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| Horizons |







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Taroudant,
le repos de la guerrière…
Depuis l’ère préislamique
jusqu’à son baroud d’honneur face
à l’occupant français au XXe siècle,
Taroudannt, carrefour stratégique et passage
obligé du commerce caravanier, a été
le théâtre d’une histoire tourmentée.
Fief de tribus berbères indépendantes,
tour à tour chiite et sunnite, souvent annexée,
détruite ou décimée par la peste,
mais se relevant toujours elle vécut un âge
d'or avant de connaître le déclin... Celle
que l’on nomme aujourd’hui la "petite
Marrakech" en raison de ses remparts, de ses souks
et de ses calèches mérite a plus d’un
titre sa réputation de "ville frondeuse"
au caractère bien trempé.
Porte d’entrée, ou de sortie, du grand
Sud atlantique, la citadelle de Taroudant, solidement
campée à six cent mètres d’altitude
au centre de la vallée du Sous qui porte le nom
de l’oued qui l’irrigue, trône sur
une terre fertile bordée au nord par la chaîne
montagneuse du Haut-Atlas, au sud par le massif de l’Anti-Atlas.
À deux jours de marche du port d’Agadir,
elle est à la croisée des chemins reliant
les régions subsahariennes et leurs trésors
aurifères au Nord marocain dont les débouchés
commerciaux ont toujours été indispensables
à son développement. Cette situation privilégiée,
nécessaire à la compréhension des
enjeux géopolitiques dont elle fut l’objet,
s’est avérée être à
la fois atout et une faiblesse. Objet de toutes les
convoitises, scène de conflits politiques et
religieux incessants, de rébellions, de massacres,
d’intrigues et de glorieux faits d’armes,
Taroudant fut et demeure le foyer d’une population
berbère Chleuh réputée pour son
sens des affaires autant que le centre prolifique d’un
artisanat que Hassan Al Ouazane, géographe arabe
dit Léon l’Africain, qualifiait de "magnifique"
dans sa Description de l’Afrique, il y a près
de cinq cents ans, et dont le génie était
l’œuvre d’un peuple "très
civilisé."
Ainsi, celle qui fut l’une des capitales des émirs
d’Orient bien avant la conquête de l’Islam
allait régner sans partage sur la route de l’or
à la faveur de la domination des Idrissides.
Annexée en 1056 par la dynastie des Almoravides,
elle connaît alors la stabilité politique,
l’essor économique et le développement
urbain. Après un épisode trouble jalonné
de conflits sous les Almohades, elle est détruite
en 1306 par les Mérinides. S’ouvre une
période où son indépendance à
l'égard de tout pouvoir centralisé lui
fait expérimenter un système politique
original fondé sur un gouvernement tournant bi-annuel
partagé par quatre notables. Le blocus portugais
des ports atlantiques la pousse à faire allégeance
aux Saâdiens alors en guerre sainte contre l’étranger
pour le contrôle des grands comptoirs commerciaux.
C’est l’âge d’or, celui où
elle devient de 1520 à 1540 une capitale de ceux
qui rayonne au même rang que Fès ou Marrakech,
celui où Léon l’Africain la qualifie
cité aux "habitants pacifiques." Le
commerce du métal fin, du textile, des ustensiles
en cuivre, du cuir, du sucre, du coton ou du riz prospère
jusqu’à la grande peste du début
du XVIIe siècle qui amorce son déclin,
entraînant avec elle celui de la dynastie qui
la propulsa au sommet. Sous les Alaouites, la perte
de la manne sucrière s’accompagne de celle
de son prestige. En 1912, la vaine résistance
d’Ahmed El Hiba face aux armées françaises
du Protectorat allait sans doute inspirer la prise de
conscience nationaliste des jeunes Roudanis qui rallient
le parti indépendantiste de l’Istiqlal
avant de prendre les armes dans les années Cinquante.
Le Maroc souverain aura su compter sur le sens de l’honneur
des Imazighens de Taroudannt - homme libre en berbère
- comme sur toutes les tribus soussies au cours de ces
deux mille ans passés.
Derrière son enceinte de pisé, Taroudant
abrite des trésors qui ne sont pas toujours ceux
auxquels on pourrait s’attendre. Ici, pas de monuments
époustouflants, ni de palais vaniteux, ni de
lieux branchés pour jeunesse dorée. Si
la beauté des remparts peut suffire à
contenter le touriste trop pressé, les souks
sembleront décevants à qui veut trop comparer.
Ici, le beau ne se cache ni ne s’exhibe. Il est
là, dans le vestibule ouvert de Bab Oulad Bounouma,
une porte qui connut vraisemblablement le dernier souffle
d’un insurgé parmi tant d’autres.
Il est là dans l’étoffe bleue indigo
dont se drapent les femmes mariées ; dans la
kasbah regroupant le quartier le plus modeste adossé
à l’hôtel le plus luxueux ; dans
l’enchevêtrement à première
vue insensé de ses rues et venelles laissent
d'abord passer un bus, et bientôt tout juste un
âne ; dans une architecture contrastée,
à cheval entre le contemporain et le traditionnel.
Taroudannt, touristique et accueillante semble pourtant
se suffire à elle-même. Ses souks à
l’activité débordante n’ont
rien à envier à ceux qui plus au nord
attirent le monde entier. Riches de leurs bijoux, de
leurs antiquités, de leurs tapis, de leurs peaux
de moutons, de leurs cuivres, de leurs fusils à
crosse ouvragée, de leurs épices aux mille
saveurs et aux cent vertus, de leurs sculpteurs de pierre
tendre décorée au poinçon appelée
"marbre de Taroudannt" ; sûrs encore
de leur fait et de leur don pour le commerce, ils savent
que la clientèle est là, la leur, la vraie,
la fidèle, celle sur qui on peut compter. Cette
impression d’unité, on la ressent encore
au souk des tanneurs, à deux pas de Bab Targhount.
Tannerie de poche organisée en village où
les boutiques de "produits finis" s’alignent
autour des foulons, où l’étranger
n’est pas plus une aubaine qu’un client
à ne pas négliger. Léon L’Africain
ne s'était donc pas trompé...
Dans le petit taxi, lieu entre tous propice à
la discussion, nous découvrons la face cachée
des remparts, la moins fréquentée, celle
du nord, celle qu’il faut aller chercher, celle
qui dans l’ombre s’offre aux plus belles
lumières. Et quand nous évoquons avec
Merouane, le chauffeur, l’avenir de la cité
et son surnom de "petite Marrakech", en suggérant
quelle suscitera un jour peut-être le même
engouement que la Ville Rouge, ce Roudani, pourtant
très jeune, réplique aussitôt qu'il
suffit à d'être ce qu'elle est, "Taroudant
la grande." Elle attendra donc son heure, l’heure
du réveil du lion… L’heure de Taroudant
la berbère, de Taroudant l’orgueilleuse,
de Taroudant l’éternelle, en somme...
Pour la première fois fortifiée
sous le règne de Youssef Ibn Tachfine, la muraille
actuelle édifiée au XVIIIe siècle
sur les vestiges d’un mur de l’époque
Almohade mesure environ sept kilomètres de long
pour une hauteur moyenne de six à huit mètres.
Elle est jalonnée de cent trente tours et de
dix-neuf bastions d’angle. Elle est percée
de cinq portes au caractère défensif dont
la plus grande par sa situation et ses dimensions est
Bab Al Kasbah, bastionnée et flanquée
de deux tours massives ; elle est située sur
le flanc oriental de l’édifice et conduit
à l’ancienne kasbah.
À une trentaine de kilomètres
dans le sud-est de la ville, le paisible village de
Tioute, aux murs ocres et au sol de terre battue, est
le salut des Roudanis et des touristes lors des journées
trop chaudes. Son oasis aux vingt mille palmiers, qui
se déploient sur mille hectares jusqu’aux
contreforts de l’Anti-Atlas, est cultivée
dans les règles de l’art et réputée
pour la présence de ses tortues sauvages. La
kasbah qui la domine, en partie défigurée
par un restaurant touristique sans vergogne, offre toutefois
un beau point de vue sur la vallée du Sous. Tout
proche, se cache un caravansérail abandonné
dans lequel on peut se laisser aller à des voyages
historiques imaginaires sur les pas des grandes caravanes
de jadis. À une vingtaine de minutes sur la route
d’Irgherm, se niche au creux de vallons en roche
de tafza aux couleurs sable et beige et aux stries régulières
mouchetées par les notes vertes des arganiers,
le douar Douiegher, une absolue merveille exempte de
toute pollution visuelle, visible depuis plusieurs points
de la route, et qu'on prendra soin de ne pas déranger...
Depuis dix ans, Jane Bayley, fondatrice
de Naturally Morroco et enseignante universitaire en
environnement et géographie propose d’approcher
le Maroc "vrai" par la création d’éco-circuits
permettant de découvrir la géologie, la
faune, la flore et la culture berbère dans son
ensemble. Dans une optique d’échange et
d’entraide, cette pionnière engagée
et respectée ouvre de nouvelles voies dans un
pays aux équilibres écologiques de plus
en plus menacés. Ouverture en 2007 de la maison
de l’écologie dont l’architecture
et les sources d’énergie seront totalement
bio.
Le petit arbre vieux de quatre-vingt
millions d’années, terrain de jeu des biquettes
acrobates qui s’en nourrissent, s’offre
une seconde jeunesse en devenant une nouvelle chance
pour les femmes isolées des douars de montagne.
Le forum de la femme, fruit d’une association
belgo-marocaine, propose depuis 2003 une série
de programmes pour la coopération, le développement
et la solidarité. Chaque année trois cents
femmes s’y voient dispenser durant neuf mois une
formation professionnelle au terme de laquelle, après
avoir appris à lire, à écrire et
à compter, elles ouvriront, grâce à
une avance de fonds, leur propre coopérative
d’huile d’argane. Ce marché est en
pleine expansion, en direction d'une Europe soucieuse
de soigner ses rhumatismes, son hypertension et de nourrir
son corps de savons et de crèmes. Pari déjà
réussi pour la récente coopérative
de Tiznin, au douar Amzawrou...
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Voyage
au pays
des Chleuhs
L’Anti-Atlas, c’est une
succession de vallées aux cols écorchés
dont on voudrait à jamais garder la mémoire.
Plus qu’ailleurs, on voudrait s’abandonner
à la contemplation des massifs de schistes et
de granit rose, se laisser subjuguer par la splendeur
des cirques montagneux façonnés par les
millénaires. Ainsi en est-il dans la cuvette
de Tafraoute, blottie à douze cents mètres
d’altitude, ici entaillée de canyons et
de gorges aux pentes abruptes et désolées,
là, ressuscitée par la grâce de
palmeraies vivantes ; partout, étrangement habitée
par des formes évanescentes, gardiennes de la
féerie minérale qui les a vues naître.
Tafraoute, devenue le terroir de populations berbères
autrefois nomades ou semi-nomades, est aussi
la capitale emblématique des Chleuhs de l’Ouest
méridional, berceau séculaire de tribus
redoutées pour leur sens des affaires. Cette
bourgade encaissée, aux couleurs vives, rayonne
tant par l’hospitalité légendaire
de ses mille cinq cents habitants que par la beauté
des chaos montagneux qui l’environnent. C’est
enfin le point de départ rêvé pour
de mémorables pérégrinations, dont
l’énumération serait vaine, tant
les possibilités sont multiples.
Bienvenue en « Berbérie
»La vallée des Ammeln, ou « pays
de l’eau » en langue tachelhit, n’est
pas que le berceau de ces émigrés qui,
de Casablanca à Paris ou Marseille, règnent
sur le monde du petit commerce : les mal nommées
« épiceries arabes » sont en effet
le monopole des Berbères. Une particularité
caractérise ce qui détermine la vie quotidienne
des villages étagés sur ces parois granitiques
couleurs de feu et de braise. Les femmes restées
au pays, drapées de noir dans leur énigmatique
« melhaf », sont elles aussi à l’ouvrage
sous la garde bienveillante de « la tête
de lion », sculpture des vents trônant au
sommet du djebel Lekst. Curieuse oasis de montagne que
cette succession horizontale de palmeraies semblant
tirer leur sève de l’âpreté
même du pan vertical à la naissance duquel
elles paressent. Certes, on y cultive en terrasses le
long d’étroites ondulations, où
même l’âne connaît tout le prix
du labeur qu’exige le moindre grain d’orge
récolté. Sans doute, s’y amuse-
t-on aussi de la curiosité des barbares de passage
venus fixer sur pellicule des instants volés,
admirer les métamorphoses chromatiques de la
roche dans le jour finissant, s’étonner
de ce que ces fausses ruines de terre et de pierres
sont en fait des douars funambules accrochés
aux pentes. Il faut prendre le temps d’observer
ces maisons à l’architecture cubique, revêtues
d’un enduit ocre ou mauve, aux encadrements et
aux arêtes murales chaulés de blanc ; pour
les plus anciennes, dont l’agencement intérieur
répond à un schéma de vie ancestral,
s’arrêter sur leurs façades brutes
parfois surmontées d’un décor de
petites pierres taillées, symbole de réussite
et de pouvoir, qui leur donne tant de grâce et
de légèreté. Avant de partir enfin,
poser un ultime regard sur ces trésors en sursis
qui nous rappellent que le temps qui passe ne se rattrape
guère...
La Maison Traditionnelle
Oumesnat – Vallée des Ammeln. Accès
balisé. GSM : + 212 (0) 66 91 77 68 ou 66 91
81 45.
Depuis plus de vingt ans, un père de famille
malvoyant et ses enfants proposent « gracieusement
» d’aller un peu plus loin dans la connaissance
du mode de vie traditionnel berbère. La très
instructive visite de leur demeure familiale vieille
de quatre siècles pourra se prolonger par une
nuit passée dans leur habitation qui jouxte la
maison-musée. Une étape où le sens
des mots authenticité et sérénité
n’est, pour une fois, pas galvaudé. Chambres
de la maison principale : 150 Dh/pers. Chambre double
en dépendance : 500 Dh. Tarifs incluant la demi-pension
et le petit-déjeuner.
Fantasmagorie minérale
« Il en va de la destinée
d’une œuvre d’art comme de la puissance
des éléments qui l’ont une fois
pour toutes suggérée », dit-on.
« Ici, c’est
la nature même qui nous interpelle, qui dans sa
spontanéité fait presque à elle
seule, œuvre d’art. Qu’elle singe le
réel quand l’artiste en souligne les contours,
elle est dans sa nudité sauvage, lourde de cette
quête originelle et originale, à laquelle
tous, Berbère ou citoyen du monde, nous aspirons.
» Ces quelques mots tombés d’un bloc
sont sans doute les délires possédés
d’un passager frappé au coe ur par ce théâtre
d’ombres et de lumières, cette myriade
de roches convulsées, de granits tourmentés,
de pierres polies ou sculptées, d’éboulis
titanesques. Décor loufoque et génial
d’une région hantée par les dieux
plasticiens que celui d’Aguerd-Oudad, un bled
qui s’enorgueillit d’un « Chapeau
de Napoléon » et de son amoncellement chaotique
de roches galbées et d’une orgie minérale
d’où émerge la silhouette improbable
d’un « Chinois » grossier. Dans ce
décor de western chimérique, un Belge
armé de bombes à pigments a peint de bleu,
de rose et de mauve ces reliefs pétrifiés.
Les gravures et peintures rupestres d’Ukas ou
d’ailleurs se moquent certainement du fond de
leurs millénaires de ces péripéties
artistiques naturelles ou convenues, car elles savent
bien, et quoi qu’on en dise, que la nature n’a
pas fini de nous faire rêver.
L’oasis d’Afella-Ighir
ou l’autre sublime ailleurs…
Cap au sud de Tafraoute. Un « circuit »
aux allures d’échappée belle forme
une boucle d’une quarantaine de kilomètres
alternant paysages exotiques et rencontres inattendues.
Au fil de l’oued, par les gorges d’Aït-Mansour,
dont nul adjectif ne saurait traduire la grandeur qui
en émane, ni les vibrations qu’elles provoquent,
on se glisse subrepticement dans la veine dense et touffue
d’une palmeraie qui se tend comme les fibres en
mouvement d’un puissant muscle végétal.
Le silence cogne, l’omniprésence de sa
rouge façade de pierre frappe, la rumeur des
femmes cueillant les dattes ou récoltant les
navets et la luzerne rassure, autant que les allées
et venues incessantes du petit écureuil nommé
« Berbérie », peuvent amuser. Longer
le réseau de canaux d’irrigation aux tracés
vagabonds, c’est aussi admirer une erreur providentielle
: en traitant par un feu mal maîtrisé une
invasion de criquets pèlerins, les hommes nous
ont fait cadeau du spectacle étrange et superbe
de palmiers dattiers élevant vers le ciel leurs
troncs charbonneux. Nous laissons par le travers le
fantôme d’un ancien fort français,
avant de sortir des entrailles de la montagne. Bientôt
les plateaux désertiques... On abandonne derrière
soi les sourires pudiques des femmes portant
« el melhaf », les « lamines »
— ou gardiens d’agadirs — et leurs
rondes autour du « tasoukte » collectif.
On se souvient des caravanes de nomades aux ânes
surchargés, et la boucle est bouclée.
Un dernier regard sur l’ancien ksar de Tagnaout
en surplomb des gorges d’Imichguilt, de son douar
et de sa zaouia. On quitte la vallée, et on croit
deviner ce qui un jour poussa ces tribus qui parlent
le tamazigh à s’y établir.
l’Arganier d’Ammeln
À 5 km de Tafraout (route d’Agadir). Tél.
& fax : + 212 (0) 48 80 00 20 – GSM : + 212
(0) 70 52 38 83. Email : argahotel@yahoo.fr
Épouser une Chleuh de la vallée était
sans doute pour Jacques une manière radicale
d’embrasser l’âme et l’art de
vivre berbères. Bien lui en a pris car, depuis
l’ouverture récente de sa maison d’hôtes
aux allures de caravansérail et servie par un
personnel exclusivement féminin, lui et sa femme
ont fait de leur adresse l’une des meilleures
de la région. Les sept chambres et suite sont
un relais idéal pour les randonneurs équestres
et pédestres. Chambre double en demi-pension
:
350 Dh ; suite pour 5 personnes en pension complète
: 1 050 Dh. Petit-déjeuner berbère : 20
Dh. Menu à 75 Dh avec, entre autres, le fameux
couscous amazigh.
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| Où
loger ?
À Taroudant
Dar Zitoune, à 1 km des remparts sur la route
d’Agadir
Tél. : +212 (0) 48 55 11 41/42. Email : info@darzitoune.com
Une maison d’hôtes tendance kasbah du Sud
où les quatorze bungalows privatifs au confort
et au goût très sûrs se lovent dans
un jardin coquet, autour d’une piscine à
vagues chauffée. Chambre double avec petit-déjeuner
: 1 200 Dh. Chambre single en demi-pension : 1 050 Dh.
(Voir aussi notre rubrique “Addition”, page
98.)
Palais Salam, à deux pas de
la porte « Bab El Kasbah »
Tél. :+ 212 (0) 48 85 25 01 – Fax : + 212
(0) 48 85 26 54.
Email : salamtaroudant@groupesalam.com
Web : www.groupesalam.com
Cette ancienne résidence fortifiée du
caïd local, transformée en hôtel dans
les années 40, jouit d’une situation privilégiée
à l’intérieur même des remparts.
Préférer une chambre standard qui donne
sur des extérieurs inspirés et un jardin
séculaire en terrasses. Chambre standard pour
2 personnes : 650 Dh ; duplex pour 2 personnes : 750
Dh ; chambre double Riad : 1 500 Dh ; appartement de
1 à 4 personnes : 2 400 Dh. Repas : 150 Dh.
La Gazelle d’Or, à 2
km des remparts.
Tél. : + 212 (0) 48 85 20 39 - Fax : + 212 (0)
48 85 27 37
Email : reservations@gazelledor.com
Web : www.gazelledor.com
Une douce folie hors catégorie, de renommée
mondiale et à l’accès sélectif.
Cadre et prestations très haut de gamme. Fermé
du 15 juillet au 15 septembre. Réservation préalable.
Tarifs en dirhams hors taxes pour 2 personnes en demi-pension
comprenant le petit-déjeuner et le dîner
: pavillon Hibiscus : 4 975 Dh ; suite junior Bougainvillier
: 5 510 Dh; suite supérieure Jacaranda : 5 815
Dh ; suite large Jasmin : 8 125 Dh ; la Maison 14 200
Dh. Déjeuner-buffet : 450 Dh.
À Tioute
Auberge Tigmmi (voir notre rubrique “Mille et
une nuits” page 102), à 30 km de Taroudant,
Douar Anamer, Commune rurale de Tiout, 83 000 Province
de Taroudant
Tél. & Fax : + 212 (0) 48 85 05 55
À Tafraout
Excepté un choix cornélien entre des établissements
pour routards endurcis et un mastodonte régional
présent dans tous les guides mais n’ayant
pour charme que son panorama, nous proposons une adresse
inédite pour la première d’entre
elles, originale et intelligente pour la seconde. Les
quelques minutes nécessaires pour les atteindre
ne feront rien perdre des attraits de la ville…
L’Arganier d’Ammeln (voir
notre “Coup de cœur”, page 61),
à 5 km de Tafraout (route d’Agadir)
Tél. & Fax : + 212 (0) 48 80 00 20 –
GSM : + 212 (0) 70 52 38 83 Email : argahotel@yahoo.fr
La Maison traditionnelle (voir notre
“Coup de cœur” page 57), Oumesnat –
Vallée des Ammeln
Accès balisé. GSM : + 212 (0) 66 91 77
68 ou 66 91 81 45.
À 45 minutes de Tafraout
La Kasbah Tizourgane (voir notre “Coup de cœur”
page 59).
À 45 km de Tafraout en direction d’Agadir,
sur la commune Ida Ou Gnidif
GSM : + 212 (0) 61 94 13 50 ou 68 25 27 41
Email : jamal.moussalli@caramail.com
Hôtel Kerdous Col du Kerdous
– Km 54, route de Tiznit à Tafraout
Tél. : + 212 (0) 48 86 20 63 – Fax : +
212 (0) 48 60 03 15
Web : www.kerdoushotel.com
Cette forteresse juchée au sommet d’un
piton rocheux à 1 100 mètres d’altitude
jouit d’une vue panora-mique
à se pâmer sur la vallée de Tiznit
et les montagnes environnantes. Confort et accueil seront
ici à la hauteur du savoir ency-clopédique
d’un maître des lieux sur sa région
et son histoire. Chambre double avec petit-déjeuner
: 674 Dh ; chambre single en demi-pension : 492 Dh.
Compter 150 Dh pour un repas à la carte (hors
boissons).
Où dîner ?
Résidence Riad Maryam, avenue
Mohammed V – Derb Maâlem Mohamed –
n°140 Bab Targhounte
GSM : + 212 (0) 66 12 72
" Un riad dans son jus vous fera goûter aux
meilleures sauces. " Cette maxime populaire convient
à merveille à cette maison familiale qui
a le bon ton de nous initier le plus simplement du monde
au rituel gourmand d’un repas marocain servi dans
toute sa fraîcheur. Entrées : 50 Dh ;
plats : 100 Dh ; desserts : 50 Dh. Hébergement
possible.
À Tafraoute
Hôtel Tanger Au rond-point, à 100 m sur
la droite
GSM : + 212 (0) 67 03 30 73
C’est l’improbable petit hôtel-restaurant
du coin, théâtre quotidien d’un sempiternel
match de foot où habitués et globe-trotters
sont les hôtes d’Abdoul, le patron, alchimiste
d’un tagine dja-dja pour lequel on se damnerait.
Tarifs et plaisir défiant presque toute concurrence…
Adresses utiles
À Taroudannt
Naturally Morocco Limited Centre culturel
et environ-nemental de Derb Afferdou
Tél. : +212 (0) 44 65 44 66
E.mail : jane@naturallymorocco.co.uk
Web : www.naturallymorocco.co.uk
Agence de séjours et d’excursions fondée
sur les valeurs de l’écotourisme. Jane
Bayley en est l’une des pionnières au Maroc,
et certainement celle qui va le plus loin dans ce concept
aussi porteur qu’opportun.
À Tafraoute
Tafraoute Aventures Centre ville
Tél. & Fax : + 212 (0) 48 80 13 68 - GSM
: + 212 (0) 61 38 71 73 Email : ouarrdorass@avmaroc.com
Web : www.maroc-entraide.ch
Une adresse utile pour toute information touristique
: guides, excursions, safaris, trekking. Location de
VTT et vente de cartes détaillées de la
région - 12 Dh. Demander Hmed Ouardarras.
A voir, à faire…
À Taroudannt
Les incontournables remparts que l’on contourne
très bien à pied, en taxi (pas de compteur,
environ 10 Dh la course) ou en calèche (compter
50 Dh de l’heure). Le marché berbère
le dimanche. Les souks, dont celui des tanneurs, à
l’identité olfactive indéniable,
mais à peu près supportable.
À Tioute
Outre la palmeraie et une kasbah scandaleusement défigurée
par un restaurant touristique, ne pas hésiter
à prendre la tangente pour aller admirer un caravansérail
quasi intact. À l’auberge Tigmmi, emprunter
la piste vers l’ouest, suivre les poteaux électriques
pendant 5 km puis, à vue, poursuivre à
gauche sur 500 m.
À Tafraoute
Les rochers peints de Jean Vérame, à 5
km au sud de Agard-Oudad. Les villages berbères
flanqués sur la montagne de la vallée
des Ammeln. Les gorges d’Aït- Masour et de
Timguilcht. Les gravures rupestres d’Ukas.
Au mois de février, la fête des amandiers. |
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