Sidi
Mohammed Ibn Abdallah, fondateur d’Essaouira.
À n’en pas douter, le « Bien Inspiré
» parlait seulement de cette richesse qui n’a
pas de prix, celle de la noblesse de cœur, celle
qui habite les « peuples souiris ». La richesse
sonnante et trébuchante reste, quant à
elle, un espoir souvent déçu…
Parce que les portes de la médina
ne se ferment plus au crépuscule, comme autrefois…
Parce que les temps anciens de la peur sont révolus,
le glacis fortifié n’est plus qu’un
immense terrain de jeux…
À la Tour de l’horloge,
l’entrée des artistes, celle par laquelle
on pénètre dans les entrailles toujours
chaudes de la kasbah. |
|
|
|
|
|








|
Chant
des vagues, vagues des champs...
À pied, à vélo,
à cheval, à dos de dromadaire, en quad,
en voiture de tourisme tout terrain, et si le temps
le permet, en bateau, la presqu’île d’Essaouira,
entourée de dunes vives et d’une ceinture
verte créée par l’homme au cours
du XXe siècle pour lutter contre l’ensablement,
est un point de départ idéal pour des
excursions de quelques heures ou sur la journée.
À l’image de la quiétude qui règne
à l’abri des remparts de la ville, les
abords immédiats et la région alentour
semblent eux aussi baignés d’une authentique
douceur de vivre. Les populations, arabophone au nord,
berbérophone au sud, cosmopolite au centre, en
sont le plus vibrant exemple. Mais attention, si la
« Bien Dessinée » fourmille d’une
activité artisanale et artistique intense, il
ne faut pas s’attendre, en battant la campagne
ou en longeant les côtes sauvages, à trouver
des trésors inestimables. Ici, les casbahs spectaculaires
et les palais légendaires ne sont plus que vestiges.
Tant pis pour les uns ou tant mieux pour les autres,
c’est selon. Car arpenter la nature environnante
au gré de caps érodés par les vagues,
de futaies aussi denses que fragiles ou de points de
vue époustouflants, c’est accepter de se
faire tout petit, condition sans laquelle on prend le
risque de passer à côté de l’essentiel.
Ainsi, et à l’exception notable de Safi,
la cousine du nord injustement délaissée,
pourtant si riche et attrayante, les paysages font presque
partout cavalier seul, et le font bien. Des flâneries
dans de truculents marchés de campagne aux randonnées
de montagne en passant par les balades le long de l’une
des plus belles parties de la façade atlantique,
les environs d’Essaouira offrent une immersion
dans un univers multiforme et haut en couleur, à
moins de deux heures de route de Marrakech.
Côte nord
Safi… et bien plus encore…
La route côtière qui mène à
Safi offre des chemins de traverse et des haltes qu’on
aurait tort d’ignorer. Il en est ainsi du belvédère
du Poste Watier, qui permet d’appréhender
la presqu’île d’Essaouira, de comprendre
quel enjeu crucial commanda les travaux titanesques
de fixation du système dunaire et, enfin, d’admirer
la nette séparation des eaux, entre la couleur
rouge brique des sédiments charriés par
les oueds et le bleu profond des eaux poissonneuses.
Plus loin, le petit village de pêcheurs de Moulay
Bouzerktoune, spot en vogue pour véliplanchistes
confirmés, précède le spectacle
d’une interminable plage flanquée d’un
erg entrecoupé de cultures gagnées sur
le sable. L’arrivée sur Safi par son complexe
industriel vite oublié laisse découvrir
alors une ville paisible, étonnamment jeune et
photogénique, qui ne peut se réduire à
ses conserveries de poissons. Car, celle qui fut un
comptoir commercial bien avant sa voisine du sud, recèle
des pépites qui justifient le détour :
calèches colorées, rues arborées,
quartiers résidentiels cossus, entrailles d’une
médina fortifiée par les Portugais et
qui abrite, entre autres, les vestiges d’une cathédrale
détruite en 1541. C’est là, au pied
du flanc nord de la citadelle de la « Kechla »
et de son Musée national de la Céramique,
qui n’en finit pas d’être restauré,
que l’argile drainé par l’oued Chaâba
fait, depuis des lustres, la renommée des artisans
céramistes de la « colline des potiers
». En déambulant parmi ses fours ocre rose
tout barbus de leurs genêts de chauffe, on se
fera expliquer l’art millénaire d’une
poterie émaillée de couleurs vives et
de motifs ancestraux. Enfin, cette cité que l’on
voit désormais d’un autre œil, mérite
une ultime visite à son Château de la Mer,
gardien d’une collection de pièces d’artillerie
patinées, inexorablement pointées vers
une armée pacifique de goélands et d’embruns...
Coup de cœur
Villa Clémentina
Km 12, route côtière de Safi. Tél.:+
212 (0) 24 47 30 30 / 71 08 46 29 / 61 08 87 09 - Email
: villaclementina@yahoo.fr
Non loin de l’un des plus beaux points de vue
sur la presqu’île, cette maison de campagne
chamarrée de couleurs vives se fond dans un petit
jardin-verger bordé de murets en pierre qui en
soulignent les contours. La chaleur des intérieurs
et les dimensions généreuses des chambres
en font un lieu de villégiature original, à
quelques minutes du centre de Mogador. Piscine. Cheminées
dans toutes les chambres. Double : 550 Dh. Triple :
600 Dh. Cottages privatifs jusqu’à cinq
personnes : 1000 Dh. Petit déjeuner. Menu complet
(hors boissons) : 120 Dh.
Que la campagne est belle !
À l’intérieur des terres, la campagne,
galbée de vallons, irriguée d’oueds
vagabonds, morcelée de petits murets en pierre,
cultivée en jardins de poupées, et au
terroir si fertile qu’elle se pare d’un
vignoble réputé, prend à ce point
les traits d’une « petite Toscane »
qu’on ne sait plus à qui, de la nature
ou de l’homme, revient ce miracle de sensualité.
Les alizés assourdissants, les déferlantes
cinglantes et leurs fulminations iodées semblent
aussi loin qu’ils sont proches en réalité.
Dans cet univers apaisé, si propice à
la paresse et à la volupté, se tient pourtant
l’un des plus grands marchés du Sud marocain.
C’est à la couture de l’aube et de
la nuit qu’il suffira de suivre la course effrénée
d’ânes attelés en quête de
ce Graal dominical qu’est le souk de Had Draâ.
À mille lieues des déballages pour chalands
distraits, quelques hectares exhibent à ciel
ouvert tout ce dont le monde a besoin. Ici, c’est
le territoire des hommes. On y travaille, on négocie
ferme, le touriste peut passer, on ne s’en soucie
guère. Pas plus que des biquettes ou des volailles
qui attendent leur tour sous le regard aiguisé
des bouchers. Les dromadaires, ivres de fureur, sont
chargés à bout de bras et à coups
de bambous dans les camions scientifiquement surchargés.
Les âmes sensibles détourneront les yeux
et iront trouver leur bonheur chez les réparateurs
en tout genre, les menuisiers, les fripiers, les forgerons,
les pépiniéristes… enfin, dans tout
ce qui provient des contrées voisines avant que
d’y retourner. Et si quelque marchandise prend
la direction des hauts plateaux du pays Haha, bienheureux
celui qui l’y convoie et va traverser cet éden.
Partout, dans les forêts de thuyas, dans les vallées
rouges, dans les casbahs oubliées, dans les djebels
inviolés, il voudra sans doute s’arrêter,
et jouir de ce rien ; un rien si plein qu’en langage
berbère il signifie : bien plus qu’il n’en
faut.
Coup de cœur
Kahina, l’auberge du bout du monde…
Pointe d’Imsouane. Tél. : + 212 (0) 28
82 60 32. - Contact France : + 33 (0) 6 66 65 39 43
- Site : www.kahina.free.fr
Surf school, surf camp, surf trip… « La
Mecque des surfeurs », à cheval entre falaises
et océan, domine le spot tant convoité.
Si la quête de la vague prime habituellement sur
celle du confort, ici, les deux font plutôt bon
ménage. Cours encadrés par Franck (Brevet
d’État). Sanitaires collectifs. Chambre
double avec terrasse, en pension complète : 260
Dh. Cours avec matériel et assurance : 600 Dh
la journée. Location de matériel, planche
et combinaison : 150 Dh. Restauration : compter 100
Dh (hors boissons). |
|




|
Côte
sud
En glissant vers le sud…
Sur la piste des caps, on laissera bien vite le village
de Diabat aux fantômes de sa période hippie
et à l’ombre de Jimmy Hendrix qui semble
éternellement y planer, ainsi que l’ambitieux
projet de complexe touristique, espéré
par les uns et redouté par les autres. Si les
temps ont bien changé depuis les années
soixante-dix, l’esprit, certes plus policé
qu’auparavant, perdure. Le cap Sim n’est
pas loin, le souffle parfois hostile de sa houle tapageuse
balayant le littoral attire désormais des nomades
d’un nouveau genre : funs boys funambules et retraités
itinérants. Leurs camping-cars et leurs bivouacs
improvisés font aujourd’hui partie du paysage.
L’océan et la côte, à plus
d’un titre spectaculaires, sont ainsi devenus
ce terrain de jeu, ou de promenade, prisé des
chasseurs de rêves et des amateurs de sensations
fortes. Mais gare aux impétueux. Car si cette
côte aux baignades dangereuses, aux forts courants
et aux eaux froides, prend ici ou là des allures
de paradis perdu, elle n’en reste pas moins, par
la force brutale de ses éléments, un milieu
imprévisible. Alors que le hameau de Sidi Kaouki
déroule son immense plage où cohabitent,
au rythme des marées, les chevauchées
cavalières, le ballet coloré des voiles
de kite, les autochtones et les touristes de toutes
nationalités, le cap Tafelney, du haut de ses
falaises vertigineuses, marque la transition d’une
nature qui se fait plus aride et plus sauvage. L’arrivée
à la pointe d’Imsouane, par une route serpentant
à flanc d’une montagne mouchetée
d’arganiers, pourra surprendre. En effet, le bétonnage
mal inspiré de ce village de pêcheurs posé
sur la grande bleue fait quelque peu tache dans le décor.
Heureusement, les marins et les surfeurs continuent
à lui donner un supplément d’âme.
Le charme est là, qui opère encore, faisant
flotter, on le souhaite pour longtemps, comme un parfum
de bout du monde.
Coup de cœur
Le Jardin des Douars
Route P8 entre Essaouira et Ounagha, à Sidi Yassine.
Tél. / fax : + 212 (0) 24 47 64 92. - GSM + 212
(0) 64 24 00 05 / 61 32 15 54.
Email : lejardindesdouars@yahoo.fr - Site : www.jardindesdouars.com
Sortie de l’imagination fertile de Jean et Aurélio,
cette kasbah du Sud au jardin exotique s’étalant
en terrasses jusqu’à une piscine prolongée
d’un oued pourrait être un rêve de
retraite pour tout botaniste… même en herbe.
La succession de patios gaiement colorés et les
nombreux témoignages d’un goût certain
pour l’art africain font de cette réussite
architecturale le cadre idyllique pour des séjours
au long cours. Chambre double : 800 Dh. Mini-suite pour
trois personnes : 1 100 Dh. Appartement pour quatre
personnes : 1 320 Dh. Petit déjeuner. Menu à
150 Dh.
Pratique Essaouira
À Essaouira
Où loger ?
Dar Adul, 63, rue Touahen. Tél.
: + 212 (0) 24 47 39 10 - Site : www.dar-adul.com -
Cette ancienne maison de notaire, restaurée par
Brigitte et Michel Gandin, allie confort cosy
et caractère souiri grâce à une
décoration soignée et à un mobilier
recherché. Nombreuses prestations. Pour deux
personnes avec petit déjeuner : Suite 70 ¤
; chambre double 55 ¤.
|
Riad
Marosko, 66 impasse, rue d’Agadir.
Tél. : + 212 (0) 24 47 54 09
Site :www.essaouiranet.com/riadmarosko
Ici, on ose les mélanges et on le fait bien !
À chaque niveau sa couleur : jaune, fauve, bleu
et rouge Marrakech pour la terrasse. Un ensemble harmonieux
et réussi. Mini-suites 2 à 5 personnes
: 50 à 95 ¤ ; suite 2 personnes : 60 ¤
(petit déjeuner).
Dar Nafoura Mogador,
30, rue Ibn Khaldoun. Tél. : + 212 (0) 24 47
28 55 - Site : www.darnafoura.com - La « Maison
de la Fontaine » a été acquise par
Sylvie et Jacques sur un coup de cœur. Elle est
pour leurs hôtes de passage l’assurance
d’un séjour heureux.
Chambres et suites pour 2 personnes : de 46 à
73 ¤. Pour la location exclusive (20 personnes
maxi) : 450 ¤ (petit déjeuner).
Lalla Mira, 14, rue
d’Algérie. Tél. : + 212 (0) 24 47
50 46 - Site : www.lallamira.ma - Felie, Allemande «
très bio-très zen » réinvente
le concept du 3 en 1 : l’hôtel aux chambres
conçues pour les allergiques - le plus ancien
hammam de la ville réservé aux femmes
- le restaurant et ses plats végétariens
100 % biologiques. Le tout, chauffé aux panneaux
solaires !
Madada Mogador, (voir
notre rubrique « Mille et Une Nuits », p.108)
5, rue Youssef El Fassi. Tél. : + 212 (0) 24
47 55 12 / 61 77 53 13 - Email : info@madada.com - Site
: www.madada.com
La Casa del Mar, 35,
rue d’Oujda. Tél. / fax : + 212 (0) 24
47 50 91 / 68 94 38 39 - Site : www.lacasa-delmar.com
- Certainement la plus « atlantique » des
maisons d’hôtes, ce Bed & Breakfast
au charme ibérique joue avec goût sur le
thème du blanc et du bleu. Une terrasse panoramique
sur l’océan qui vaut à elle seule
le détour. Chambre double avec petit déjeuner
: 75 ¤. |
Hôtel
émeraude, 228, rue Chbanat. Tél.
/ fax : + 212 (0) 24 47 34 94 - Site : www.essaouirahotel.com
- Frédérique et Stephan ont fait de leur
précieux riad une adresse que l’on voudrait
garder jalousement. Une simplicité de bon aloi
pour un excellent rapport qualité/prix. Chambre
double : 390 Dh. Chambre single : 310 Dh. Avec petit
déjeuner.
L’Heure Bleue Palais,
(voir notre rubrique « Rêve d’Hôtel
»,
p. 38). 2, rue Ibn Batouta. Tél. : + 212 (0)
24 78 34 34 - Fax : + 212 (0) 24 47 42 22 - Email :
info@heure-bleue.com
Site : www.heure-bleue.com - Un Relais & Châteaux
de caractère. Prestations très haut de
gamme. Restaurant gastronomique. Piscine, spa... La
référence. Chambres : 220 ¤. Suites
: de 330 à 390 ¤. Petit déjeuner.
Où déjeuner ou
dîner ?
Sirocco, 15, rue
Ibn Rochd. Tél. / fax : + 212 (0) 24 47 23 96.
Ouvert tous les jours (sauf le samedi en basse saison).
Des cuisines marocaine et française traditionnelles
aussi savoureuses que plantureuses. Belle carte de cocktails,
vins et spiritueux. Menu complet à 95 Dh ; à
la carte, compter 180 Dh (hors boissons).
Le Patio, 28 bis,
rue Moulay Rachid. Tél. : + 212 (0) 24 47 41
66 - Uniquement le soir. Fermé le lundi. Dans
une ambiance « à la bougie », on
y choisit sur une ardoise géante les fraîcheurs
océanes du jour, comme ce tajine de lotte aux
poires aussi remarquable que le service qui l’accompagne.
Entre 150 et 220 Dh (hors boissons). Tapas au bar (35
Dh).
Les Chandeliers,
14, rue Laâlouj. Tél. / fax : + 212 (0)
24 47 58 27 Site : www.leschandeliers.net - Le soir
uniquement, à partir de 18 h 30. Jimmy et Jonathan
sont frères, et c’est certainement ce qui
donne à l’atmosphère de leur restaurant
bar-lounge ce parfum de complicité. Spécialités
françaises, cocktails et alcools. Idéal
pour débuter ou finir la soirée.
Les 3 Portes, 34,
rue l’Attarine. Tél. : + 212 (0) 68 86
49 63 / 66 64 62 61. Fermé le lundi. L’endroit
est aussi petit et plein de charme que la cuisine et
l’accueil y sont sans fausses notes. Spécialités
italiennes allant de la pizza, du risotto ou des lasagnes
aux pâtes créatives, en passant par le
melon au jambon cru. Menu complet : 100 Dh (hors boissons).
Belle de Mai, Km
7, route d'Agadir.
Tél. : + 212 (0) 24 47 21 49 / 74 03 80 33
Email : quoideneufici@yahoo.fr - Site : www.hotel-essaouira.com
- Patricia, Marseillaise et fière de l’être,
vous attend à l’ombre de sa terrasse pour
déguster une cuisine provençale et marocaine
inventive. Et pourquoi pas, pour une authentique bouillabaisse
à commander 48 h à l’avance. Entrée
: 45 à 60 Dh ; plats : 55 à 90 Dh ; dessert
: 15 à 25 Dh. Bouillabaisse : 190 Dh.
Océan Vagabond Plage
d’Essaouira, Bd Mohammed V. Tél.
: + 212 (0) 24 78 39 34. Les pieds dans l’eau
ou la tête dans les étoiles, la cabane
de Marie, façon beach-club, est le meilleur moyen
de « décrocher » de la ville. Petit
déjeuner, salades, pizzas, tartes salées,
barbecues, cocktails, music live et transats…
Petits prix et plaisir garanti ! (8 h-23 h).
Taros, place Moulay Hassan.
Tél. : + 212 (0) 24 47 64 07 - Fax : + 212 (0)
24 47 64 08 - Site : www.taroscafe.com - 11 h-16 h et
18 h-02 h. Fermé le dimanche. Ce restaurant,
bar, boutique, galerie d’art et bibliothèque
est devenu en quelques années un lieu de passage
presque obligé, en tout cas « dans le vent
», comme le suggère son nom. Compter entre
170 et 250 Dh (hors boissons).
Le 5inq (voir notre
rubrique « Addition », p. 104) 7, rue Youssef
El Fassi. Tél. + 212 (0) 24 78 47 26
Email : annemariett@hotmail.com - Uniquement le soir.
Fermé le mardi. Réservation conseillée.
Association professionnelle des Grillades de Poissons,
Place Moulay Hassan, entre le port et la médina.
Comment passer à côté de la vingtaine
de cabanes-restaurant où l’on déguste,
au son des goélands, les trésors de la
mer ? Les tarifs sont réglementés et affichés.
Le kilo de homard : 350 Dh.
Se détendre
Hamman Mounia, rue
Oum Rabii. Tél. : + 212 (0) 67 23 65 05. Dans
la plus pure tradition souirie : hammam, soins du corps
et du visage, massages, hydro-massages, dessins au henné,
jacuzzi, fitness, musculation, aromathérapie…
Produits cosmétiques, diététiques
et de beauté, bio. Grand forfait VIP : 700 Dh.
Femmes : 12 h 30-18 h 30. Hommes : 18 h 30-22 h 30.
Circuler
Kinabo Car,14, rue
Ben Khaldoune - av. Med. El Qory (Souk Ouaka). Tél.
: + 212 (0) 24 78 51 05 / 60 74 19 09 / 61 24 76 25
Site : www.kinabocar.com - Louez une voiture neuve et
bénéficiez de prestations uniques :
livraison gratuite à domicile (jusqu’à
300 km), assurance tous
risques, kilométrage illimité, prêt
de siège enfant et galerie…
De 300 à 1 500 Dh / jour.
Pratique les environs d’Essaouira
Autour d’Essaouira
Kahina, l’Auberge
du Bout du Monde (voir notre « Coup de cœur
», p. 63). Pointe d’Imsouane, route côtière
d’Agadir. Tél. : + 212 (0) 28 82 60 32
- Contact France : + 33 (0) 6 66 65 39 43 - Site : www.kahina.free.fr
Villa Clémentina
(voir notre « Coup de cœur », p. 61).
Km 12, route côtière de Safi. Tél.
+ 212 (0) 24 47 30 30 / 71 08 46 29 / 61 08 87 09 -
Email : villaclementina@yahoo.fr
Le Jardin des Douars
(voir notre « Coup de cœur », p. 65).
Route P8 entre Essaouira et Ounagha, Sidi Yassine. Tél.
/ fax : + 212 (0) 24 47 64 92 - GSM : + 212 (0) 64 24
00 05 / 61 32 15 54 - Email : lejardindesdouars@yahoo.fr
- Web : www. jardindesdouars.com
Où déjeuner ?
Où dîner ?
Le Km 8, route d’Agadir,
huitième kilomètre. Tél. : + 212
(0) 66 25 21 23. Fermé le lundi. Les connaisseurs
d’Essaouira s’y donnent volontiers rendez-vous.
Spécialités marocaines comme le tajine
de kefta de chameau ou la fameuse choucroute de la mer.
À la carte, compter 200 Dh. Menu du jour à
100 Dh (hors boissons).
Lawama Plage de Moulay Bouzarktoune,
route côtière de Safi. Tél. : +
212 (0) 24 78 36 30 / 61 48 72 21 - Email : darlawama@yahoo.fr
- Site : www.lawama.free.fr/ - Fettah et Barbara ont
ouvert leur vigie gourmande devant un haut lieu du windsurf
et du kitesurf. Une cuisine sans chichis à savourer
sur la terrasse panoramique. Compter 100 Dh (hors boissons).
Domaine du Val d’Argan,
le restaurant du vignoble. Ounagha, km 35, route de
Marrakech. Tél. : + 212 (0) 60 27 90 24 / 60
73 88 86 - Fax : + 212 (0) 24 47 26 79 - Email : d.valdargan@menara.ma
- Charles Mélia produit des vins réputés
issus de cépages rhodaniens. Le restaurant panoramique
donnant sur le vignoble propose un repas-dégustation
à 200 Dh, vins compris évidemment.
Chez Gégène,
11, rue de la Marne, à Safi (derrière
le Château de la Mer). Tél. : + 212 (0)
24 46 33 69 / 61 24 81 77. Une simplicité s’accordant
à une cuisine honnête et variée
de type brasserie. Notre loup grillé au fenouil
et notre entrecôte frites maison étaient
succulents. Compter 150 Dh (hors boissons).
À vivre…
Vous avez exploré Essaouira, visité le
port, la Skala de la kasbah et ses artisans, le quartier
du mellah, les galeries d’art et les différents
souks… Voici encore quelques idées…
Marché de Had-Draâ,
(le dimanche). À 30 km d’Essaouira, route
de Casablanca. C’est l’un des plus importants
du Sud marocain. Ici, on travaille, on négocie
ferme. Le touriste peut y faire son tour, on ne s’en
soucie guère…
Navette des îles Mogador,
sur le port. Tél. : + 212 (0) 64 32 64 93. Balade
de 2 heures autour des îles Purpuraires. Pêche
en mer à la journée, sur réservation.
Tous les jours en fonction de la météo.
Ranch de Diabat, route
d’Agadir, Village de Diabat. Tél. :
+ 212 (0) 70 57 68 41. Balades et galops sur la plage.
Demi- journée : 250 Dh. Journée avec pique-nique
: 450 Dh. Également randonnées de 2 à
6 jours.
La Maison du Chameau,
Km 7, route de Marrakech (2 km de piste jusqu’au
Douar Al Arab). Tél. / fax : + 212 (0) 24 78
50 77. Randonnées à dos de dromadaires
blancs du Mali. 100 Dh l’heure, 390 Dh la journée
avec pique-nique.
Essaouira Quad, 280
quartier Azelf, 44100 Essaouira. Tél. : + 212
(0) 72 15 32 95 - Site : www.essaouiraquad.com - À
la découverte de l’inaccessible…
grandeur nature ! Quads de 125 à 350 cm3.
Club Mistral Essaouira,
plage d’Essaouira, Bd Mohammed V. Tél.
: + 212 (0) 24 78 39 34 - Email : morocco@club-mistral.com
- Windsurf, kitesurf, surf… Cours et locations
dans le vent, 365 jours par an !
Accor Thalassa Essaouira,
Sofitel Mogador, bd Mohammed V. Tél. : + 212
(0) 24 47 90 00 – Fax : + 212 (0) 24 47 90 80
- Email : h2967@accor.com - Site : www.accorthalassa.com
- Thalasso-thérapie, soins, hammam, esthétique,
programmes de remise en forme... Tarifs par personne
: pour 4 soins par jour, 950 Dh ; formule sur 6 jours
: 5 100 Dh / 4 soins / jour.
Festival d’Essaouira
Gnaoua et Musiques du Monde, 9e édition,
du 22 au 25 juin 2006. Renseignements : + 212 (0) 22
36 34 05/17 - Email : a3.festival@menara.ma - Site :
www.festival-gnaoua.co.ma
Et si vous allez jusqu’à Safi, n’oubliez
pas de vous rendre à la « colline des potiers
». Impossible de la manquer : le balisage est
omniprésent. Ouverture tous les jours par beau
temps.
Syndicat d’initiative,
10, rue du Caire. Tél. : + 212 (0) 24 78 35 32
– Fax : + 212 (0) 24 78 35 30. Du lundi au samedi,
de 9 h à 12 h et de 15 h à 18 h 30 (19
h en juillet et août).
Sites web pour des informations sur la ville, les événements,
restaurants, hôtels, les artisans, les activités,
la météo… : www.mogador-essaouira.com
- www.essaouiranet.com - www.essaouira.com
Liaisons aériennes : les prix et les fréquences
sont fluctuants. Royal Air Maroc : 08 20 82 18 21. Site
: www.royalairmaroc.fr. Safar Tours : + 33 (0) 1 44
70 62 62 . Site : www.safartours.fr
|
|
| |
|
|