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| Mille
et une nuits |


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L’Auberge
Tigmmi Comme la vie peut-être simple…
S’isoler sans pour autant se couper
du monde, se garder des rumeurs de la ville et du tumulte
de la vie, c’est sans doute ce qui a incité Guillaume
Masselot, un Français trentenaire originaire du Lot,
à élire domicile à deux pas de la palmeraie
de Tiout. Avec pour horizon les contreforts de l’Anti-Atlas
et pour espace de méditation la vallée du Sous,
l’auberge de celui qui a tout quitté sur un coup
de tête autant que sur un coup de cœur ne pouvait
rêver meilleure situation.
À l’orée d’une palmeraie ornée
d’un douar préservé, les séjours
en cette terre bénie se déroulent au rythme
de leurs éternelles locataires, les bienheureuses tortues
de Tigmmi.
On entre par un porche qui s’ouvre sur une cour intérieure,
royaume des bougainvilliers, des citronniers et des orangers
; et dès le premier regard on a la certitude qu’il
serait vain d’en rajouter pour se sentir ici chez soi,
qu’on pourra enfin prendre le temps d’achever
la lecture toujours repoussée d’un roman ou,
pourquoi pas, d’entamer l’écriture de celui
qu’on porte depuis déjà trop longtemps.
En écho à son agencement extérieur, l’immense
pièce à vivre précédée
d’un vestibule presque nu nous rappelle à la
simplicité d’une vie en collectivité qui
n’exclut cependant pas des moments plus intimes.
C’est un peu la richesse et le paradoxe des lieux :
les colonnes du très vaste carré de vie se marient
à merveille aux abats-jour Ikéa qui les toisent
; les tables de repas minimalistes en bois brut naturel font
bon ménage avec une commode années 30 chinée
dans une vente aux enchères ; le salon marocain tendu
de blanc et de couleurs vives est sans complexe devant la
démesure de la hauteur sous plafond ; la lumière
du soleil et celle de la lune jouent à tour de rôle
entre les lames des volets intérieurs qui habillent
les fenêtres. Un éclectisme ludique doublé
d’une simplicité pleine de fantaisie sont ici
la preuve qu’il suffit de presque rien pour faire un
monde, et qu’il n’est nul besoin de pasticher
la décoration marocaine pour se sentir au maroc. Côté
chambres, la sobriété est de mise : un lit,
une table de nuit provenant de la vente du mobilier d’un
hôtel, une lampe – elles sont partout différentes
–, un rideau coloré maison et taillé à
la main, prélevé dans un stock de draps réformés,
une salle d’eau et une douche, un point c’est
tout… Qu’on ne sy trompe pourtant pas : le confort
est sans reproche, et cette simplicité est fort loin
de l’ascèse monacale.
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Également sans
chichis et sans fastes inutiles, la cuisine est dans le
goût des lieux, les produits de récupération
en moins, évidemment. Mohamed, dont la générosité
et le talent sont vantés au fil des pages du livre
d’or, est un cuisinier hors pair. Il vous fera peut-être
enfin découvrir ce qu’est réellement
la cuisine berbère : des saveurs nettes et franches,
des harmo-nies qui surprennent mais sans déconcerter,
des alliances inhabituelles et qui pourtant s’imposent
comme des évi-dences. Ainsi, en fut-il de la salade
de lentilles et de citrouille, du poulet à l’abricot,
ou du bœuf aux figues et aux dattes…. Ici point
d’alcool, mais si l’idée de dîner
sans vin vous est vraiment insupportable, personne ne vous
empêchera de vous munir d’un précieux
flacon et de le partager avec les autres convives.
Auberge Tigmmi À 30 km de Taroudant, Douar Anamer,
Commune rurale de Tiout, 83 000, Province de Taroudant.
Tél. / Fax : +212 (0) 48 85 05 55 Chambre single
: 200 Dh.
Chambre double : 300 Dh. Petit déjeuner : 25 Dh.
Menu : de 80 à 140 Dh, comprenant entrée,
plat et dessert.
Thé et café offerts.
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La Diouana
La Diouana Face à la mer Autant le dire d’emblée,
tout séjour bref n’engen-drera que regrets. Car
La Diouana relève d’une subtile alchimie entre
un dimanche à la campagne et des vacances à
la mer. Les familles l’adorent. Les artistes s’y
pressent. Il faut croire que l’inspiration
y vient plus facilement qu’ailleurs… En 1999,
boudant la fièvre normande ou périgourdine entretenue
par ses compatriotes, l’écrivain et journaliste
anglais James von Leyden débarque à Oualidia,
petite station balnéaire au sud d’El Jadida.
Au milieu des cabanons délaissés les trois quarts
de l’année, James visite une modeste maison des
années quarante. Appel à Czarina, son épouse
restée à Londres : « J’ai trouvé
le plus bel endroit du monde ». Après négocia-tions
et moult tracasseries notariales, James achète finalement
la maison face à la mer. « Diouana » en
arabe, c’est la réunion d’amis. Et cette
maison d’hôtes semble justement n’accueillir
que des amis… du Maroc, de Oualidia, de l’océan,
de la nature... Restaurée, aménagée et
décorée à la marocaine avec quelques
clins d’œil à l’Europe, La Diouana
envoûte ses hôtes...
Une allée bordée de palmiers mène à
une sorte de longère blanche aux fenêtres encadrées
de boiseries bleues. Dans un esprit un rien minimaliste, les
murs recouverts de peinture blanche ou enduits de tadellakt
ivoire mettent idéalement en valeur les touches de
couleurs vives des tapis, des coussins, des poufs en cuir
et des bouquets de bougainvillées disposés çà
et là. Les trois chambres sont spacieuses et surtout
très lumineuses. Une petite préférence
toutefois pour la chambre qui fait face à l’océan.
De sa salle de bains en tadellakt rose, on embrasse du regard
toute la lagune de Oualidia… James et Czarina ont opté
pour un mobilier aux lignes épurées. Mais, confort
oblige, les matelas sont larges, les couettes chaudes et moelleuses,
les oreillers de l’épaisseur idéale et
les fauteuils profonds. Objectif atteint…
Du salon, la vue s’arrête
sur l’impeccable jardin aux lauriers-roses avant de
plonger tout droit dans l’océan. Le site change
au rythme des marées, ia lagune s’étire,
s’élargit, se peuple de cormorans, de mouettes
et de flamants roses... La salle à manger, reliée
à la cuisine par un passe-plat en forme de qubba, est
conviviale à souhait. Plusieurs fois par jour, on y
savoure les mets préparées par Fatima, la talentueuse
cuisinière. De retour de pêche, de randonnée
ou de visite au souk, on s’y attarde autour d’un
thé à la menthe. On discute avec Abdillah, qui
dirige La Diouana de main de maître. Vous l’avez
compris, La Diouana est
un univers en soi, une parenthèse hors du temps dont
on s’extrait à regret. Avant de partir, on se
rend une dernière fois dans
le salon-bibliothèque, on s’installe au bureau
face à la mer et l’on signe le livre d’or
: James et Czarina y tiennent beaucoup…
Location de la maison (3 chambres doubles) : 1 450 ¤
par jour (haute saison), ou 1 250 ¤ (basse saison).
Petit déjeuner et ménage inclus.
Déjeuner ou dîner : 100 à 150 Dh + ingrédients
hors boissons).
Activités proposées : pêche, surf, randonnées,
excursions…
La Diouana Oualidia Tél. : + 44 7810
543 951 www.33degreeslatitude.com
james@33degreeslatitude.com |
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