|
| Addition |
 |
Dar
Zitoune Dar Zitoune À 1 km des remparts, sur
la route d’Agadir.
Boutarialt El Barrania Hors Bab Zorgane 83 000 Taroudant Tél.
: +212 (0) 48 55 11 41/42 Menu à 250 Dh : entrées,
plat, dessert (hors boissons).
À la carte, compter entre 50 et 80 Dh pour les entrées
;
de 100 à 130 Dh pour les plats ; 60 Dh pour les esserts.
Les vins à partir de 140 Dh.
Accès à la piscine pour les convives.
|
|
|
Les
plus
Un jardin coquet et une piscine de rêve
Un service aimable
Le pain aux olives maison !
Dans le domaine des plaisirs de la table, Taroudant pourrait
vous laisser sur votre faim... Mais le hasard fait parfois
bien les choses. La découverte inattendue sur la route
d’Agadir d’une maison d’hôtes façon
kasbah allait donc nous faire mentir. Notre curiosité
bien piquée, notre appétit naissant, nous nous
sommes laissé happer par ce qui s’annonçait
être comme la promesse d’un événement
heureux.
Ce petit palais de plain-pied baptisé Dar Zitoune,
ou maison des oliviers, s’est en effet révélé
à bien des égards une surprise. Surprise d’abord,
car ce nouveau venu ouvert depuis l’été,
et qui ne cesse de voir grandir une réputation bien
méritée, ne figurait évidemment sur aucune
carte ni dans aucun guide. Surprise ensuite de trouver derrière
son enceinte et à l’abri de ses fortifications,
une décoration soignée jouant avec élégance
et équilibre sur le thème régionaliste.
Le souci du détail, le luxe des matériaux et
des matières ainsi que la fonctionnalité des
lieux y reflètent tout le charme d’une atmosphère
arabo-berbère restituée.
Le ton donné à l’ensemble est à
l’image de son instigateur, Marc Caburet, un professionnel
suisse de la restauration collective. Pâtissier de formation,
passionné par les belles
et les bonnes choses de la vie, c’est en esthète
entrepreneur qu’il décide avec son épouse
Chantal de faire de leur lieu de
villégiature un rendez-vous pour amateurs éclairés.
Les ingrédients de la réussite sont alors vite
réunis pour laisser s’exprimer les produits
qui serviront avec le même talent les classiques
de la cuisine marocaine et les créations d’inspiration
plus internationale. Deux chefs
en provenance de l’un des plus prestigieux établissements
de la rive sud de la Méditerranée ; les produits
du verger, citrons, oranges, clémentines, papayes,
olives ; les légumes du jardin qui nous rappellent
que nous sommes ici au cœur de la fertile vallée
du Souss. Ajoutez à cela un personnel à l’amabilité
et au savoir-faire remarquables et vous comprendrez pourquoi
le bouche-à-oreille fonctionne si bien.
Malgré une carte pleine de tentations, nous vous conseillons
d’aller au menu unique qui comprend deux entrées,
un plat et un dessert. Menu chaque jour revisité par
les chefs en fonction de leur humeur et des trésors
glanés sur les marchés. Nous avons été
enchantés, après une friture de calamars et
sa moutarde à l’ancienne, par un succulent tajine
de daurade Dar Zitoune, où le croquant des légumes
soulignaient la juste cuisson d’un poisson de belle
origine. Quant à l’émincé de bœuf
aux olives du jardin, il sut se présenter avec la simplicité
qui sied aux produits nobles. Ne surtout pas faire l’impasse
sur les desserts, parmi lesquels une farandole de pâtisseries
où le fondant au chocolat et la tarte au citron rivalisent
de finesse.
En guise de mise en bouche et si le corps vous en dit, n’hésitez
pas à avancer l’heure de votre repas pour profiter
des bienfaits d’une piscine chauffée et à
vagues, s’il vous plaît !
|
|
 |
L’Oliveraie
Club Med La Médina
Depuis trente-cinq ans qu’il était là,
il avait fini par se fondre dans le paysage familier de la
place Jemaa El Fna. Mais chaque fois qu’on les longeait,
on se demandait quel univers secret pouvaient dissimuler ces
murs envahis de bougainvillées. Jalousement fermé
sur lui-même, le Club Med n’entrebâillait
sa haute porte de bois que pour laisser passer GM et GO…
Comment ne pas envier ces privilégiés ? Vivre
dans une oasis, à la lisière de l’une
des places les plus célèbres du monde et à
deux pas des souks, en pleine ville et pourtant à l’abri
de son tumulte, n’est-ce pas le comble du raffinement
? On en était donc réduit à imaginer
la vue superbe que devaient offrir ces terrasses sur la Koutoubia
et les toits plats de la médina. Jusqu’à
ce qu’en novembre dernier se produise une véritable
révolution de palais…
Sortant de son splendide isolement, le Club Med reçoit
depuis lors les non-résidents à l’heure
du dîner. Occasion pour chacun de se convaincre qu’il
s’agit en effet de l’un des plus beaux sites de
Marrakech, et de découvrir une architecture parfaitement
respectueuse de l’esthétique traditionnelle :
mi-douar, mi-kasbah, le village reflète ses murs de
pierre dans les eaux d’une piscine qui évoque
les douves d’un château, tandis que l’emploi
de matériaux locaux – tataoui, zelliges, tadellakt
et moucharabieh – puise son inspiration à la
source des arts décoratifs hispano-mauresques, sans
jamais tomber dans les travers du pastiche. Le salon-bar au
toit ouvrant est immense tout en préservant des lieux
de réelle intimité, et la grande terrasse, en
partie occupée par une confortable tente caïdale,
offre sur la nuit marrakchie un panorama encore plus somptueux
que celui que l’on avait osé rêver : silhouettes
pâles des minarets sur le ciel noir, lumignons vacillants
des petits restaurants en plein air de la place, fumées
odorantes des braseros, tandis que montent les martèlements
lointains des tambours et la rumeur assourdie de la foule.
La générosité des repas a toujours été
l’image de marque du
Club Med. Maintenir la tradition est un défi que le
chef de l’Oliveraie, David Granger, relève chaque
jour avec son équipe de vingt-quatre cuisiniers et
chefs de partie. La formule adoptée : un libre service
pour les entrées, les fromages et les desserts, un
plat principal commandé au serveur, permet d’associer
deux plaisirs, celui du nomadisme gourmand entre les innombrables
tentations des buffets — nous n’avons pas résisté,
par exemple, aux attraits d’un foie gras poêlé
sur lit de pommes rôties — et celui du confort
sédentaire de la table. Les menus changent quotidiennement,
et le vin est servi à volonté. Le dîner
de gala, tous les vendredis soirs, voit se succéder
les mets de luxe : langouste, filet de bœuf, pavé
de saumon, ou encore « feuilletine de la mer »
associant les saveurs du rouget, du loup et du saint-pierre...
Un mot d’ailleurs à propos du poisson, que l’on
hésite toujours à commander à Marrakech
: celui que David Granger fait venir chaque matin d’Essaouira
provient de la pêche de la nuit... Ne leur ouvrir que
l’Oliveraie aurait été une frustration
pour les non-résidents. Aussi les dîneurs peuvent-ils,
après le dîner, se mêler aux villageois
pour les soirées et animations qui ont fait, autant
que sa table, la réputation du Club Med…
Club Med La Médina Place Jemaa El Fna, 44 000 Marrakech,
Tél. ; + 212 (0) 44 44 40 16.
Email : marccrec01@clubmed.com
Le restaurant L’Oliveraie est librement ouvert aux nonrésidents
les jeudis, vendredis et samedis à partir de 19 heures.
Les autres soirs, l’accord de la réception est
nécessaire.
Prix du dîner, vin compris : du dimanche au mercredi,
350 Dh ; le jeudi et le samedi, 400 Dh ; le vendredi, 450
Dh.
|
|
|
|
|
|
|