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| La
5e édition du FIFM, un bouillon de cultures |
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L'étoile d'Or - Grand
Prix
Saratan, d’Ernest Abdyshaparov

Prix du Jury (ex-aequo)
C.R.A.Z.Y., de Jean-Marc Vallée
Prix
du Jury (ex-aequo)
Bab el Makam, de Mohamed Malas

Prix d'Interprétation
masculine
Daniel Day-Lewis
(The ballad of Jack and Rose,
de Rebecca Miller)
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5e
Festival international du film de marrakech Un bouillon
de cultures
Atravers sa 5e
édition, le Festival international du film de
Marrakech (FIFM) a de nouveau démontré
que le Maroc savait honorer le 7e art et accueillir
comme il se doit les monstres sacrés… Première
constatation : la cuvée 2005 a confirmé
la hausse constante de la qualité de programmation.
L’heure du palmarès venue, Jean-Jacques
Annaud, Président du jury, a tenu à expliquer
que les jurés n’étaient pas tombés
dans le « piège de la discrimination positive
». Si cette année encore, aucun prix n’est
revenu à l’unique film marocain en compétition,
c’est une autre fiction du Sud, Saratan, du Kirghize
Ernest Abdyshaparov, qui a reçu l’Étoile
d’or, la distinction suprême du FIFM. D’autres
œuvres sur le bouillonnement de la condition humaine,
C.R.A.Z.Y. du Québécois Jean-Marc Vallée
et Bab el Makam du Syrien Mohamed Malas, ont été
distingués ex æquo par le Prix du jury.
C’est le cinéma dans toute sa diversité
qui est ainsi célébré. Autre dimension
de cette « globalité » du FIFM :
l’atelier co-animé par l’Américain
Martin Scorsese et l’Iranien Abbas Kiarostami,
pour huit réalisateurs marocains en devenir et
autant d’américains, dans le cadre d’un
partenariat avec le Tribeca Film Festival de New York.
Une expérience
transculturelle qui restera dans les annales... D’ores
et déjà, le FIFM prévoit, pour
son édition 2006, d’ouvrir un tel atelier
à des candidats de tout le bassin méditerranéen.
Parallèlement à la mise en valeur du cinéma
stricto sensu, le Festival de Marrakech est une occasion
de faire des rencontres, de sortir les strass et les
paillettes, de vivre la Ville Ocre la nuit. L’une
des soirées les plus convoitées de l’édition
2005 était celle organisée en l’honneur
du « Cinéma du monde » par la Fondation
du FIFM, avec le partenariat de Canal + et le parrainage
de « Couleurs Marrakech ». De Kiarostami
à Emma de Caunes, en passant par Saïd Taghmaoui
et Amina Rachid, les invités triés sur
le volet ont répondu présent à
La Sultana.
La chaîne cryptée s’est également
impliquée dans le festival en assurant une couverture
quotidienne, renforçant la légitimité
du festival à l’écran. La présence
de Monica Bellucci ou de José Garcia contribuait
à la médiatisation internationale de l’événement.
L’acteur était membre de la délégation
espagnole conviée à l’hommage rendu
– avec force attentions – au cinéma
hispanique. Une façon supplémentaire d’ouvrir
toujours plus la fenêtre du festival – et
donc du Maroc – sur le monde…
À l’année prochaine ! D.F.
Palmarès
La cérémonie de clôture du 5e Festival
international du Film de Marrakech, présentée
par Rachida Khalil et Laurent Veil, a connu plusieurs
moments forts : l’hommage à Abbas Kiarostami
précédé d’un émouvant
discours de son ami Martin Scorsese, la joie pudique
de Daniel Day-Lewis, le bonheur d’Ernest Abdyshaparov,
l’éblouissante apparition de Monica Bellucci...

Prix d'Interprétation
féminine
Shirley Henderson
(Frozen, de juliet McKoen)
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PORTRAITS
Pour la 5e édition du Festival international
du Film de Marrakech, la Ville Ocre a su concilier à
la
perfection fête et cinéphilie. Un jury
studieux, une sélection de grande qualité,
des horizons cinématographiques variés,
des spectateurs nombreux et attentifs, voilà
pour la face “sérieuse”. Des soirées
paillettes, des nuits strass, voilà pour la face
“festive”. Si le cinéma est une industrie,
il est aussi porteur de rêve :
le FIIFM a su trouver le juste équilibre entre
ces deux aspects apparemment contradictoires. |
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GROSPLAN
L’atelier Kiarostami / Scorsese
C’est un atelier unique qui a été
créé à Marrakech dans le cadre
du FIFM. Un atelier cinéma animé par un
Occidental, Martin Scorsese, et un Oriental, Abbas Kiarostami.
Cette master class a été dispensée
à de jeunes réalisateurs en devenir, huit
Marocains et huit Américains, tous rigoureusement
sélectionnés. “Abbas Kiarostami
a fait un petit miracle, celui de montrer la richesse
d’un retour au B.A.BA
des choses...”, commente l’un des pédagogues
venus en renfort, Hakim Bellabès, cinéaste
en résidence d’artiste et professeur de
cinéma aux États-Unis. De son côté,
Matin Scorsese a montré les fims qui ont influencé
sa carrière. Dans quelques mois, les stagiaires
marocains franchiront l’Atlantique pour rejoindre
leurs condisciples américains et achever la seconde
partie de
leur formation. “Une démarche plus porteuse
d’espoir que la diplomatie”, estime Hakim
Bellabès. Les courts-métrages qui seront
créés lors de ce cursus, devraient être
produits par
la télévision publique du Royaume.
Couleurs Cinéma, le
quotidien du FIFM
Couleurs Com, société éditrice
du magazine “Couleurs Marrakech”, a été
partenaire officiel du FIFM. Elle a réalisé
toute la communication imprimée du Festival —
brochures, catalogues, dépliants — et en
a réalisé le site web. Pendant dix jours,
elle a également publié un quotidien
de seize pages qui, outre de nombreux portraits, des
interviews et des articles de fond d’une
grande densité — une riche “Histoire
du cinéma au Maroc”, par exemple —
a été pour les
festivaliers une mine de renseignements
pratiques et d’informations.
L’ambassadrice de Cartier
Partenaire officiel du Festival, Cartier a choisi d’être
représenté en beauté par l’actrice
Monica Bellucci. Conviée spécialement
pour l’occasion par Bernard Fornas, Président
de Cartier International, elle a honoré de sa
présence la soirée de clôture et
a remis le Grand Prix de
l’Étoile d’Or à Ernest Abdyshaparov.
Hommages
L’invité d’honneur de cette 5e édition
du FIFM était le cinéma espagnol. En neuf
jours, 41 films signés des plus grands noms,
de Bunuel à Almodovar, ont été
projetés, dresant un panorama passionnant de
l’une des écoles cinématographiques
les plus créatives de ces dernières décennies.
Par ailleurs, le Festival a décerné
un hommage particulier au comédien marocain Amidou,
et pour l’ensemble de leur œuvre, à
trois monstres sacrés du cinéma international,
l’Américain Martin Scorsese, l’Iranien
Abbas Kiarostami et l’Indien Yash Chopra. |
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zoom
LE CINÉMA MAROCAIN DANS LE MONDE Alors que la
Ville Ocre était sous les feux des projecteurs
avec la 5e édition du Festival International
du Film de Marrakech, le cinéma marocain était
sur la scène internationale, fort du nouveau
dynamisme dont il fait preuve aujourd’hui…
Déjà récompensé du Grand
Prix Tanit d’Or au Festival de Carthage, en 2004,
à Casablanca les anges ne volent pas vient de
remporter le Grand Prix du jury de la 7e édition
du Festival international du Film de Manille.
Premier long-métrage marocain indépendant,
tourné entièrement à Londres et
en anglais,
The winter sun is a lie (Le soleil de l’hiver
est un mensonge) décroche le Prix du Meilleur
Film au Festival international Digital Film de New-Delhi.
Consacré avec les prix de Meilleur film et Meilleur
acteur au Festival international du Film de Mar el Plata
2005, en Argentine, Le Grand Voyage, d’Ismaël
Ferroukhi, a fait grand bruit au dernier Festival mondial
du Cinéma du Cap, en Afrique du Sud. Une mention
spéciale dans la catégorie Meilleur Film
lui a été décernée.
« Pays star » de cette 32e édition
du Festival international du Film Indépendant
de Bruxelles, le Maroc a tenu ses promesses et
le Président du jury, Nourreddine Saïl,
D.G du Centre cinématographique marocain et vice-président
délégué de la Fondation du Film
international de Marrakech, n’est pas rentré
les mains vides. Le Grand Prix toutes catégories
revient à Tarfaya, de Daoud Aoulad-Syad, le Prix
du Meilleur Scénario est attribué à
Mohamed
Ismail (en collaboration avec Mohamed Mouftakir et Ismaïl
Saïdi) pour Ici et Là, de Mohamed Ismaïl
et, enfin, le Prix du Meilleur Film engagé au
service d’une cause à Destin de Famille,
de Younes Reggab.
Des encouragements prometteurs pour deux cinéastes
marocains au Festival du Film de Montpellier, avec l’attribution
de mentions
spéciales pour Mémoire en détention,
de Jillali Ferhati, dans le cadre du Prix Jeune Public
et pour le court-métrage Une place au Soleil,
de Rachid Boutounes, dans le cadre du Prix Spécial
du jury. Hôte d’honneur, le Ministre marocain
de la Culture, Monsieur Achaari, a donné le coup
d’envoi de la 4e édition du Festival du
Film Marocain aux Pays-Bas. « Cinémar »,
dont
l’objectif est le développement culturel
et le
rapprochement entre les deux pays, a lieu tous les deux
ans et présente des films produits
au Maroc, ou par des Marocains à l’étranger.
Durant dix jours et dans sept villes néerlandaises,
dont La Haye et Rotterdam, la session 2005
a présenté un nombre important de films
qui
ont connu un succès international, comme
à Casablanca les anges ne volent pas, ou
Le Grand Ambassadeur, d’Ismaël Farrouhi.
Les projections ont été accompagnées
de débats
et séminaires sur le thème emblématique
de
l’expression et de l’émancipation
féminine.
Zoom sur un succès
La réalisatrice Yasmine Kassari
n’en finit pas d’être couronnée
de récompenses et son premier long-métrage
sur le mythe de L’enfant endormi est en passe
de devenir un film culte… Forte d’une bonne
vingtaine de trophées depuis sa sortie en 2004,
de la mention Meilleur Film à la Mostra de Venise
et à la Mostra internationale de Barcelone, en
passant par le Prix spécial du jury au 19e Festival
International de Films de Fribourg, en Suisse, cette
production franco-belge reçoit cet automne encore
le Prix Spécial de la Meilleure Réalisatrice
européenne lors du 3e Festival international
du Film de Copenhague. Une date à noter : la
sortie du film en France, le 28 décembre 2005.
Son site web : www.lenfantendormi.be D.R. |
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l’événement
la fondation fifm, canal+ et “COULEURS” À
La SULTANA
Le succès a été grand pour la soirée
organisée en l’honneur du cinéma du
monde à La Sultana — l’une des adresses
les plus élégantes de Marrakech —,
par la Fondation du FIFM, avec la partici-pation de Canal
+ Cinéma et le parrainage de Couleurs Marrakech.
D’Abbas Kiarostami à Amidou, en passant par
Saïd Taghmaoui ou Emma de Caunes, les invités
triés sur le volet ont répondu présent.
Chaîne phare du cinéma, Canal + Cinéma
n’avait pas été présente au
FIFM depuis 2002. Ce retour comprenait une couverture
quotidienne du Festival, qui a considérablement
amplifié la média-tisation internationale
de l’événement. |
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