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Horizons




















Taroudant,
le repos de la guerrière…

Depuis l’ère préislamique jusqu’à son baroud d’honneur face à l’occupant français au XXe siècle, Taroudannt, carrefour stratégique et passage obligé du commerce caravanier, a été le théâtre d’une histoire tourmentée. Fief de tribus berbères indépendantes, tour à tour chiite et sunnite, souvent annexée, détruite ou décimée par la peste, mais se relevant toujours elle vécut un âge d'or avant de connaître le déclin... Celle que l’on nomme aujourd’hui la "petite Marrakech" en raison de ses remparts, de ses souks et de ses calèches mérite a plus d’un titre sa réputation de "ville frondeuse" au caractère bien trempé.


Porte d’entrée, ou de sortie, du grand Sud atlantique, la citadelle de Taroudant, solidement campée à six cent mètres d’altitude au centre de la vallée du Sous qui porte le nom de l’oued qui l’irrigue, trône sur une terre fertile bordée au nord par la chaîne montagneuse du Haut-Atlas, au sud par le massif de l’Anti-Atlas. À deux jours de marche du port d’Agadir, elle est à la croisée des chemins reliant les régions subsahariennes et leurs trésors aurifères au Nord marocain dont les débouchés commerciaux ont toujours été indispensables à son développement. Cette situation privilégiée, nécessaire à la compréhension des enjeux géopolitiques dont elle fut l’objet, s’est avérée être à la fois atout et une faiblesse. Objet de toutes les convoitises, scène de conflits politiques et religieux incessants, de rébellions, de massacres, d’intrigues et de glorieux faits d’armes, Taroudant fut et demeure le foyer d’une population berbère Chleuh réputée pour son sens des affaires autant que le centre prolifique d’un artisanat que Hassan Al Ouazane, géographe arabe dit Léon l’Africain, qualifiait de "magnifique" dans sa Description de l’Afrique, il y a près de cinq cents ans, et dont le génie était l’œuvre d’un peuple "très civilisé."
Ainsi, celle qui fut l’une des capitales des émirs d’Orient bien avant la conquête de l’Islam allait régner sans partage sur la route de l’or à la faveur de la domination des Idrissides. Annexée en 1056 par la dynastie des Almoravides, elle connaît alors la stabilité politique, l’essor économique et le développement urbain. Après un épisode trouble jalonné de conflits sous les Almohades, elle est détruite en 1306 par les Mérinides. S’ouvre une période où son indépendance à l'égard de tout pouvoir centralisé lui fait expérimenter un système politique original fondé sur un gouvernement tournant bi-annuel partagé par quatre notables. Le blocus portugais des ports atlantiques la pousse à faire allégeance aux Saâdiens alors en guerre sainte contre l’étranger pour le contrôle des grands comptoirs commerciaux. C’est l’âge d’or, celui où elle devient de 1520 à 1540 une capitale de ceux qui rayonne au même rang que Fès ou Marrakech, celui où Léon l’Africain la qualifie cité aux "habitants pacifiques." Le commerce du métal fin, du textile, des ustensiles en cuivre, du cuir, du sucre, du coton ou du riz prospère jusqu’à la grande peste du début du XVIIe siècle qui amorce son déclin, entraînant avec elle celui de la dynastie qui la propulsa au sommet. Sous les Alaouites, la perte de la manne sucrière s’accompagne de celle de son prestige. En 1912, la vaine résistance d’Ahmed El Hiba face aux armées françaises du Protectorat allait sans doute inspirer la prise de conscience nationaliste des jeunes Roudanis qui rallient le parti indépendantiste de l’Istiqlal avant de prendre les armes dans les années Cinquante. Le Maroc souverain aura su compter sur le sens de l’honneur des Imazighens de Taroudannt - homme libre en berbère - comme sur toutes les tribus soussies au cours de ces deux mille ans passés.
Derrière son enceinte de pisé, Taroudant abrite des trésors qui ne sont pas toujours ceux auxquels on pourrait s’attendre. Ici, pas de monuments époustouflants, ni de palais vaniteux, ni de lieux branchés pour jeunesse dorée. Si la beauté des remparts peut suffire à contenter le touriste trop pressé, les souks sembleront décevants à qui veut trop comparer. Ici, le beau ne se cache ni ne s’exhibe. Il est là, dans le vestibule ouvert de Bab Oulad Bounouma, une porte qui connut vraisemblablement le dernier souffle d’un insurgé parmi tant d’autres. Il est là dans l’étoffe bleue indigo dont se drapent les femmes mariées ; dans la kasbah regroupant le quartier le plus modeste adossé à l’hôtel le plus luxueux ; dans l’enchevêtrement à première vue insensé de ses rues et venelles laissent d'abord passer un bus, et bientôt tout juste un âne ; dans une architecture contrastée, à cheval entre le contemporain et le traditionnel.
Taroudannt, touristique et accueillante semble pourtant se suffire à elle-même. Ses souks à l’activité débordante n’ont rien à envier à ceux qui plus au nord attirent le monde entier. Riches de leurs bijoux, de leurs antiquités, de leurs tapis, de leurs peaux de moutons, de leurs cuivres, de leurs fusils à crosse ouvragée, de leurs épices aux mille saveurs et aux cent vertus, de leurs sculpteurs de pierre tendre décorée au poinçon appelée "marbre de Taroudannt" ; sûrs encore de leur fait et de leur don pour le commerce, ils savent que la clientèle est là, la leur, la vraie, la fidèle, celle sur qui on peut compter. Cette impression d’unité, on la ressent encore au souk des tanneurs, à deux pas de Bab Targhount. Tannerie de poche organisée en village où les boutiques de "produits finis" s’alignent autour des foulons, où l’étranger n’est pas plus une aubaine qu’un client à ne pas négliger. Léon L’Africain ne s'était donc pas trompé...
Dans le petit taxi, lieu entre tous propice à la discussion, nous découvrons la face cachée des remparts, la moins fréquentée, celle du nord, celle qu’il faut aller chercher, celle qui dans l’ombre s’offre aux plus belles lumières. Et quand nous évoquons avec Merouane, le chauffeur, l’avenir de la cité et son surnom de "petite Marrakech", en suggérant quelle suscitera un jour peut-être le même engouement que la Ville Rouge, ce Roudani, pourtant très jeune, réplique aussitôt qu'il suffit à d'être ce qu'elle est, "Taroudant la grande." Elle attendra donc son heure, l’heure du réveil du lion… L’heure de Taroudant la berbère, de Taroudant l’orgueilleuse, de Taroudant l’éternelle, en somme...

Pour la première fois fortifiée sous le règne de Youssef Ibn Tachfine, la muraille actuelle édifiée au XVIIIe siècle sur les vestiges d’un mur de l’époque Almohade mesure environ sept kilomètres de long pour une hauteur moyenne de six à huit mètres. Elle est jalonnée de cent trente tours et de dix-neuf bastions d’angle. Elle est percée de cinq portes au caractère défensif dont la plus grande par sa situation et ses dimensions est Bab Al Kasbah, bastionnée et flanquée de deux tours massives ; elle est située sur le flanc oriental de l’édifice et conduit à l’ancienne kasbah.

À une trentaine de kilomètres dans le sud-est de la ville, le paisible village de Tioute, aux murs ocres et au sol de terre battue, est le salut des Roudanis et des touristes lors des journées trop chaudes. Son oasis aux vingt mille palmiers, qui se déploient sur mille hectares jusqu’aux contreforts de l’Anti-Atlas, est cultivée dans les règles de l’art et réputée pour la présence de ses tortues sauvages. La kasbah qui la domine, en partie défigurée par un restaurant touristique sans vergogne, offre toutefois un beau point de vue sur la vallée du Sous. Tout proche, se cache un caravansérail abandonné dans lequel on peut se laisser aller à des voyages historiques imaginaires sur les pas des grandes caravanes de jadis. À une vingtaine de minutes sur la route d’Irgherm, se niche au creux de vallons en roche de tafza aux couleurs sable et beige et aux stries régulières mouchetées par les notes vertes des arganiers, le douar Douiegher, une absolue merveille exempte de toute pollution visuelle, visible depuis plusieurs points de la route, et qu'on prendra soin de ne pas déranger...

Depuis dix ans, Jane Bayley, fondatrice de Naturally Morroco et enseignante universitaire en environnement et géographie propose d’approcher le Maroc "vrai" par la création d’éco-circuits permettant de découvrir la géologie, la faune, la flore et la culture berbère dans son ensemble. Dans une optique d’échange et d’entraide, cette pionnière engagée et respectée ouvre de nouvelles voies dans un pays aux équilibres écologiques de plus en plus menacés. Ouverture en 2007 de la maison de l’écologie dont l’architecture et les sources d’énergie seront totalement bio.

Le petit arbre vieux de quatre-vingt millions d’années, terrain de jeu des biquettes acrobates qui s’en nourrissent, s’offre une seconde jeunesse en devenant une nouvelle chance pour les femmes isolées des douars de montagne. Le forum de la femme, fruit d’une association belgo-marocaine, propose depuis 2003 une série de programmes pour la coopération, le développement et la solidarité. Chaque année trois cents femmes s’y voient dispenser durant neuf mois une formation professionnelle au terme de laquelle, après avoir appris à lire, à écrire et à compter, elles ouvriront, grâce à une avance de fonds, leur propre coopérative d’huile d’argane. Ce marché est en pleine expansion, en direction d'une Europe soucieuse de soigner ses rhumatismes, son hypertension et de nourrir son corps de savons et de crèmes. Pari déjà réussi pour la récente coopérative de Tiznin, au douar Amzawrou...

 

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Voyage au pays
des Chleuhs

L’Anti-Atlas, c’est une succession de vallées aux cols écorchés dont on voudrait à jamais garder la mémoire. Plus qu’ailleurs, on voudrait s’abandonner à la contemplation des massifs de schistes et de granit rose, se laisser subjuguer par la splendeur des cirques montagneux façonnés par les millénaires. Ainsi en est-il dans la cuvette de Tafraoute, blottie à douze cents mètres d’altitude, ici entaillée de canyons et de gorges aux pentes abruptes et désolées,
là, ressuscitée par la grâce de palmeraies vivantes ; partout, étrangement habitée par des formes évanescentes, gardiennes de la féerie minérale qui les a vues naître. Tafraoute, devenue le terroir de populations berbères autrefois nomades ou semi-nomades, est aussi
la capitale emblématique des Chleuhs de l’Ouest méridional, berceau séculaire de tribus redoutées pour leur sens des affaires. Cette bourgade encaissée, aux couleurs vives, rayonne tant par l’hospitalité légendaire de ses mille cinq cents habitants que par la beauté des chaos montagneux qui l’environnent. C’est enfin le point de départ rêvé pour de mémorables pérégrinations, dont l’énumération serait vaine, tant les possibilités sont multiples.

Bienvenue en « Berbérie »La vallée des Ammeln, ou « pays de l’eau » en langue tachelhit, n’est pas que le berceau de ces émigrés qui, de Casablanca à Paris ou Marseille, règnent sur le monde du petit commerce : les mal nommées « épiceries arabes » sont en effet le monopole des Berbères. Une particularité caractérise ce qui détermine la vie quotidienne des villages étagés sur ces parois granitiques couleurs de feu et de braise. Les femmes restées au pays, drapées de noir dans leur énigmatique « melhaf », sont elles aussi à l’ouvrage sous la garde bienveillante de « la tête de lion », sculpture des vents trônant au sommet du djebel Lekst. Curieuse oasis de montagne que cette succession horizontale de palmeraies semblant tirer leur sève de l’âpreté même du pan vertical à la naissance duquel elles paressent. Certes, on y cultive en terrasses le long d’étroites ondulations, où même l’âne connaît tout le prix du labeur qu’exige le moindre grain d’orge récolté. Sans doute, s’y amuse-
t-on aussi de la curiosité des barbares de passage venus fixer sur pellicule des instants volés, admirer les métamorphoses chromatiques de la roche dans le jour finissant, s’étonner de ce que ces fausses ruines de terre et de pierres sont en fait des douars funambules accrochés aux pentes. Il faut prendre le temps d’observer ces maisons à l’architecture cubique, revêtues d’un enduit ocre ou mauve, aux encadrements et aux arêtes murales chaulés de blanc ; pour les plus anciennes, dont l’agencement intérieur répond à un schéma de vie ancestral, s’arrêter sur leurs façades brutes parfois surmontées d’un décor de petites pierres taillées, symbole de réussite et de pouvoir, qui leur donne tant de grâce et de légèreté. Avant de partir enfin, poser un ultime regard sur ces trésors en sursis qui nous rappellent que le temps qui passe ne se rattrape guère...

La Maison Traditionnelle
Oumesnat – Vallée des Ammeln. Accès balisé. GSM : + 212 (0) 66 91 77 68 ou 66 91 81 45.
Depuis plus de vingt ans, un père de famille malvoyant et ses enfants proposent « gracieusement » d’aller un peu plus loin dans la connaissance du mode de vie traditionnel berbère. La très instructive visite de leur demeure familiale vieille de quatre siècles pourra se prolonger par une nuit passée dans leur habitation qui jouxte la maison-musée. Une étape où le sens des mots authenticité et sérénité n’est, pour une fois, pas galvaudé. Chambres de la maison principale : 150 Dh/pers. Chambre double en dépendance : 500 Dh. Tarifs incluant la demi-pension et le petit-déjeuner.


Fantasmagorie minérale

« Il en va de la destinée d’une œuvre d’art comme de la puissance des éléments qui l’ont une fois pour toutes suggérée », dit-on. « Ici, c’est
la nature même qui nous interpelle, qui dans sa spontanéité fait presque à elle seule, œuvre d’art. Qu’elle singe le réel quand l’artiste en souligne les contours, elle est dans sa nudité sauvage, lourde de cette quête originelle et originale, à laquelle tous, Berbère ou citoyen du monde, nous aspirons. » Ces quelques mots tombés d’un bloc sont sans doute les délires possédés d’un passager frappé au coe ur par ce théâtre d’ombres et de lumières, cette myriade de roches convulsées, de granits tourmentés, de pierres polies ou sculptées, d’éboulis titanesques. Décor loufoque et génial d’une région hantée par les dieux plasticiens que celui d’Aguerd-Oudad, un bled qui s’enorgueillit d’un « Chapeau de Napoléon » et de son amoncellement chaotique de roches galbées et d’une orgie minérale d’où émerge la silhouette improbable d’un « Chinois » grossier. Dans ce décor de western chimérique, un Belge armé de bombes à pigments a peint de bleu, de rose et de mauve ces reliefs pétrifiés. Les gravures et peintures rupestres d’Ukas ou d’ailleurs se moquent certainement du fond de leurs millénaires de ces péripéties artistiques naturelles ou convenues, car elles savent bien, et quoi qu’on en dise, que la nature n’a pas fini de nous faire rêver.

L’oasis d’Afella-Ighir ou l’autre sublime ailleurs…
Cap au sud de Tafraoute. Un « circuit » aux allures d’échappée belle forme une boucle d’une quarantaine de kilomètres alternant paysages exotiques et rencontres inattendues. Au fil de l’oued, par les gorges d’Aït-Mansour, dont nul adjectif ne saurait traduire la grandeur qui en émane, ni les vibrations qu’elles provoquent, on se glisse subrepticement dans la veine dense et touffue d’une palmeraie qui se tend comme les fibres en mouvement d’un puissant muscle végétal. Le silence cogne, l’omniprésence de sa rouge façade de pierre frappe, la rumeur des femmes cueillant les dattes ou récoltant les navets et la luzerne rassure, autant que les allées et venues incessantes du petit écureuil nommé « Berbérie », peuvent amuser. Longer le réseau de canaux d’irrigation aux tracés vagabonds, c’est aussi admirer une erreur providentielle : en traitant par un feu mal maîtrisé une invasion de criquets pèlerins, les hommes nous ont fait cadeau du spectacle étrange et superbe de palmiers dattiers élevant vers le ciel leurs troncs charbonneux. Nous laissons par le travers le fantôme d’un ancien fort français, avant de sortir des entrailles de la montagne. Bientôt les plateaux désertiques... On abandonne derrière soi les sourires pudiques des femmes portant
« el melhaf », les « lamines » — ou gardiens d’agadirs — et leurs rondes autour du « tasoukte » collectif. On se souvient des caravanes de nomades aux ânes surchargés, et la boucle est bouclée. Un dernier regard sur l’ancien ksar de Tagnaout en surplomb des gorges d’Imichguilt, de son douar et de sa zaouia. On quitte la vallée, et on croit deviner ce qui un jour poussa ces tribus qui parlent le tamazigh à s’y établir.

l’Arganier d’Ammeln
À 5 km de Tafraout (route d’Agadir). Tél. & fax : + 212 (0) 48 80 00 20 – GSM : + 212 (0) 70 52 38 83. Email : argahotel@yahoo.fr
Épouser une Chleuh de la vallée était sans doute pour Jacques une manière radicale d’embrasser l’âme et l’art de vivre berbères. Bien lui en a pris car, depuis l’ouverture récente de sa maison d’hôtes aux allures de caravansérail et servie par un personnel exclusivement féminin, lui et sa femme ont fait de leur adresse l’une des meilleures de la région. Les sept chambres et suite sont un relais idéal pour les randonneurs équestres et pédestres. Chambre double en demi-pension :
350 Dh ; suite pour 5 personnes en pension complète : 1 050 Dh. Petit-déjeuner berbère : 20 Dh. Menu à 75 Dh avec, entre autres, le fameux couscous amazigh.

Où loger ?

À Taroudant
Dar Zitoune, à 1 km des remparts sur la route d’Agadir
Tél. : +212 (0) 48 55 11 41/42. Email : info@darzitoune.com Une maison d’hôtes tendance kasbah du Sud où les quatorze bungalows privatifs au confort et au goût très sûrs se lovent dans un jardin coquet, autour d’une piscine à vagues chauffée. Chambre double avec petit-déjeuner : 1 200 Dh. Chambre single en demi-pension : 1 050 Dh. (Voir aussi notre rubrique “Addition”, page 98.)

Palais Salam, à deux pas de la porte « Bab El Kasbah »
Tél. :+ 212 (0) 48 85 25 01 – Fax : + 212 (0) 48 85 26 54.
Email : salamtaroudant@groupesalam.com
Web : www.groupesalam.com
Cette ancienne résidence fortifiée du caïd local, transformée en hôtel dans les années 40, jouit d’une situation privilégiée à l’intérieur même des remparts. Préférer une chambre standard qui donne sur des extérieurs inspirés et un jardin séculaire en terrasses. Chambre standard pour 2 personnes : 650 Dh ; duplex pour 2 personnes : 750 Dh ; chambre double Riad : 1 500 Dh ; appartement de 1 à 4 personnes : 2 400 Dh. Repas : 150 Dh.

La Gazelle d’Or, à 2 km des remparts.
Tél. : + 212 (0) 48 85 20 39 - Fax : + 212 (0) 48 85 27 37
Email : reservations@gazelledor.com
Web : www.gazelledor.com
Une douce folie hors catégorie, de renommée mondiale et à l’accès sélectif. Cadre et prestations très haut de gamme. Fermé du 15 juillet au 15 septembre. Réservation préalable. Tarifs en dirhams hors taxes pour 2 personnes en demi-pension comprenant le petit-déjeuner et le dîner : pavillon Hibiscus : 4 975 Dh ; suite junior Bougainvillier : 5 510 Dh; suite supérieure Jacaranda : 5 815 Dh ; suite large Jasmin : 8 125 Dh ; la Maison 14 200 Dh. Déjeuner-buffet : 450 Dh.

À Tioute
Auberge Tigmmi (voir notre rubrique “Mille et une nuits” page 102), à 30 km de Taroudant, Douar Anamer, Commune rurale de Tiout, 83 000 Province de Taroudant
Tél. & Fax : + 212 (0) 48 85 05 55

À Tafraout
Excepté un choix cornélien entre des établissements pour routards endurcis et un mastodonte régional présent dans tous les guides mais n’ayant pour charme que son panorama, nous proposons une adresse inédite pour la première d’entre elles, originale et intelligente pour la seconde. Les quelques minutes nécessaires pour les atteindre ne feront rien perdre des attraits de la ville…

L’Arganier d’Ammeln (voir notre “Coup de cœur”, page 61),
à 5 km de Tafraout (route d’Agadir)
Tél. & Fax : + 212 (0) 48 80 00 20 – GSM : + 212 (0) 70 52 38 83 Email : argahotel@yahoo.fr

La Maison traditionnelle (voir notre “Coup de cœur” page 57), Oumesnat – Vallée des Ammeln
Accès balisé. GSM : + 212 (0) 66 91 77 68 ou 66 91 81 45.

À 45 minutes de Tafraout
La Kasbah Tizourgane (voir notre “Coup de cœur” page 59).
À 45 km de Tafraout en direction d’Agadir, sur la commune Ida Ou Gnidif
GSM : + 212 (0) 61 94 13 50 ou 68 25 27 41
Email : jamal.moussalli@caramail.com

Hôtel Kerdous Col du Kerdous – Km 54, route de Tiznit à Tafraout
Tél. : + 212 (0) 48 86 20 63 – Fax : + 212 (0) 48 60 03 15
Web : www.kerdoushotel.com
Cette forteresse juchée au sommet d’un piton rocheux à 1 100 mètres d’altitude jouit d’une vue panora-mique
à se pâmer sur la vallée de Tiznit et les montagnes environnantes. Confort et accueil seront ici à la hauteur du savoir ency-clopédique d’un maître des lieux sur sa région et son histoire. Chambre double avec petit-déjeuner : 674 Dh ; chambre single en demi-pension : 492 Dh. Compter 150 Dh pour un repas à la carte (hors boissons).

Où dîner ?

Résidence Riad Maryam, avenue Mohammed V – Derb Maâlem Mohamed – n°140 Bab Targhounte
GSM : + 212 (0) 66 12 72
" Un riad dans son jus vous fera goûter aux meilleures sauces. " Cette maxime populaire convient à merveille à cette maison familiale qui a le bon ton de nous initier le plus simplement du monde au rituel gourmand d’un repas marocain servi dans toute sa fraîcheur. Entrées : 50 Dh ;
plats : 100 Dh ; desserts : 50 Dh. Hébergement possible.

À Tafraoute
Hôtel Tanger Au rond-point, à 100 m sur la droite
GSM : + 212 (0) 67 03 30 73
C’est l’improbable petit hôtel-restaurant du coin, théâtre quotidien d’un sempiternel match de foot où habitués et globe-trotters sont les hôtes d’Abdoul, le patron, alchimiste d’un tagine dja-dja pour lequel on se damnerait. Tarifs et plaisir défiant presque toute concurrence…

Adresses utiles

À Taroudannt
Naturally Morocco Limited Centre culturel
et environ-nemental de Derb Afferdou
Tél. : +212 (0) 44 65 44 66
E.mail : jane@naturallymorocco.co.uk
Web : www.naturallymorocco.co.uk
Agence de séjours et d’excursions fondée sur les valeurs de l’écotourisme. Jane Bayley en est l’une des pionnières au Maroc, et certainement celle qui va le plus loin dans ce concept aussi porteur qu’opportun.

À Tafraoute
Tafraoute Aventures Centre ville
Tél. & Fax : + 212 (0) 48 80 13 68 - GSM : + 212 (0) 61 38 71 73 Email : ouarrdorass@avmaroc.com
Web : www.maroc-entraide.ch
Une adresse utile pour toute information touristique : guides, excursions, safaris, trekking. Location de VTT et vente de cartes détaillées de la région - 12 Dh. Demander Hmed Ouardarras.

A voir, à faire…

À Taroudannt
Les incontournables remparts que l’on contourne très bien à pied, en taxi (pas de compteur, environ 10 Dh la course) ou en calèche (compter 50 Dh de l’heure). Le marché berbère le dimanche. Les souks, dont celui des tanneurs, à l’identité olfactive indéniable, mais à peu près supportable.

À Tioute
Outre la palmeraie et une kasbah scandaleusement défigurée par un restaurant touristique, ne pas hésiter à prendre la tangente pour aller admirer un caravansérail quasi intact. À l’auberge Tigmmi, emprunter la piste vers l’ouest, suivre les poteaux électriques pendant 5 km puis, à vue, poursuivre à gauche sur 500 m.

À Tafraoute
Les rochers peints de Jean Vérame, à 5 km au sud de Agard-Oudad. Les villages berbères flanqués sur la montagne de la vallée des Ammeln. Les gorges d’Aït- Masour et de Timguilcht. Les gravures rupestres d’Ukas.
Au mois de février, la fête des amandiers.