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| Mille
et une nuits |



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Riad
Laora Hors du temps « Après
le Lycée Mohammed V, dirigez-vous vers le parking Sidi
Boutchich. Continuez tout droit, prenez la deuxième
rue à droite, puis le troisième derb à
gauche » Épatante, Régine Bontoux…
Nous pensions nous perdre dans le dédale marrakchi
– avouons que les repères souvent nous y échappent
– mais les indications de la propriétaire du
Riad Laora sont claires. Il faudrait y mettre du sien pour
se tromper ! Bref, nous voici devant une porte discrète.
De deux coups de heurtoir, nous signalons notre arrivée.
La porte s’ouvre : avec un large sourire, Régine
nous invite à entrer dans ce qui deviendra –
mais, cela, nous ne le soupçonnons pas encore –
l’une de nos adresses fétiches à Marrakech.
Si vous n’êtes pas insensible à l’harmonie,
le Riad Laora vous laissera carrément admiratif…
ou tout bonnement pantois. Une troublante harmonie –
on frôle l’oxymore – c’est l’expression
qui définit le plus justement ce joli riad situé
à quelques derbs de
la place Jemâa El Fna. Ici, pas question de grand luxe,
mais plutôt de métissage réussi. Si l’allusion
est facile, elle est néanmoins idoine !
Harmonie troublante, donc, tant chaque élément
semble avoir aisément investi la place qui lui était
dévolue dans l’ensemble.
Tant les tons passent du clair au sombre sans se heurter.
Et tant la quiétude du lieu contraste avec le brouhaha
des venelles adjacentes.
Métissage réussi – l’allusion facile
concernait avant tout Régine et ses origines hispano-antillaises
–, grâce à une habile association de styles
et de cultures, Maroc, Afrique noire, Espagne… Dès
l’acquisition de cette maison ancienne, Régine
est déterminée : elle en fera un riad cossu,
de proportions modestes. Quelque dix mois de travaux plus
tard, le Riad Laora ouvre ses portes, conforme aux aspirations
de sa jolie propriétaire. Avec curiosité, nous
pénétrons dans le patio dont l’attrait
majeur réside dans le bassin d’eau vert céladon.
Sur la margelle, mi-ibis, mi-héron, un gigantesque
oiseau damasquiné semble prêt à s’ébrouer.
Quatre pans de voile de coton bordeaux symétriques,
noués en leur extrémité, remontent vers
la terrasse, vers le ciel en somme. Tels d’énormes
dés, des poufs cubiques en velours aubergine ou anthracite
côtoient sièges bas aux allures de sabliers ventrus
et chauffeuses de velours sombre. Un confortable salon –
où trônent quelques meubles, créés
par Régine et signés Taoufik Bellafari –
sert de réception et parfois de bureau à la
propriétaire des lieux. Les clients investissent volontiers
cet espace hybride pour consulter le livre d’or du riad
– les témoignages sont éloquents ! –
ou pour entamer la conversation avec Régine ou Asmâa,
la jeune responsable
du riad…
Les cinq suites (nous avouons un faible pour la Pourpre et
l’Aubergine) et deux chambres (dont l’Arlequin
et son surprenant lit Louis XVI) ont été meublées
au hasard des trouvailles ou des coups de cœur de Régine.
Bassin en tadellakt et zellige, vasques en maillechort, sol
en dess, fioles des Sens de Marrakech… les salles de
bains valent le détour !
Au crépuscule, nous grimpons sur la terrasse. Sous
la tente berbère aux banquettes de velours rose et
chocolat, une table joliment dressée n’attend
plus que nous. À moins que nous ne préférions
dîner dans le patio. Ici, le client est roi…
Les plus
L’accueil chaleureux de Régine.
Les nombreux services proposés.
Les luxueuses salles de bains.
Riad Laora
1, Derb Moqqadem, Arset Loughzail, Médina, Marrakech
Tél./Fax : + 212 (0) 44 38 38 18 (Maroc)
Tél. : + 33 (0)
6 64 50 73 43 (France)
www.riadlaora.com
info@riadlaora.com
Chambres :
95 € (BS), 115 € (MS), 140 € (HS)
Suites : 120 à
140 €(BS) ; 140 à 160 € (MS) ;
180 à 200 € (HS).
Petit déjeuner inclus.
Riad entier :
750 € (BS),
880 € (MS),
1 145 € (HS)
Climatisation, chauffage, coffre-fort
Repas :
25 à 35 €
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Par Iman Sorhaz - Photos
Mathieu Gast |
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La
Roseraie Jardin secret Blottie au
creux de la vallée d’Ouirgane, dominée
par les monts du Haut Atlas, La Roseraie surgit comme un mirage
au détour d’une route sinueuse. Derrière
ses remparts, se dissimule un parc de
vingt-cinq hectares, espace de fraîcheur et de bien-être
incomparable où les arbres fruitiers et les massifs
de fleurs contrastent avec l’aridité des steppes
environnantes. Dans un écrin de roses s’épanouit
un verger où abondent citrons, amandes douces, noix,
olives, grenades, oranges, pommes et fruits de la passion.
Propriété d’un ancien directeur de La
Mamounia – gage d’un professionnalisme hors pair
– l’hôtel est décoré dans
le plus pur style marocain. Dès l’entrée,
le ton est donné. L’imposante salle de réception
pavée de zelliges polychromes est dotée d’un
plafond d’une hauteur impressionnante. Sa décoration
puise avec bonheur dans le très riche répertoire
des traditions régionales : de superbes tapis berbères
habillent les sols, tandis que les tableaux aux murs évoquent
les paysages des environs et que l’artisanat local est
partout
mis en valeur…
Une fois franchie la porte du hall, on déambule dans
le dédale végétal du jardin, en suivant
un sentier pavé de briquettes en terre cuite menant
au bâtiment principal, un édifice qui abrite
trois salles à la fois rustiques
et élégantes.
La première, dotée d’un bar central, s’ouvre
sur l’une des quatre piscines du domaine. Les plafonds
et les colonnes y sont lambrissés de bois sculpté
tout comme l’encadrement des portes, richement ouvragé.
Aux fenêtres, les vitraux laissent passer les rais d’une
lumière dorée. La cheminée, revêtue
d’une faïence lumineuse, fait face à un
petit salon cossu en bois de noyer. Les convives peuvent s’y
relaxer avant de déjeuner, à leur convenance,
en terrasse ou dans la salle à manger. |
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Plus loin, à l’ombre des palmiers,
un autre sentier noyé dans une végétation
exubérante dessert l’ensemble des chambres et
des suites réparties sur le domaine. La décoration
intérieure des chambres allie raffinement et authenticité.
Les murs y sont enduits de tadellakt et rehaussés par
des frises en zellige. Au sol, les tapis berbères s’harmonisent
avec les étoffes des tentures et des coussins. Au-delà
des larges baies vitrées et des grilles de fer forgé,
on entrevoit le bleu miroitant de la piscine…
Certaines suites sont dotées de salons traditionnels
et ornées de cheminées en plâtre sculpté
auprès desquelles on peut se réchauffer durant
les fraîches soirées d’hiver. En revanche,
les salles de bains sont pour la plupart aménagées
dans un esprit contemporain, leur carrelage et leurs plateaux
de marbres contrastant avec les matières et les couleurs
chatoyantes des chambres.
Si, avec son centre de remise en forme comprenant sauna, hammam,
jacuzzi, salles de massage, salon de coiffure et salle de
gymnastique, La Roseraie est avant tout un lieu de détente
et de repos, les adeptes des loisirs sportifs n’y sont
pourtant pas oubliés :
ils pourront jouer au tennis sur les courts du domaine, ou
s’entraîner dans le manège de son centre
équestre.
Mais, surtout, ils pourront parcourir à pied ou à
cheval
les sentiers de la vallée, de
la forêt et de la montagne, traversant des paysages
qui comptent parmi les plus beaux de l’Atlas.
Les plus
Un cadre exceptionnel.
Un centre de remise en forme.
Deux courts de tennis.
Un centre équestre.
La Roseraie,
P.O. Box 769 Ouirgane 42 150
Tél. : + 212
(0) 44 43 91 28
(0) 44 48 56 94
Chambre Double standard à partir de
1 100 Dh, Junior Suite 1 500 Dh, Ambassador suite 1 800 Dh,
Royal suite
4 500 Dh
Site web : www.cybernet.net.ma/roseraie
E-mail : roses@iam.net.ma |
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Par Catherine Vidémont
Photos Mathieu Gast |
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